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Pourquoi la greffe Unai Emery au PSG met-elle autant de temps à prendre ?

DÉCRYPTAGE - L'entraîneur du PSG a besoin de temps afin de travailler avec un groupe au complet et voir ses joueurs assimiler sa philosophie de jeu.

Unai Emery en discussion avec Thago Silva
Unai Emery en discussion avec Thago Silva Crédit : Sipa
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

Où va le PSG après 4 journée de championnat ? C'est peu ou prou la question que se posent de nombreux observateurs pressés, alors que la saison a débuté depuis un mois. Il faut dire que le quadruple champion de France en titre n'est pas séduisant et a déjà été battu par l'AS Monaco en Ligue 1 (3-1 lors de la 3e journée). Une défaite suivie par un nul sans saveur face à l'AS Saint-Étienne vendredi 9 septembre (1-1). Unai Emery, arrivée en remplacement de Laurent Blanc durant l'été, se retrouve donc déjà observé par une partie de la presse. 

Car les regards sont braqués sur cet entraîneur venu chiper la place du champion du monde français, avec le lourd sous-entendu qu'il est meilleur que l'homme à la touillette. Sauf que les résultats tardent, le jeu est pénible, Zlatan Ibrahimovic n'a pas été remplacé et la patte d'Emery est pour l'instant invisible. Un temps nécessaire, et le passage par le bégaiement est obligatoire et les circonstances atténuantes réelles. D'autant qu'il y a un vrai travail de fond à faire sur les joueurs. 

Un groupe qui n'a pas encore travaillé au complet

Copa America, Euro et Jeux Olympiques. Voici les trois premiers écueils rencontrés par Unai Emery dans la mise en place de sa philosophie de jeu. Privé d'une partie de ses joueurs durant la préparation, dont beaucoup de cadres, le technicien basque n'a pas encore eu son groupe au complet. Matuidi, Verratti, Marquinhos, Thiago Motta, Di Maria, Krychowiak ou encore Cavani n'ont pas eu une préparation complète avec le groupe. De fait, lorsque votre jeu est basé sur un pressing collectif, des appels sans ballon incessants et des automatismes entre les joueurs, avoir du temps de travail est primordial. Or, le début des compétitions n'attend pas et Unai Emery tente de temporiser en limitant les dégâts. Le cas Krychowiak en est un bon exemple. Revenu tard de l'Euro avec la Pologne, le milieu de terrain a eu besoin de faire une préparation complète afin de pouvoir encaisser le rythme. Son retour fera un bien fou au coach qu'il a côtoyé au FC Séville.

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Idem en défense, lorsque Marquinhos et Thiago Silva seront alignés en pleine forme, la charnière n'aura pas d'équivalent en France et pourrait regarder dans les yeux les cadors européens du secteur. Or, entre les compétitions sud-américaines du premier et la santé pas encore au top du second, la stabilité est loin d'être au rendez-vous. Emery attend ainsi sans doute que tout le monde soit sur le pont pour commencer à aligner son schéma de jeu préférentiel, dont les clés seront sans doute confiées à Javier Pastore et Marco Verratti dans la création. Les deux joueurs ont un ADN complètement compatible avec le jeu de leur entraîneur espagnol, ce qui n'est pas le cas de tout le monde.

Des joueurs à reformater et du temps pour travailler

Vendredi, face à Saint-Étienne, les spectateurs ont pu constater le travail à effectuer sur certains joueurs afin d'en faire des éléments qui se fondent dans le système Emery. Hatem Ben Arfa, qui peine à convaincre depuis son arrivée à Paris, en est l'illustration. Friand du ballon, amateur de dribbles, il a tendance à ralentir le jeu. Or, la balle doit aller très vite dans le style du technicien parisien. Ce dernier prône un jeu verticalisé qui va très vite vers l'avant, dès la récupération, afin de profiter du déséquilibre défensif adverse. Il faut donc reformater ces joueurs, les rééduquer, changer leur logiciel afin qu'ils jouent le football demandé. Invité du Club Liza sur RTL, Layvin Kurzawa a confié qu'Emery demandait énormément d'efforts et de jouer très haut. Le latéral international effectue ainsi plus de 12 km par match sur son côté.

En attendant, Unai Emery prend sur lui et attend que tout rentre dans l'ordre. Car, à y regarder de plus près, il en a l'habitude . Lors de son arrivée au FC Séville, le futur triple vainqueur de la Ligue Europa a dû attendre la 13e journée avant de voir son équipe intégrer le Top 10 et 29 matches pour intégrer le Top 5 du classement de la Liga. Pour bien faire les choses il faut du temps, car dans ce cas un nouveau cycle débute et l'entraîneur repart d'une feuille quasi blanche. Malgré cela, le début de championnat du PSG n'est pas du tout catastrophique. Avec 7 points, le club n'a qu'un point de moins qu'il y a deux saisons après 4 matches. Et une victoire à Caen lors de la prochaine journée le mettrait sur des temps de passage supérieurs à 2014-2015.

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2016-09-12 15:59:19
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