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OM, PSG, Monaco, Lyon... Pourquoi la Ligue 1 va vivre une intersaison cruciale

DÉCRYPTAGE - Vente de l'OM, croissance du projet de Lyon, le PSG de l'après Zlatan, la Ligue 1 voit ses clubs phares arriver à des virages cruciaux de leurs projets.

Laurent Blanc, en compagnie de Nasser Al-Khelaïfi et de Jean-Claude Blanc : l'état major du PSG va avoir une grosse intersaison
Laurent Blanc, en compagnie de Nasser Al-Khelaïfi et de Jean-Claude Blanc : l'état major du PSG va avoir une grosse intersaison
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

La saison 2015-2016 en Ligue 1 marquée par un règne absolu et sans partage du PSG vient de prendre fin. Le club de la capitale a fait un copier/coller de son palmarès de la saison précédente en y ajoutant un écart abyssal entre lui et ses poursuivants (31 points sur le deuxième Lyon). Par ailleurs, les adversaires présumés de Paris n'ont pas brillé par leur constance. Lyon a offert une phase aller inquiétante et une Ligue des champions médiocre, l'OM de son côté a quitté la scène sportive pour occuper la rubrique faits-divers entre changements d'entraîneurs, déclarations malvenues et mise en vente du club. Monaco de son côté n'a encore fait rêver personne, entre jeu soporifique et coupe d'Europe anecdotique.

Les locomotives n'étaient donc pas au rendez-vous et ont offert au PSG une soumission plutôt qu'une résistance. Un constat qui inquiète et qui fait de l'intersaison à venir un véritable virage pour chacune des places fortes du championnat de France, y compris le Paris Saint-Germain. Entre changement de braquet et remise à plat, les deux mois à venir ne seront certainement décisif. 

Le deuxième étage de la fusée PSG

Et si le PSG vivait prochainement les mois les plus importants de l'ère QSI ? Et ce tout simplement parce qu'il va devoir passer le cap le plus difficile depuis 2011. En effet, jeter les bases du club à coups de millions afin de conquérir la Ligue 1 était plutôt simple dans l'absolu eu égard à la faible concurrence. Maintenant que la France est son royaume, le PSG doit aller conquérir l'Europe mais a montré que l'équipe est insuffisamment consistante. Avec le départ d'Ibrahimovic, qui vampirisait l'attention mais aussi le jeu, une fenêtre s'ouvre pour que le club fasse les ajustements nécessaires et rebatte les cartes dans son effectif. 

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Le départ de Zlatan n'engendre pas simplement le remplacement numérique du joueur. Laurent Blanc peut donner une nouvelle impulsion à une équipe qui ronronne. Replacer Cavani dans l'axe, recruter un ailier pour gagner en changement de rythme et en profondeur, refonder éventuellement le milieu et la défense et renforcer le banc avec des joueurs immédiatement efficaces et de futurs gros talents. Dans l'absolu, et sans le souhaiter forcément, Laurent Blanc pourrait aussi faire partie des changements tant sa faculté à transformer l'équipe pose question. Autant dire que cet été peut mettre le PSG sur les bons rails pour les prochaines années, ou retarder encore son avènement et freiner l'accomplissement du projet qatari. 

L'an 1 du nouveau projet lyonnais

Néanmoins, dans le cadre de la Ligue 1, le PSG a encore pas mal d'avance du fait d'un travail souvent bâclé par les concurrents hexagonaux. Ces derniers doivent aussi profiter de cet été afin de se remettre en ordre de marche, au premier rang de ces clubs figure l'Olympique lyonnais. Le club qui a dominé le début des années 2000 semble même en avance sur les autres. Avec la livraison de son Parc OL, le bébé de Jean-Michel Aulas entame sa seconde croissance vertueuse à en croire le président. L'été devrait servir à redevenir conquérant sur le marché des transferts avec des moyens en forte hausse. L'objectif à moyen terme pour le club est d'atteindre les 250 millions d'euros de budget (peu ou prou l'équivalent de l'Atletico de Madrid), de quoi rêver d'une belle grosse équipes. Mais attention à ne pas se tromper. 

Après les catastrophes salariales Gourcuff et Valbuena, Lyon a besoin de retrouver un réseau de recrutement solide, à l'image des clubs européens de son niveau, capable d'aller chercher de bons joueurs à des prix abordables et viser des reventes à des prix élevés. Juninho, Cris, Edmilson ou encore Diarra en ont été des exemples dans le passé du club. Pour relancer toute la structure sportive, l'OL a même fait appel à Gérard Houiller en temps que manager sportif. Chargé du recrutement et de tout ce qui touche au terrain, son expérience et ses réseaux européens et mondiaux devraient aider le club à rattraper son retard. En parallèle les légende Cris et Coupet intègrent le staff de leur ancien club. Un nouveau Lyon est donc sur le point d'arriver sur la scène, afin d'éviter un cavalier seul du PSG, contre-productif pour le football français. 

Marseille navigue à vue, Monaco incompréhensible

Derrière les Rhodaniens, les deux grosses cylindrées sont censées être Marseille et Monaco. Deux clubs dont l'avenir est indéchiffrable. Côté OM, pas sûr que quelqu'un au club sache de quoi demain sera fait, au sens propre. Le club est en vente, et certains joueurs aussi avant le 30 juin afin de passer le contrôle de gestion. Quel entraîneur ? Quels joueurs ? Aucune réponse n'est possible à ce jour, mais tout peut aller très vite. Marseille avait presque besoin de ce chaos afin de rebâtir sur des bases saines, aussi loin possible des affaires judiciaires et des tensions internes. Avec un public aussi chaud et une ferveur incomparable, l'OM doit se servir de cette crise pour chasser ses démons et refonder son projet. 

Pour Monaco, avec un budget proche des 200 millions et un effectif fourni, c'est la politique sportive qui est invisible. Il semble que le but soit toujours d'acheter de jeunes talents et de les faire mûrir, mais la continuité fait défaut chez les Monégasques. Jardim, entraîneur émérite, montre néanmoins des limites dans le jeu développé par ses troupes. Surtout des joueurs ayant multiplié les prestations ont disparu de la rotation (Thomas Lemar principalement). La cohérence n'est pas vraiment accolée à l'ASM en ce moment, et l'été devrait voir son lot de mouvements. À commencer par Leonardo Jardim, qui pourrait quitter le Rocher et laisser la place à Claude Puel qui quitte Nice. Un air de gâchis se dégage donc de Monaco, tout comme de beaucoup de clubs de Ligue 1 qu'on sent à contre-courant de ce qui se fait ailleurs en Europe en terme de politique sportive et d'orientation de jeu. 

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2016-05-25 10:17:00
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