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PSG : comment le club pourrait respecter le fair-play financier

ÉCLAIRAGE - Le club de la capitale serait à la recherche de 80 millions d'euros afin d'éviter des sanctions de l'UEFA.

Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG
Crédit Image : AFP/M.Medina

La somme est à la fois conséquente et, finalement, loin d'être insurmontable. 80 millions d'euros manqueraient au Paris Saint-Germain pour être dans les clous du fair-play financier d'ici la fin de la saison. Ce système contraignant de l'UEFA a pour but d'empêcher théoriquement les clubs européens d'accumuler plus de 30 millions d'euros de pertes sur trois ans, sous peine de sanctions allant jusqu'à l'exclusion de la Ligue des champions.

Ce montant de 80 millions d'euros, dévoilé par RMC Sport, résulte du mercato spectaculaire accompli l'été dernier par le Paris Saint-Germain, avec les achats records de Neymar (222M€) et Mbappé (180 M€). À ces indemnités de transferts, doivent s'ajouter les salaires, les différentes commissions et taxes.

Le 1er septembre, l'UEFA avait alors ouvert une enquête afin que le PSG s'explique. Au cours d'une audition, les dirigeants parisiens auraient alors présenté une stratégie (sans surprise) reposant sur deux axes principaux.

Booster les revenus

Le club peut, et espère, toujours que ses deux nouvelles stars lui permettront d'attirer de gonfler ses revenus de billetterie et doper ses gains issus du sponsoring et de la vente de produits dérivés. Des contrats, tels que celui de l'équipementier Nike et du sponsor maillot Fly Emirates, pourraient bien être revus à la hausse.

"Le Club a su démontrer ces dernières années qu’il avait la capacité à développer ses revenus de manière exponentielle et prévoit une augmentation de 20 à 40% supplémentaires sur l’ensemble des leviers dont il dispose (revenus internationaux, sponsoring, merchandising, billetterie, droits TV, revenus liés aux résultats sportifs, tournées été et hiver)", argumentait en septembre le Paris Saint-Germain.

Vendre des joueurs

Le club pourra aussi compter sur la prochaine fenêtre hivernale des transferts, en janvier, pour tenter de faire rentrer de l'argent dans les caisses. Il pourrait vendre des joueurs réputés tels que Lucas et Angel Di Maria. Ces deux éléments possèdent une valeur marchande non négligeable sur le marché européen.

Une vente de Lucas serait d'autant plus bénéfique, car son achat (40 millions d'euros en 2013) est pratiquement amorti d'un point de vue comptable. Celle de Di Maria serait quelque peu moins intéressante, car il a été recruté pour environ 63 millions d'euros en 2015. Malgré tout, le club se débarrasserait d'un salaire particulièrement culminant à 900.000 euros brut par mois.

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