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Tops, flops, chiffres : ce qu'il faut retenir du 1er tiers de la Ligue 1

DÉCRYPTAGE - Nice leader, Monaco offensif, le PSG Cavani-dépendant, l'OL proche de la crise, l'OM en reconstruction, Lorient dernier... Les 12 premières journées ont livré leur lot de surprises et d'enseignements.

Mario Balotelli (au centre) et les Niçois ont réalisé un quasi sans-faute depuis le mois d'août
Mario Balotelli (au centre) et les Niçois ont réalisé un quasi sans-faute depuis le mois d'août Crédit : Crédit VALERY HACHE / AFP
Gregory Fortune
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Après cinq éditions à 18 entre 1997-1998 et 2001-2002, le championnat de France de 1ère division de football, plus connu de nos jours sous le nom de Ligue 1, a retrouvé son traditionnel format à 20 clubs s'affrontant à domicile et à l'extérieur sur 38 journées. La 12ème constitue donc à peu près le franchissement du premier tiers d'une saison. La parenthèse de deux semaines ouverte par l'équipe de France constitue le moment opportun pour en dresser un premier bilan.

Premier constat frappant : contrairement à la saison passée, le PSG n'écrase pas la concurrence. Avec 32 points sur 36 possibles, les hommes de Blanc, invaincus, comptaient déjà 10 longueurs d'avance sur un trio Lyon - Saint-Étienne - Angers. Ceux d'Emery en possèdent 6 de moins. Ils sont devancés à la différence de buts par Monaco, qui réalise un meilleur départ, et par Nice, séduisant leader avec 29 points, 11 de plus qu'il y a un an.

Le pari était loin d'être gagné. C'est pour l'heure une franche réussite, malgré la défaite à Caen, la première de la saison en championnat. Le club azuréen a réussi à progresser malgré les départs de Ben Arfa et Germain, notammentFavre a tout de suite imposé sa patte. Baysse et Dante assurent en défense, Bodmer, Seri et Cyprien portent le milieu, Pléa, Belhanda et Balotelli brillent devant. Le sulfureux attaquant italien de 26 ans a déjà marqué à six reprises, toujours à domicile, y compris lors de la démonstration face à Monaco (4-0). C'est quatre buts de plus que lors de ses deux dernières saisons.

Les Rouge et noir à la fête, l'OM pas encore

Les clubs aux couleurs rouge et noir sont décidément à la fête depuis mi-août puisque Guingamp et Rennes complètent le top 5, certes décrochés du trio de tête. Kombouaré et Gourcuff font mieux que Gourvenec et Montanier. Et que dire de Dupraz à Toulouse ? Le TFC d'Arribagé était avant-dernier après 12 matches. Celui de l'ancien coach d'Évian, toujours sur la vague de son maintien miraculeux, pointe à la 6e place avec 10 points de plus que la saison passée et s'est payé le PSG au Stadium (2-0, Paris est aussi tombé à Monaco).

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Parmi les autres équipes en progression, Bordeaux (8e, +5 points par rapport à la saison passée) et Montpellier (13e, +5 également). Marseille est également dans le positif (+1) mais ses sympathisants attendent bien mieux qu'une 12e place. L'OM a déjà gagné autant de fois à domicile en six rencontres qu'en 18 l'an passé : trois. Mais l'équipe de Garcia a sombré à Montpellier (3-1) après des nuls (0-0) à Paris et contre Bordeaux. Il s'agit de la première défaite de l'ère McCourt. Le retour vers les sommets, s'il se vérifie, prendra vraisemblablement du temps.

Rudi Garcia le 4 novembre 2016 à Montpellier
Rudi Garcia le 4 novembre 2016 à Montpellier Crédit : PASCAL GUYOT / AFP

Lyon évite la crise de peu, inquiétude à Lorient

L'autre Olympique, Lyonnais celui-ci, est passé par tous les états depuis début fin mai. Directement qualifié pour la Ligue des champions après une fin d'exercice canon, vainqueurs de ses deux premiers matches et du derby face aux Verts, l'OL a aussi concédé, déjà, huit défaites toutes compétitions en 17 sorties. À la crise interne entre les conseillers du président Houllier et Lacombe s'est ajoutée une crise sportive, calmée par des succès à Toulouse et sur Bastia ainsi qu'un nul arraché à Turin. Bilan : 7e en L1, encore en vie en Europe.

Si le voisin stéphanois perd peu (deux fois en championnat, aucune en Europa League), il ne gagne pas non plus et affiche également un déficit de points par rapport à l'an passé : -4. C'est aussi le cas de Lille (-2), toujours en difficulté, d'Angers (-5), retombé dans le rang, et surtout de Nantes (-7), Caen (-8) et Lorient (-10). Battus neuf fois, derniers du championnat, les Merlus ont limogé Sylvain Ripoll et viennent d'engager Bernard Casoni.

Chez les promus, Dijon est le mieux classé (11e), avec le même nombre de points que Metz (14e). C'est un peu plus compliqué pour Nancy (19e), balayé 6-0 à Monaco le week-end dernier.

Monaco meilleure attaque d'Europe

Cette saison, Monaco fait le spectacle
Cette saison, Monaco fait le spectacle Crédit : BEBERT BRUNO/SIPA

Les hommes de Leonardo Jardim en avaient déjà passés 6 aux Montpelliérains et 7 aux Messins en octobre. Avec 36 buts au compteur, 3 en moyenne par match, 20 de plus que l'an passé, l'ASM peut s’enorgueillir de posséder la meilleure attaque d'Europe. Rien que ça. Paradoxe : son meilleur artificier est un milieu défensif, le Brésilien Fabinho (5 réalisations). La force de frappe de l'ASM est multiple. Falcao, Lemar, Carrillo (4 buts), Germain, Glik (3), Mbappe, Silva, Boschilia, Traoré (2), Moutinho, Sidibé et Jemerson (1) ont aussi marqué.

13 buteurs contre "seulement" 5 au Paris Saint-Germain, Lucas (5), Kurzawa, Verratti (2), Augustin, Rabiot (1) et le meilleur du championnat, Cavani (11). L'Uruguayen est sur des bases plus élevées que les siennes l'an passé (7, comme Ibrahimovic, Ben Arfa et Moukandjo) et que celles du Marseillais Batshuayi (8). Il devance cette fois le Lyonnais Lacazette (10) et le Niçois Pléa (7). Outre Balotelli (6), l'OGCN a, comme Monaco, pu compter sur un danger venant de partout avec Cyprien (4), Baysse (2), Seri, Belhanda, Pereira, Sarr et Koziello (1).

Au total, 302 buts ont été inscrits en 120 matches (41 penaltys) par 141 joueurs différents. La moyenne (2,52) est ainsi quasiment identique à celle de la saison passée en fin d'exercice (2,53). Au classement des passeurs, Seri (6) devance Di Maria (5) et Ntep (4). Paris possède la meilleure défense (7) devant Nice (9), Toulouse et Saint-Étienne (10). L'affluence globale dans les stades est, elle, en légère hausse : 2.451.177 spectateurs contre 2.426.403, il y a un an.

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