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Neymar poursuivi pour évasion fiscale, escroquerie et corruption

Les justices espagnoles et brésiliennes s'attaquent conjointement au transfert controversé de l'attaquant du Barça.

Le joueur brésilien est  mis en examen pour "corruption" et "escroquerie"
Le joueur brésilien est mis en examen pour "corruption" et "escroquerie" Crédit : AFP/M.Bernetti
Michael Ducousso et AFP

Neymar a quitté les terrains pour les cours de justice, mardi 2 février. Le même jour, l'attaquant du Barça a été entendu par un juge à Madrid et mis en examen au Brésil. Ces deux procédures sont liées à son transfert controversé à Barcelone en 2013.

Le Brésilien a été entendu en qualité de mis en examen pour "corruption entre particuliers" et "escroquerie" à l'Audience nationale de Madrid, juridiction spécialisée notamment dans les affaires financières. Détendu, il a même pris le temps de signer un autographe en arrivant au tribunal devant une cohue de photographes avant de lever le pouce pour assurer que tout allait bien. Lorsqu'il a quitté le bâtiment, une heure et demie plus tard, il ne semblait pas plus inquiet et s'est livré à une séance de selfies avec ses fans. Quelques heures plus tard, la justice brésilienne, a annoncé avoir mis en examen le joueur pour "évasion fiscale et falsification", ainsi que son père et le président du FC Barcelone Josep Maria Bartomeu et son prédécesseur Sandro Rosell.

D'après l'enquête du parquet brésilien, les suspects ont falsifié une série de documents sur les droits de Neymar dans le but de moins payer d'impôts au fisc brésilien, pendant deux ans. Bartomeu et Rosell avaient eux été entendus lundi à Madrid. Pour l'ex-président et son successeur, il n'y a eu aucune irrégularité dans le recrutement de Neymar. Les deux dirigeants du club catalan, mis en examen pour "escroquerie" et "corruption" dans ce dossier espagnol, se sont contentés d'avancer une nouvelle fois ces arguments devant le juge José de la Mata. Le père du joueur, a lui aussi été entendu à Madrid et a tenté de disculper son fils 

Une affaire qui dure depuis trois ans

Ce dossier pour "escroquerie" n'est qu'une des multiples procédures ouvertes en Espagne et au Brésil depuis trois ans. Tout est lié à l'estimation du Barça qui avait chiffré le transfert de Neymar à 57,1 millions d'euros, dont 40 millions pour la famille du joueur et 17,1 millions pour Santos FC, son précédent club. Mais le fonds d'investissement brésilien DIS, qui détenait 40% des droits du joueur, a saisi la justice espagnole car il estimait le montant réel à au moins 83,3 millions d'euros. DIS avait reçu 6,8 millions d'euros sur les 17,1 millions payés à Santos, et estime donc ne pas avoir touché sa part sur des contrats annexes que le club catalan aurait utilisés pour occulter le coût total du transfert. Le fonds s'estime aussi lésé par un accord d'exclusivité entre le Barça et Neymar, qui a empêché d'autres clubs de surenchérir. 
                   
Depuis le début de l'affaire, la justice brésilienne a notamment gelé une partie des actifs de Neymar (47,3 millions de dollars, soit 43,5 M EUR) pour fraude fiscale présumée entre 2011 et 2013. L'attaquant doit aussi payer 112.000 dollars d'amende (environ 103.000 euros) pour fraude fiscale lorsqu'il évoluait à Santos en 2007 et 2008. Des déboires qui ne semblent pas affecter le joueur qui fêtera ses 24 ans, vendredi 5 janvier. "De zéro à un million, cela le touche à 0,000001%", a déclaré mardi Luis Enrique, son entraîneur à Barcelone.

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