1 min de lecture Tony Estanguet

JO 2012 : qui sera désigné porte-drapeau à Londres ?

Qui ? Quand? Où? Comment? La désignation de l'athlète invité à porter le drapeau tricolore lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Londres se révèle un véritable casse-tête pour le groupe de travail spécialement créé pour l'occasion, qui tenait jeudi soir sa première réunion.

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La rédaction numérique de RTL

Tony Parker candidat insitant

Une chose est sûre: "on ne va pas dépasser J-100", assure Masseglia. Une date qui, comme d'habitude, exclut certains sportifs non encore assurés de leur participation à commencer par les athlètes qui jouent leur billet pour Londres en juin mais contraint tout de même à attendre les qualifications de la natation, fin mars.

Mais le plus acrobatique pour les six membres du groupe de travail sera sans nul doute de s'accorder sur le nom de l'heureux(se) élu(e) dont on ne sait pas encore qui le validera: le groupe de travail lui-même ou le conseil d'administration du CNO sur proposition.

Aujourd'hui, un seul candidat s'est ouvertement déclaré et lancé en campagne : le basketteur Tony Parker, l'unique impétrant à ne posséder aucune médaille olympique et qui a appelé dès l'automne Tony Estanguet pour prendre des renseignements sur la fonction et faire connaître son intérêt.

L'intense lobbying du joueurs des Spurs agace fortement les olympiens anonymes qui "votent" Laura Flessel, Julien Absalon ou Alain Bernard, autant de champions olympiques qui, eux, attendent le coup de fil.

Riner n'en veut pas, "un honneur" pour Karabatic

Teddy Riner
, qui vise un premier sacre olympique, ne veut pas en entendre parler, puisque cela pourrait perturber sa quête.  "Ma journée du 3 août (celle où il sera en lice, ndlr), je veux qu’elle soit 100% judo, comme la semaine qui la précédera, a lancé le gentil géant au micro de Canal+ suite à sa cinquième victoire au Tournoi de Paris le 6 février dernier. Je ne souhaite pas être porte-drapeau cette année, je veux exclusivement décrocher ma première médaille d’or olympique."

Un avis partagé par David Douillet, porte-drapeau à Sydney en 2000 : "Teddy a raison. Porte-drapeau, c’est une pression supplémentaire que certains ont parfois du mal à gérer. S’il ne le sent pas…".

Le handballeur Nikola Karabatic, de son coté, a admis que ce serait pour lui un "grand honneur". "Je suis très heureux de voir mon nom apparaitre être porte-drapeau aux JO c'est un grand honneur et le sportif doit le recevoir avec humilité et faire de son mieux pour présenter le pays aux Jeux…  C'est toujours très spécial.

"Si ça arrive, poursuit Karabatic, je ne refuserais pas mais je serais quelque part un petit gêné de porter le drapeau si c'est moi parce que quand on regarde le nombre de sportifs qu'on a en France, on se dit pourquoi on pense à toi, mais je pense que c'est un honneur ultime pour un sportif lors des JO donc si ça m'arrive et bien j'essayerais de le porter le plus haut possible…"

En 2008, Estanguet avait sombré

Le choix du CNOSF sera quasiment philosophique puisqu'il privilégiera le sport-spectacle ou l'olympisme, après cinq éditions marquées par une même logique si l'on excepte l'honneur fait à Jackson Richardson en 2004 - Jean-François Lamour en 1992, Marie-José Pérec en 1996, David Douillet en 2000 et Tony Estanguet en 2008 étaient tous champions olympiques.

Il sera également lourd de conséquence pour l'intéressé. En lice pour un troisième titre aux JO de Pékin, Estanguet avait "coulé" lors de sa compétition, sans pouvoir déterminer vraiment le rôle de son statut de porte-drapeau dans son naufrage. "Il faudra bien faire attention aux dates des compétitions des sportifs pressentis", note Masseglia ajoutant au casse-tête un autre paramètre. 

L'annonce pertubée par les Présidentielles ?

Si les discussions des six membres de la "task force" porte-drapeau doivent rester confidentielles, "pour ne pas ajouter du trouble au trouble" selon les mots du président du Comité olympique français (CNOSF) Denis Masseglia, on peut cependant aisément deviner leur teneur.

Denis Masseglia, Jean-Luc Rougé, vice-président du CNOSF, Bernard Amsalem, président de la fédération d'athlétisme et chef de mission pour Londres-2012, Jacques Rey, président du collège des fédérations olympiques, Isabelle Sévérino coprésidente de la commission des athlètes avec Tony Estanguet, qui a remplacé le désormais ministre David Douillet et fut surtout le dernier porte-drapeau français aux JO d'été, doivent tout d'abord régler un problème de calendrier.

Traditionnellement, l'identité du premier athlète français à pénétrer dans le stade olympique est annoncée à 100 jours de l'ouverture des Jeux soit, cette année, le 18 avril. A quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, la date tombe mal pour le CNOSF qui n'exclut pas de s'offrir le Stade de France et les caméras de France Télévisions pour l'occasion. 

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2012-02-17 08:45:00