3 min de lecture Ligue des champions

Anderlecht-PSG : une promenade de santé pour les Parisiens ?

PRÉSENTATION - Si les Parisiens partent ultra favoris pour la troisième journée de Ligue des champions, mercredi 18 octobre à partir de 20h45, gare au triomphalisme.

Kylian Mbappé, Neymar et Edinson Cavani célèbrent le premier but du PSG lors de Celtic-PSG, le 12 septembre
Crédit Image : FRANCK FIFE / AFP

Au bon souvenir de Zlatan Ibrahimovic. Les Belges se souviennent sans doute encore de la confrontation entre le Paris Saint-Germain et Anderlecht à domicile conclue par un terrible 5-0 à domicile. Le génie du "Z", auteur d'un quadruplé ce soir d'octobre 2013, fut même ovationné par un public belge bluffé et fairplay.

Trois saisons plus tard, le Paris Saint-Germain semble plus fort que jamais après avoir recruté Neymar Jr. et Kylian Mbappé. Sous la direction d'Unai Emery, le club de la capitale a remporté ses deux premiers matches européens, pas Anderlecht. 

Mais Anderlecht-Paris Saint-Germain est-il vraiment gagné d'avance pour la bande à Neymar en Ligue des champions mercredi 18 octobre à 20h45 ? Mieux vaut ne pas céder trop rapidement au triomphalisme, même si force est de constater que le PSG part ultra favori.

Un PSG métamorphosé

Si les néo-Parisiens vont à la pêche aux renseignements auprès de leur illustre prédécesseur, Zlatan Ibrahimovic, au sujet du stade Constant Vanden Stock, le Suédois leur dira sûrement qu'on peut y soigner ses stats. La dernière fois que Paris y a joué, en phase de poules de la Ligue des Champions en octobre 2013, il y avait inscrit un quadruplé, dont un tir quasi supersonique en pleine lucarne.

C'était il y a trois saisons, Edinson Cavani jouait encore sur l'aile, Neymar à Barcelone, Kylian Mbappé venait à peine de rejoindre le centre de formation de Monaco et Marquinhos et Marco Verratti ressemblaient à des gamins

Depuis, Paris a pas mal changé, "Ibra" est parti, Laurent Blanc a été remplacé par Unai Emery, et Neymar et Kylian Mbappé sont arrivés cet été lors d'un mercato à plus de 400 millions d'euros qui vaut au club d'être visé par une enquête de l'UEFA concernant l'équilibre de ses comptes.

Anderlecht dans une mauvaise passe

A priori pourtant, la rencontre de mercredi a tout pour se terminer sur un score punitif. Paris reste sur la bagatelle de 8 buts inscrits en deux matches de C1, au Celtic Park de Glasgow (5-0) puis contre un petit Bayern Munich au Parc des Princes (3-0). Il survole déjà la Ligue 1 avec six points d'avance en tête du classement et n'a laissé filer que deux petits points en 9 journées, à Montpellier (0-0). Et ses joueurs offensifs ne sont pas plus timides n'ont rien à envier des statistiques d'"Ibra" : Cavani en est à 11 buts cette saison, Neymar à 8.

Le contraste avec Anderlecht est cruel : le club "mauve et blanc" n'est que 5e du championnat belge après 10 journées, à 9 points du leader, le FC Bruges. Il vient de se séparer de son entraîneur, le Suisse René Weiler, remplacé par le Belge Hein Vanhaezebrouck. Et, en Ligue des champions, il a perdu ses deux premiers matches, dont l'un, 3-0 à domicile contre son rival pour la troisième place du groupe (qualificative pour l'Europa League) le Celtic Glasgow.

Mais pas de triomphalisme

Mais gare aux mauvaises surprises. En 2013, Anderlecht était allé chercher un bon point au Parc des Princes (1-1), où les Belges reviendront fin octobre. Paris, qui a difficilement gagné à Dijon (2-1) après avoir lâché des points à Montpellier (0-0), a du mal à voyager en ce moment et sait qu'il ne faut pas sous-estimer la capacité des oppositions modestes à se sublimer.

Pour ne rien arranger, le club parisien pourrait être privé de plusieurs de ses cadres, notamment dans l’entre-jeu où Marco Verratti et Thiago Motta, s'ils sont bien dans le groupe de 21 joueurs convoqués par l’entraîneur, ne semblent pas à 100% pour la rencontre. À Dijon, Unai Emery avait titularisé Dani Alves et Julian Draxler devant Adrien Rabiot, aligné au poste de sentinelle. Ils n'ont pas franchement convaincu, malgré le satisfecit affiché par leur entraîneur.

Enfin, il y a le contexte. Thomas Meunier peut "assurer à 1000%" que le vestiaire n'est pas affecté par l'affaire, la mise en cause du président du PSG par la justice suisse dans le cadre d'une affaire de corruption présumée pour l'acquisition de droits médias a quand même pimenté le contexte autour du PSG. La victoire à Dijon a donné de l'air au club de la capitale, mais, à quelques jours du "Clasico" au Vélodrome de Marseille, Paris ne doit surtout pas se croire arrivé.

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