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FIFA : "Les candidatures sont restreintes", dénonce Jérôme Champagne, candidat à la présidence

INVITÉ - Jérôme Champagne, candidat à la présidence de la FIFA, est l'invité de RTL ce lundi 26 octobre matin.

Jérôme Champagne, à Bruxelles le 21 janvier 2015
Jérôme Champagne, à Bruxelles le 21 janvier 2015
Crédit : JOHN THYS / AFP
6 minutes pour trancher du 26 octobre 2015
09:39
Yves Calvi & Édouard Nguyen

"Ce qui s'est passé les trois derniers mois était à mon avis tragique et tous les amoureux du football le sentent. On voit des candidats qui se présentent sur leur bonne mine avec une absence de programme et quelques slogans vident de détail. On voit des arrangements entre personnes, entre institutions 'je te donne ça, si tu me supportes'. Alors que la FIFA et le football ont besoin d'un vrai débat", dénonce Jérôme Champagne.

"Enfin, après ces scandales, ces suspensions et ces allégations à répétition, j'ai pensé qu'il fallait présenter des idées, des engagements précis et surtout réclamer un vrai débat public". Jérôme Champagne souhaite ouvrir ce débat public aux présidents des fondations qui votent mais surtout aux amoureux du foot qui ont le droit de savoir ce qui va se passer à l'avenir à la FIFA. Au printemps dernier, Jérôme Champagne qui n'avait pas pu se présenter pour faute de parrainages, s'est présenté la semaine dernière.

L'ancien de la FIFA, au poste de secrétaire général, puis directeur des relations internationales revient sur ces années dans la fédération. "J'ai passé 11 ans à la FIFA et je suis fier de ce que j'y ai fait. Si aujourd'hui un club comme les Ulysses va recevoir trois fois son budget annuel grâce à son pourcentage de solidarité sur le transfert de Anthony Martial c'est parce que j'ai négocié cela à la commission européenne".

J'ai longtemps prêché dans le désert pendant ces années

Jérôme Champagne

"J'ai publié un papier Quelle FIFA pour le XXIe siècle dans lequel je dénonçais les problèmes et les dysfonctionnements du comité exécutif, raconte-t-il. Je dénonçais les inégalités croissantes dans le football qui rendent nos compétitions de plus en plus prévisibles. Je dénonçais les transparences notamment sur les contrats commerciaux. J'ai été le premier et j'ai d'ailleurs longtemps prêché dans le désert pendant ces années. Aujourd'hui les faits malheureusement me donnent raison. Je ne me réjouit pas d'avoir raison mais je comprends le scepticisme et c'est pour ça qu'il y aura une campagne".

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"Aujourd'hui, la classe moyenne du football est écrasée par l'élitisme d'un côté et les inégalités de l'autre. Et aujourd'hui la vraie question c'est que nous avons besoin dans football globalisé, d'une FIFA forte, démocratique et respectée mais surtout d'une FIFA proactive pour corriger ses déséquilibres."

André, un auditeur, juriste de formation, s'est présenté à la présidence de la FIFA la semaine dernière. "J'en avais ras-le-bol de voir toujours que le football se limitait à des questions de fric pour ne pas dire carrément de la magouille, raconte-t-il. J'ai donc décidé d'être candidat. J'ai adressé ma candidature à Zurich, au siège de la FIFA et pas plus tard que jeudi en fin de matinée, j'ai reçu un fax d'un haut responsable de la FIFA me rappelant les conditions très strictes. Ma candidature avait surtout pour but de donner un coup de pied dans la fourmilière." Cependant, l'homme explique : "Il faut être représenté par cinq fédérations, ou cinq associations membres de la FIFA. Ça me choque parce que ça veut dire que la cuisine se fait entre les mêmes et que par définitions on peut peut-être faire évoluer les choses mais on ne peut pas les faire changer positivement."

Jérôme Champagne qui affirme en avoir souffert lui-même raconte : "En mars 2013, l'UEFA présent une proposition d’amendement des statuts de la FIFA qui dit qu'il faut passer non plus une mais dix lettres de présentation et il faut être même présenté par la fédération de la nationalité de son pays. Cette proposition n'avait qu'un objectif : restreindre l'accès à la candidature". En mai 2015, il n'avait pas pu se présenter car il n'en avait que trois.

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