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PSG : comment Emery a éteint les critiques

ÉCLAIRAGE - La victoire à Lyon avec un nouveau coaching gagnant renforce un peu plus la crédibilité de l'entraîneur espagnol.

Unai Emery devant le banc du Paris Saint-Germain le 23 novembre 2016
Unai Emery devant le banc du Paris Saint-Germain le 23 novembre 2016 Crédit : Thomson/JMP/Shutterstoc/SIPA
GrégoryFortune77
Gregory Fortune
Journaliste RTL

À double titre, la page Laurent Blanc est définitivement tournée. À la recherche de son premier succès lors d'une grande affiche, que ce soit sur le plan national ou européen, Unai Emery l'a enfin décroché dimanche 27 novembre, à Lyon, en clôture de la 14e journée de Ligue 1 (1-2). Souverain en première période puis malmené aux retour des vestiaires, son PSG a donc réussi l'a où celui de son prédécesseur avait systématiquement échoué en trois ans : s'imposer sur les terres du club de Jean-Michel Aulas.

Depuis son arrivée dans la capitale cet été, l'intéressé comme ses partisans le répétaient - et le répéteront sans doute encore : imprimer sa marque prendra(it) du temps. Jouer et presser plus haut, savoir se projeter plus vite vers l'avant, passer d'un schéma inamovible en 4-3-3 à un 4-2-3-1 plus proche de sa philosophie en fonction des adversaires, des événements. Il a fallu à l'effectif, pourtant stable en dehors du vide laissé par Zlatan Ibrahimovic, des semaines pour l’appréhender. Et l'appliquer.

Fin août, le Paris Saint-Germain tombait à Monaco dès la 3e journée (3-1), alors qu'il était resté invaincu jusqu'au 28 février la saison passée (28e journée, défaite... à Lyon 2-1). Dans la foulée, il concédait le nul (1-1) contre Saint-Étienne puis Arsenal, faute d'avoir su concrétiser ses balles de break. Fin septembre, c'est Toulouse, miraculé quatre mois plus tôt, qui s'offrait le quadruple champion en titre (2-0). Deux défaites en sept journées. Autant que l'an passé. De quoi s'interroger sur le niveau de ce PSG 2016-2017. Et donc sur les qualités supposées de son entraîneur basque.

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11 matches sans défaite, série en cours

Deux mois plus tard, de débat il n'y a (presque) plus. Paris s'est cassé les dents sur Marseille au Parc des Princes (0-0) et n'a pas envoyé le message qu'il souhaitait à l'Emirates Stadium (2-2). Certes. Mais en dehors de ces deux matches nuls, le tableau de marche n'affiche que des victoires. Neuf précisément, dont une série en cours de quatre en Ligue 1. Pas toujours spectaculaire, l'équipe d'Emery sait se montrer efficace. Arracher les trois points (à Bâle avant Lyon). Même quand l'équipe tourne. Malgré les blessures (Rabiot, Di Maria, Pastore, Areola, Kurzawa...).

Ainsi, l'écart avec la tête de la Ligue 1, occupée par Nice, n'est plus que d'une longueur, contre six deux journées plus tôt. Paris suit le rythme infernal imposé par Monaco, possède huit points de plus que le 4e. En Ligue des champions, l'essentiel a été fait à Londres. Une victoire contre les Bulgares de Ludugorets au Parc des Princes validera la première place du groupe A, condition en théorie sine qua non pour voir loin, à savoir les demi-finales, au moins.

Coaching gagnant

La marque des grands entraîneurs résident dans leur capacité à influer sur le cours d'une rencontre. À effectuer les bons choix au bon moment. Audacieux dans ses compositions de départ, notamment avec un Blaise Matuidi positionné sur la gauche de l'attaque, Unai Emery vient de réussir deux coups gagnants en cours de match. Une nouvelle preuve de son influence.

Rejoint au score juste avant la pause à la suite d'une erreur de Grzegorz Krychowiak face à Arsenal, Paris ne voit plus la lumière en début de deuxième période, finit par encaisser un deuxième but. 67e minute : le milieu défensif polonais cède sa place à l'ancien banni Hatem Ben Arfa. Choix offensif. Changement de système. Dix minutes plus tard, l'ancien Niçois frappe un corner côté droit. Lucas égalise.

Scénario similaire au Parc OL. Lyon revient au score dès le retour des vestiaires. Se procure plusieurs balles de 2-1. À la 65e, Emery sort Ben Arfa, lance Thomas Meunier, revient au 4-3-3 et finit par l'emporter, grâce à un centre décisif du latéral Belge pour Edinson Cavani (81e). 

Intelligence

L'inspiration est d'autant plus remarquable que Meunier évolue d'ordinaire un cran plus bas. Que ce soit face à ses cadres lui demandant de revenir momentanément sur ses principes, avec un Ben Arfa écartépoussé au travail, réintégré et titularisé, devant les blessures des uns ou des autres, Emery fait preuve d'adaptation, de compréhension. D'intelligence en somme. Semaine après semaine, ses joueurs le connaissent un peu mieux. Le grand public aussi. Et vice-versa.

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2016-11-28 17:35:00
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