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PSG-Barça, un déferlement de superlatifs

La démonstration du PSG, vainqueur du Barça (4-0) mardi soir, a été saluée par la presse française. En Espagne, c'est la soupe à la grimace.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
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PSG-Barça, un déferlement de superlatifs Crédit Image : CHRISTOPHE SAIDI/SIPA | Crédit Média : RTLNET | Date :
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Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

C'était un soir à faire difficilement le tri de ses sentiments, mais à laisser passer l'émotion parce que la raison pouvait bien attendre un peu. C'était un soir de vertige absolu. Ce n'est pas le commentaire d'un couple d'amoureux au lendemain d'une soirée de Saint-Valentin, non c'est le commentaire de Vincent Duluc ce matin dans L'Équipe. "Prodigieux", titre en une le journal au lendemain de la victoire 4-0 du PSG face au Barça. Le journal a dû trouver son dictionnaire des superlatifs sans doute bien enfoui depuis quelques mois. Tout y passe donc : prodigieux, éblouissant, magnifique, étincelant, splendide, tellement grand. "On sent que ce match est entré hier soir au panthéon des grandes rencontres". Vincent Duluc poursuit : "Entre ici PSG-Barça, entre dans l'histoire des plus grandes soirées européennes du foot français."

En Espagne aussi la presse a dû exhumer un dictionnaire qu'elle n'avait plus utilisé depuis longtemps. "Cauchemar", "humiliation", "catastrophe", "déroute", titrent ce matin les journaux espagnols. Marca parle de "la plus grande débâcle du XXIe siècle". "C'est pas ça le Barça" ("Esto no es el Barça"), titre en une le quotidien catalan Sport qui affirme que hier soir "le roi a abdiqué au Parc des Princes". "Il faudra montrer ça dans les écoles pour que les enfants sachent tout ce qu'il ne faut pas faire sur un terrain", assène Mundo Deportivo.

En Corée du Nord, ce demi-frère qui dérange assassiné

Du grand art aussi en Corée du Nord. Oui, un homme en une ce matin du Figaro, il est aussi à la une du Guardian à Londres. Kim Jong-nam, "le mystérieux assassinat du bâtard de Pyongyang", titre Le Figaro après la confirmation de la mort de cet homme qui n'est autre que le demi-frère de Kim Jong-un, le dictateur nord-coréen. Kim Jong-nam était un enfant du secret, fils aîné de Kim Jong-il, il l'avait eu avec une actrice en 1971. Enfant caché, il grandit dans le luxe des villas officielles, avant d'étudier à Genève, mais il inflige un camouflet à la dynastie en se faisant arrêter en 2001 à Tokyo en route pour Disneyland muni d'un faux passeport dominicain et en galante compagnie. Un faux pas qui lui coûte ses chances d'accéder au trône et le force à l'exil à Macao. De là, il assistera à l'accession au pouvoir de son demi-frère Kim Jong-un qui va tout faire pour liquider son rival potentiel.

La course folle de Kim Jong-nam pour échapper à cette liquidation s'est achevée lundi dans le hall de l'aéroport de Kuala Lumpur, mort sous les coups de deux espionnes en service commandé. Les deux femmes l'ont tué d'un coup de spray empoisonné, avant de se volatiliser à bord d'un taxi. Kim Jong-nam avait 45 ans, il était francophone, et il avait osé plaider pour une réforme du régime nord-coréen. L'histoire ne s'arrête pas là, Kim Jong-nam avait un fils qui a étudié en France à Sciences Po, à l'antenne du Havre de la prestigieuse école parisienne. Il y bénéficiait d'une protection de la police française, mais il a regagné l'Asie l'an dernier à la merci des espionnes de son oncle dictateur passé maître dans l'art de la vendetta familiale.

Les artistes s'engagent dans l'affaire Théo

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 Un tout autre travail d'artistes ce matin, en une de Libération. Omar Sy, Yannick Noah, Éric Cantona, Christine and The Queens, Patrick Bruel, Josiane Balasko, Hugues Aufray, non ce n'est pas le carré VIP du Parc des Princes hier soir, mais une partie des signataires de deux tribunes que publie Libé. Un appel à se mobiliser contre les violences policières après l'affaire Théo, un autre pour réclamer justice pour Adama Traoré. "Tout n'est pas forcément noir mais combien faudra-t-il de marches blanches  pour être entendu et retrouver l'espoir ?" Le texte parle des policiers mis en examen dans cette affaire, "les quatre uniformes, car ces agents du désordre sont bel et bien des brebis galeuses et ne peuvent être associés aux forces de l'ordre qui nous protègent et sauvent des vies au péril des leurs". Le texte propose des pistes : pas de tutoiement, meilleure formation des jeunes policiers, retour de la police de proximité.

On parle maintenant des dessins d'enfant. Oui, si vous êtes parents, vous vous êtes forcément un jour posé la question : faut-il garder les dessins de nos enfants ? Est-ce qu'ils veulent dire quelque chose ? "Oui", répond La Croix dans son cahier "parents et enfants" du mercredi. D'abord parce que les dessins demeurent des témoignages précieux du passé, comme peut l'être un album photo. "Il faut les garder et il faut les regarder", explique un pédiatre, "car c'est un moyen à nul autre pareil d'entrer en dialogue avec lui et de suivre son évolution psychomotrice".

Emmanuel Macron fait encore la une

Autre jeu d'enfant dans la presse ce matin, Le Parisien consacre deux pages à une nouvelle application bonne note qui propose de faire les devoirs à la place des élèves moyennant finance. Elle se targue de faire travailler 600 rédacteurs, soit disant des profs, des doctorants ou des étudiants en fin d'étude. Alors attention, c'est du grand art : le mail qu'on vous envoie quand vous avez postulé pour être rédacteur est truffé de fautes d'orthographe. Quant au devoir commandé, le journal a fait le test et a payé 25 euros pour un devoir de philo. Résultat : 8/20. Le sujet, c'était "la loi s'oppose-t-elle à la liberté ?" Sujet pourtant inspirant en ce moment.

Travail d'artiste aussi en politique avec en une de L'Obs cette semaine, devinez ?Emmanuel Macron. "Lui président ?", point d'interrogation, photomontage façon Mitterrand dans la bibliothèque de l'Élysée. "Ses 30 engagements jugés par nos experts". Il est aussi question d'engagement dans un livre à paraître la semaine prochaine, En rase campagne, le livre de Gilles Boyer dont Le Figaro se fait l'écho ce matin. L'ex-directeur de campagne d'Alain Juppé livre un récit plein d'autodérision sur ses 15 ans d'engagement auprès du maire de Bordeaux, donné favori de la primaire de la droite. Il y rapporte une confidence faite par un proche il y a un an et qui résonne encore en lui : "On est trop haut trop tôt." C'est sans doute le risque que court aussi Emmanuel Macron, beaucoup moins le PSG.

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