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Ligue 1 : le point sur les 20 clubs avant la reprise

DÉCRYPTAGE - Après un mois de matches amicaux et de transferts, certaines équipes arrivent bardées de certitudes et d'ambitions quand d'autres attendent encore le grand chambardement. État des forces en présence.

Zlatan Ibrahimovic et le PSG face aux Lyonnais Gonalons et Lopez, l'un des duels majeurs de la saison de Ligue 1 à venir
Zlatan Ibrahimovic et le PSG face aux Lyonnais Gonalons et Lopez, l'un des duels majeurs de la saison de Ligue 1 à venir
Crédit : FRANCK FIFE / AFP
Paul Guyonnet
Paul Guyonnet

Cet été, les clubs de Ligue 1, qu'ils soient des dinosaures sûrs de leur force comme le PSG (43e saison consécutive dans l'élite et triple champion en titre) ou de jeunes novices, à l'image du Gazélec Ajaccio, ont disputé des matches amicaux plus ou moins exotiques, perfectionné l'état de forme de leurs joueurs, préparé les organismes à une longue saison et tenté de conserver leurs pépites tout en attirant des renforts. 
Certains ont effectué des retouches nécessaires, que ce soit pour réitérer une performance ou passer un cap, d'autres ont misé sur la continuité de leur effectif. En besoin de liquidités, plusieurs clubs ont beaucoup vendu pour recruter malin quand d'autres ont choisi de dépenser pour remplir de nouveaux objectifs. Tous en tout cas ont passé l'été à travailler au mieux pour attaquer 38 journées enthousiasmantes qui débutent ce 7 août par un alléchant LOSC-PSG. 

Fin prêts, ils n'attendent que la reprise

Et le PSG justement, c'est exactement le genre d'équipe qui attend avec impatience les premières joutes, européennes notamment. Les Parisiens ont passé un été plutôt tranquille, soldé par des matches amicaux concluants et principalement rythmé par le sempiternel feuilleton Angel Di Maria. Espéré au Parc des Princes depuis de longs mois, l’Argentin a enfin signé et vient renforcer un effectif pléthorique pour la Ligue 1, qui place le club de la Capitale dans la peau du grandissime favori à sa propre succession, surtout après la démonstration du Trophée des Champions. Reste seulement à savoir si l’arrivée de l’ancien du Real Madrid et de Manchester United suffira à faire passer un palier à Paris sur la scène européenne. 
En Coupe d'Europe d'ailleurs, les affaires ont déjà repris du côté de Monaco. En deux matches, les joueurs de la Principauté version 2015-2016 ont fait exploser les Suisses de Berne. Pourtant l'effectif a beaucoup changé : plusieurs départs (Ferreira-Carasco, Kondogbia) ont fait du bien financièrement, participant au nouveau projet du club, quand de jeunes recrues (Cavaleiro, El Shaarawy, Carrillo) ont déjà été baptisés en Coupe d'Europe. Avec un coach aussi bon formateur que fin tacticien, il ne manque finalement plus qu’un exploit contre un poids lourd européen (Manchester United, Valence…) lors du barrage de Ligue des Champions et Monaco pourrait bien faire figure de principal rival français du PSG. 

Stephan El Shaarawy quitte déjà Monaco
Stephan El Shaarawy quitte déjà Monaco
Crédit : AFP/V.Hache

Difficile également de ne pas mettre dans ce groupe l'Olympique lyonnais, passé au travers de sa préparation avec notamment la déroute contre Arsenal et de nombreuses blessures, mais objectivement au-dessus de la grande majorité des équipes de Ligue 1. Alexandre Lacazette et Nabil Fékir sont restés, Claudio Beauvue est arrivé comme Jérémy Morel et Rafael. De retour en Ligue des Champions, ce Lyon là donne clairement l'impression de pouvoir faire un coup dès la première année dans son nouveau stade

Tout a changé, ou presque

Champion d'automne, l'Olympique de Marseille de Marcelo Bielsa a longtemps fait espérer ses supporters avant de chuter et de finir en quatrième position. Pire, l'été venu, l'effectif a volé en éclats. Exit les André Ayew, Dimitri Payet, André-Pierre Gignac, Gianelli Imbula... À la place, quelques paris, mais rien de très clinquant : Marseille va surtout tenter de révéler Lucas Ocampos ou Karim Rekik, de relancer Lassana Diarra et Abou Diaby. Sur la lancée de sa victoire de prestige contre la Juventus en amical, l'OM doit surtout attaquer pied au plancher la nouvelle saison avant un premier bilan au moment de la réception de Lyon, au soir de la 6e journée. 

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Du côté de Saint-Etienne aussi, il va falloir se réinventer offensivement : Max-Alain Gradel, Mevlut Erding et Ricky van Wolfswinkel ont fait leurs valises, simplement remplacés par l'ancien lillois Nolan Roux. Une situation qui laisse un effectif expérimenté et complémentaire, mais peut-être un peu juste pour bien figurer sur tous les tableaux. Sans nouvelle recrue, l'aventure en Europa League pourrait donc être légèrement mise de côté pour privilégier un nouveau bon parcours en Ligue 1. 

Abou Diaby et Lassana Diarra entourent le président de l'OM Vincent Labrune le 1er août 2015
Abou Diaby et Lassana Diarra entourent le président de l'OM Vincent Labrune le 1er août 2015
Crédit : BERTRAND LANGLOIS / AFP

Et puisqu'au football, l'enjeu est de marquer plus de buts que son adversaire, d'autres clubs ont mis l'accent sur leur ligne offensive comme le FC Nantes, qui a totalement chamboulé son vestiaire. Pour enfin viser la première partie de tableau, les Jaunes ont recruté à tout va devant (Adryan, Sigthorsson, Sala), réussissant une belle pré-saison. Mais dans le même temps, une cohorte de défenseurs et surtout le maître à jouer Jordan Veretout - impliqué sur près d’un but sur deux l’an passé - ont quitté les bords de l’Erdre, laissant le FCN dans l'inconnu. 

Autre club en forme cet été, l’OGC Nice s’est elle aussi défaite de plusieurs figures du club (l’espoir Jordan Amavi, le régulier Eric Bauthéac ou encore le patron Didier Digard) pour les remplacer par Hatem Ben Arfa, enfin, et Valère Germain. Mais ces changements d’ampleur n’ont semble-t-il pas bouleversé Nice, qui a brillé en préparation face à de belles équipes européennes comme Galatasaray ou Naples.

Recruter malin pour progresser

Comme pour beaucoup d’équipes du milieu de tableau, les Caennais ont dû composer avec les impératifs financiers : plusieurs révélations de la saison passée n’ont pu être retenues (Thomas Lemar, N’Golo Kanté, Emiliano Sala), mais l’équipe du président Fortin a su rebâtir intelligemment. L’ex-Lillois Jonathan Delaplace, mais surtout les offensifs Jeff Louis, Andy Delort et Mathieu Duhamel font figure de renforts solides et logiques dans une équipe chaque année portée sur le jeu. Au sortir d’une préparation réussie (trois victoires et deux nuls), on dirait presque que la saignée estivale est déjà oubliée. 

Dans le même cas de figure, le LOSC ne peut pas en dire autant. Comme le Stade Malherbe, les Lillois ont été pillés cet été (Simon Kjaer, Idrissa Gueye, Adama Traoré), tentant de compenser par des acquisitions peu coûteuses (Civelli, Obbadi, Tallo), mais encore loin d'être gagnantes au vu des matches amicaux, une fois de plus marqués par une inefficacité chronique. En dehors de l’achat de l’attaquant belge Baptise Guillaume, le plus gros coup est peut-être d’avoir réussi à attirer Hervé Renard sur le banc, séduisant lors de son passage à Sochaux, en fin de saison 2014.

Jocelyn Gourvennec, le maître à penser de l'En Avant Guingamp, cherchera encore à faire des miracles
Jocelyn Gourvennec, le maître à penser de l'En Avant Guingamp, cherchera encore à faire des miracles
Crédit : FRED TANNEAU / AFP

Autre coach à suivre ? Jocelyn Gourvennec, l'architecte de la réussite de l'En Avant Guingamp. Et là aussi, il y a eu beaucoup de mouvements du côté des Côtes-d’Armor, mais l’EAG peut tout de même regarder vers le haut. Certes, les Beauvue, Mandanne, Pied sont partis, mais sont arrivés à leur place Jimmy Briand, Sloan Privat ou encore Nill de Pauw. Des joueurs qui tenteront de se fondre dans l’efficace collectif guingampais, qui profitera sans doute de l’absence de coupe d’Europe cette année pour viser une épopée en coupe. 

On prend les mêmes et on recommence

Mais tous les clubs de Ligue 1 sont loin d'avoir décidé de tout remettre à plat cet été. Sur la base de leurs certitudes, plusieurs équipes ont décidé de rattaquer avec un effectif inchangé (ou presque), en tête desquels les Girondins de Bordeaux, sixièmes l'an passé. Dans leur nouveau stade, les Bordelais se présenteront cette année avec un onze complet, qui n’a perdu que Mariano, remplacé poste pour poste par le champion du monde des moins de 20 ans, le Serbe Milan Gajic. À part lui, Cheikh Diabaté sera de retour dans une équipe qui est déjà entrée de plein pied dans son année avec une large victoire en tour préliminaire d’Europa League face aux Chypriotes de Larnaca (3-0). 

Statu quo ou presque pour les Rémois aussi, qui ont certes laissé filer leur meilleur buteur Benjamin Moukandjo à Lorient, mais qui semblent disposer de solutions sur le banc pour le remplacer (Charbonnier, N’Gog). Pourtant, avec une seule victoire en préparation et un calendrier infernal en début de saison (Bordeaux, Marseille, Lille, Lyon et Paris au programme avant la 10e journée), le Stade n'aura pas le droit de manquer sa rentrée sous peine d'être d'emblée dans la zone rouge. 

Avec une quarantaine de buts sous le maillot bordelais, Cheikh Diabaté pourrait quitter les Girondins pour le Golf
Avec une quarantaine de buts sous le maillot bordelais, Cheikh Diabaté pourrait quitter les Girondins pour le Golf
Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP

Comme leurs compères de galère rémois l’an passé, les Toulousains se sont également sauvés au dernier moment, grâce à une légende du club, Dominique Arribagé. Aux manettes depuis le printemps, l’homme aux plus de 300 matches sous la liquette violette, a conservé un effectif quasiment intact, même s’il est difficile d’imaginer Wissam Ben Yedder enchaîner une nouvelle saison du côté de la ville rose. À l’exception d’une gifle (5-0) contre les Allemands d’Augsbourg, le Téfécé attaque l’année avec l’envie de ne pas revivre le calvaire de l’an passé. 

À Lorient, autre équipe en difficulté l'an passé, c'est peu ou prou la même chose avec peu de mouvements si ce n’est le départ tumultueux de Jordan Ayew vers Aston Villa, remplacé par Majeed Waris - lui aussi transféré dans des circonstances étonnantes - et Benjamin Moukandjo en provenance de Reims. Pour le reste, l’équipe est encore en rodage avec une préparation plutôt moyenne (une seule victoire pour trois nuls et deux défaites). 

L'été est encore long

À Bastia en revanche, c'est à croire que le mercato n'a même pas commencé. L’effectif est encore loin d’être bouclé : il a perdu plusieurs joueurs offensifs majeurs (Junior Tallo, Giovanni Sio, Ryad Boudebouz) et son solide milieu belge Guillaume Gillet pour des arrivées minimes seulement. Surtout, avec ce dernier et le Camerounais par exemple, le SCB s’est retrouvé plusieurs fois pris dans des mouvements impossibles à conclure. 

La difficulté de clore un dossier, les Rennais aussi l'ont connue. Rythmé par la recherche frénétique d’un premier buteur régulier depuis Alexander Frei et surtout l’arlésienne Yoann Gourcuff - comme pour de nombreux autres clubs français -, l’été du SRFC se résume pour le moment à quelques renforts numériques et le pari Sio en pointe. Mais avec un Paul-George Ntep blessé et convoité, le Stade risque d’avoir du mal à s’extirper du ventre mou du championnat. Pour preuve, la préparation s’est soldée par un bilan moyen et presque parfaitement équilibré : 2 victoire pour autant de défaites et 3 nuls. 

Actuellement blessé, Paul-George Ntep reste l'atout numéro 1 de Rennes. Jusqu'à son départ ?
Actuellement blessé, Paul-George Ntep reste l'atout numéro 1 de Rennes. Jusqu'à son départ ?
Crédit : THOMAS BREGARDIS / AFP

Avec plus de certitudes que la saison passée, les Montpelliérains n'ont peut-être pas encore terminé leur shopping estival. Pour le moment, ils n'ont pas encore changé grand chose, vivant une intersaison plutôt calme. Seule arrivée majeure, celle de Ryad Boudebouz, éternel espoir devenu solide joueur de Ligue 1. Une recrue symbolique d’un effectif talentueux et ravi d’avancer masqué, à qui il faudra quand même remplacer Lucas Barrios très efficace en deuxième partie de saison, que ce soit en interne ou via un bon coup de dernière minute sur le marché des transferts. 

Des promus bien disparates

Un grand renouvellement, la confiance à l'ancienneté ou le pari de la continuité, les trois nouveaux venus en Ligue 1 ont tous emprunté des voies différentes à l'attaque de cette nouvelle saison. Pour le SCO d'Angers, auteur d'une série de matches amicaux solides avec des résultats corrects contre toutes les équipes de Ligue 1 rencontrées, tout a changé depuis la montée historique de mai dernier. 

Si l'entraîneur connait le club comme sa poche - Stéphane Moulin, au club depuis 26 ans d’abord en tant que défenseur puis à la tête de l’équipe -, l'effectif n'a plus grand chose à voir. Peu de grosses arrivées sont à noter, et surtout, la perte de Kodija, meilleur joueur de la saison passée en Ligue 2 n’a été compensée que par des joueurs plus accoutumés à la deuxième division qu’à l’étage supérieur. Avec un calendrier plutôt clément en début de saison, il faudra prendre un très bon départ sous peine de souffrir une fois l'automne venu. 

À 38 ans, l'éternel Benjamin Nivet sera encore présent sous le maillot troyen
À 38 ans, l'éternel Benjamin Nivet sera encore présent sous le maillot troyen
Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Pour le Gazelec Ajaccio en revanche, l'apprentissage risque de se faire à la dure avec Lille, Monaco et Paris prévus lors des cinq premières journées. Pour répondre à ce défi d'une grande première en Ligue 1, le club invaincu en préparation (2 victoires et 3 nuls) a donc fait le pari de l'expérience : Kader Mangane et Jérôme Le Moigne viennent renforcer le second de Ligue 2 l'an passé. Avec les Ducourtioux, Bréchet et Pujol, ça fait un onze expérimenté. Reste à savoir si ça suffira. 

Finalement, au contraire de ses deux compagnons de fortune, l’ESTAC, elle, n’a quasiment rien changé. Le club aubois a conservé tous les éléments majeurs de la magnifique saison de Ligue 2, concrétisée par un titre et une large avance an classement. Les prometteurs Jessy Pi et Corentin Jean sont par exemple de retour en prêt de Monaco, et seuls quelques anciens ont quitté la barque. Troyes cherchera donc avant tout à faire le jeu, et éviter de faire une fois de plus l’ascenseur. Il faudra toutefois rapidement faire oublier des matches amicaux décevant et entrer dans le rythme de la Ligue 1 au plus vite, profitant de disputer les deux premiers matches de la saison à domicile. 

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