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François Hollande : le Président érige l'Euro 2016 en cause nationale

En pleine crise gouvernementale, François Hollande a érigé l'Euro 2016 en priorité, un événement destiné à "rendre la France heureuse et fière".

François Hollande en compagnie de Michel Platini, le 11 septembre 2014
François Hollande en compagnie de Michel Platini, le 11 septembre 2014
Crédit : AFP/S.De Sakutin
Julien Quelen & AFP

Entouré de Manuel Valls et de six ministres, le chef de l'État a martelé sa demande aux maires des dix villes hôtes des matches de l'Euro et aux dirigeants du football français et européen, invités à déjeuner à l'Élysée. 

Par la voix de son nouveau ministre des sports, le Président a insisté sur l'accessibilité qu'il veut donner à cet événement aux enjeux multiples : "Il faut que l'Euro 2016 soit plus beau que la Coupe du monde 1998 et l'Euro 1984. Il faut que ce soit un événement populaire. La commande nous en a été faite par le président" a ainsi déclaré Patrick Kanner.

Hollande et la droite y ont intérêt

Dans le baromètre Ipsos qui avait été réalisé au lendemain de la victoire de l'équipe de France en 1998, Jacques Chirac, alors président de la République, avait gagné 15 points sur sa cote de popularité quand son Premier ministre, Lionel Jospin, en avait gagné 10. Un formidable coup de "boost" pour le gouvernement qui donne forcément des idées par les temps qui courent. 

Le souvenir de la douce euphorie qui avait bercé la France au lendemain de la victoire des Bleus en finale de la Coupe du monde et l'accumulation d'annonces désastreuses pour sa côte de popularité, ont sans doute largement contribué à l'intérêt appuyé de l'exécutif pour un événement qui ne débutera que dans 21 mois.

L'Euro 2016 peut donner un coup de booster au moral et accroître l'enthousiasme général

Patrick Kanner, ministre des Sports
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Il y a une semaine déjà, au soir de France-Espagne, Manuel Valls avait réuni une dizaine de ministres au Stade de France avant le coup d'envoi pour évoquer l'objectif Euro. "Ça peut donner un coup de booster au moral et accroître l'enthousiasme général, c'est sur", avouait Patrick Kanner

La mobilisation est d'ailleurs totale au-delà des clivages politiques comme en témoignait Alain Juppé, maire de Bordeaux, président à ce titre du club des villes hôtes. "C'est un grand moment pour nos villes et pour le pays. On va travailler à ce que ce soit une grande fête nationale", a promis le candidat à la primaire UMP pour la présidentielle 2017. 

Deschamps et Platini unis derrière le Président

Pour Michel Platini, invité à l'Élysée en tant que président de l'UEFA, aucune compétition internationale de football n'a d'ailleurs jamais suscité un tel engouement précoce. "C'est formidable! En 1998, on a commencé à s'intéresser à la  Coupe du monde quand la France a marqué le premier but", s'est-il ainsi souvenu.

"L'important, nous a dit le Président, c'est que la France soit fière et heureuse de son Euro", a poursuivi Platini relayé par le sélectionneur Didier Deschamps. "C'est une cause commune, une cause nationale que le rendez-vous soit le plus réussi possible. On fera en sorte de répondre aux attentes du président." 

Des enjeux au delà de la popularité du Président

Des attentes qui dépassent le cadre purement sportif. Même si François Hollande y voit certainement un moyen de redresser la barresa cote de popularité n'est qu'un volet des enjeux. Un Euro de football, ce sont plusieurs millions de visiteurs supplémentaires dans le pays, une visibilité planétaire, des retombées économiques difficiles à chiffrer mais incontestables justifiant la présence, jeudi, de Laurent Fabius, chef de la diplomatie, Fleur Pellerin, ministre de la culture, ou de Bernard Cazeneuve, son collègue de l'intérieur. 

"Nos villes, le pays, vont en tirer des bénéfices évidents, un héritage", a jugé Alain Juppé. Et pas seulement les stades construits ou rénovés pour l'occasion, avec une partie de fonds publics comme l'avaient critiqué de nombreux amis politiques de François Hollande, alors dans l'opposition. 

Jeudi, le Président a oublié ses réserves et promis que le pays serait au "rendez-vous" de l'Euro, cette "chance donnée à la nation" pour laquelle il a remercié Michel Platini, artisan de la victoire de la candidature française. "La France doit montrer son énergie à mobiliser sa jeunesse lors de cet événement", a conclu le Président à propos d'un Euro prometteur mais encore bien éloigné. 

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