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Football : quand le QI des joueurs devient un enjeu majeur pour les clubs

Dans une enquête, "So Foot" dévoile comment les clubs de foot s'organisent pour développer l'intelligence de leurs joueurs. Objectif : réaliser de meilleures performances, sans forcément compter sur le physique.

La Revue de Presse
Football : quand le QI des joueurs devient un enjeu majeur pour les clubs
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : David Niviere/SIPA
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Parlons foot. Pas du choc du jour PSG-Real, mais du QI football. C'est d'ailleurs peut-être cela qui fera la différence ce soir. Le magazine So Foot y consacre ce mois-ci un grand dossier. Une enquête passionnante que l'on aime ou pas le foot. On y découvre que les footballeurs ont non seulement un cerveau, mais qu'en plus, c'est en train de devenir une préoccupation capitale pour les clubs.

À son arrivée, le directeur technique de la formation du PSG, venu du Barça, avait prévenu : "Pour que Paris passe un cap au niveau européen, il faut soit faire travailler le ciboulot des jeunes joueurs, soit en recruter d'autres dotés d'un QI football au-dessus de la moyenne".

Alors de quoi parle-t-on ? Qu'est-ce que cette intelligence football ? Pour Hans Leitert, ancien gardien, ce n'est rien d'autre que "trouver la bonne réponse, parmi plein d'options, à une situation spécifique. Savoir prendre la bonne décision, au bon moment, et pas juste sur le terrain".

Un QI qui se mesure. Certains clubs font désormais passer des tests avant de recruter un joueur. Un QI qui se mesure aussi. À l'Athletic Bilbao par exemple, le club insiste pour que les jeunes en formation apprennent plusieurs langues, qu'ils étudient la politique, le business, car un cerveau stimulé est un cerveau plus efficace sur le terrain.

En Allemagne, certains clubs ont carrément des machines pour travailler le temps de réaction d'un joueur ; une sorte de salle de jeux vidéo pour développer les facultés cognitives. Et les experts qu'a rencontré So Foot sont formels : "Ce sera la règle partout dans quelques années".

C'est l'écrivain Ben Lyttleton qui résume le mieux les choses. "On ne pourra pas faire en sorte que les joueurs fassent plus de sprint par match, qu'ils courent plus vite, qu'ils frappent plus fort la balle, le football d'aujourd'hui est déjà physiquement très fort. La seule façon de progresser, c'est de développer ce qui se passe au dessus des épaules !"

Quand une IA fait parler les morts

Dans la série on n’arrête pas le progrès, cette prouesse : faire parler les morts, et ce grâce à l'intelligence artificielle. Prouesse à la fois incroyable et terrifiante à lire dans les Échos ce matin. L'histoire de James notamment. Il a perdu son père l'an dernier et pourtant depuis, il continue à discuter avec lui via Facebook.

Ce journaliste américain a profité des derniers mois de vie de son père pour enregistrer leurs conversations : sa passion pour le foot, les origines grecques de sa famille, l'histoire de son premier chien. Il a ensuite confectionné un programme, le dadbot, un robot conversationnel capable de répondre comme son père l'aurait fait.

"Ce chatbot ne remplacera jamais mon père bien sûr", affirme James, qui voit toutefois dans cette technologique un moyen de se souvenir de lui et de transmettre ce souvenir à ses enfants.

Chaos politique en Italie

Les Échos qui comme la plupart des journaux reviennent ce matin sur le chaos politique en Italie. "Désastre à l'italienne" titre L'Humanité. "Le choc", pour Le Figaro. "Cette crise perturbe les plans européens d'Emmanuel Macron", explique Le Monde. "Comment en effet mener les reformes d'ampleur de la zone euro (...) la création notamment d'un "super ministre" des finances communs sans l'appui de l’Italie, troisième puissance économique de la zone euro".

Une crise incarnée par un homme : Matteo Salvani, le leader de la Ligue du Nord. "L'Italien qui fait trembler l’Europe", titre ce matin Libération.

Coup de gueule à l'hôpital Beaujon

Le quotidien qui consacre ce matin un grand papier à l'hôpital Beaujon. Nouvelle illustration de l'état catastrophique de certains de nos établissements de santé. Dans le service de pancreato-gastroentérologie, un service de pointe, il ne faisait pas plus de 17 degrés la semaine dernière dans les chambres. 17 degrés pour des malades en fin de vie.

Fou de rage, le chef de service a immédiatement adressé un mail à la directrice de l'hôpital. Il s'insurge : "la malade a froid dans son lit, une parka, un pull en laine, une étole autour du cou. Pas très facile de vomir dans cet attirail".

"On a promis, poursuit-il, de scotcher les fenêtres, un traitement très moderne et esthétique pour assurer l'étanchéité des fenêtres. Ce n'est pas fait. On nous a promis un chauffage d'appoint. Il n'y en a pas. On a promis une couverture. Il n'y en a pas non plus." Un brin ironique il conclut ainsi : "Ah j'oubliais, on me dit que ce sont des conditions extrêmes ; -7 degrés en février, c'est vrai que c'est difficilement prévisible".

La direction évoque de son côté la vétusté des lieux, mais elle assure que le service incriminé doit être rénové en 2018. Cette année donc. "Bref un peu de patience", conclut Libé.

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