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FIFA : le Prince Ali, le candidat contre Sepp Blatter qui propose un bain de jouvence

PORTRAIT - Le prince jordanien Ali, seul candidat face à Sepp Blatter pour l'élection présidentielle de la FIFA, souhaite tout bousculer malgré ses infimes chances de victoire.

Le prince Ali bin Hussein, le 9 janvier 2015 à Melbourne
Le prince Ali bin Hussein, le 9 janvier 2015 à Melbourne
Crédit : WILLIAM WEST / AFP
Le prince Ali bénéficie du soutien de Platini
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Julien Absalon & Yann Bouchery

Le prince Ali bin Hussein n'était même pas né lorsque Sepp Blatter faisait ses premiers pas au sein de la Fédération internationale de football (FIFA), en 1975. C'est dire si ce demi-frère du roi Abdallah II de Jordanie peut jouer la carte du renouveau. Vice-président de l'instance dirigeante du football mondial depuis 2011 et dirigeant de la Fédération jordanienne de football depuis 1999, ce candidat à l'élection présidentielle de la FIFA qui se déroule vendredi 29 mai à Zurich entend redorer le blason de l'institution et bénéficie de soutien de poids, à commencer par celui de Michel Platini.

"Le prince Ali a toute la légitimité pour être président, c'est quelqu'un que je connais bien, que je fréquente depuis quatre ans, président d'une association nationale et vice-président d'une grande confédération de football. Il est jeune, il a de l'ambition et n'a pas besoin d'argent. C'est pour ça qu'il peut faire du bien et changer les choses", a loué le dirigeant français lors d'une conférence de presse à Zurich jeudi 28 mai.

Football et transparence

À 39 ans, ce père, marié, de deux enfants, qui se réclame de la 43e génération de la descendance du prophète Mahomet, serait donc l'homme providentiel qui pourrait mettre à terre "le système Blatter", entaché par le scandale de corruption dévoilé mercredi avec les arrestations de plusieurs hauts responsables par la police suisse. Pour cela, son souhait le plus cher est de remettre le football au centre du jeu. "Nous voulons qu'un jour, les gens ne sachent même plus qui est le président de la FIFA. Lorsque cela arrivera, nous saurons que l'organisation est sur le bon chemin et a le sens des priorités", déclarait-il dans des propos relayés par le New York Times.

Alors que les affaires de la Fédération semblent obscures depuis plusieurs années à Zurich, le Prince Ali met également l'accent sur la transparence : "Nous devons être plus ouverts, plus transparents dans la façon avec laquelle nous faisons les choses. Il n'y a rien à cacher". Il était ainsi l'un des partisans à la publication intégrale de l'explosif rapport de l'enquêteur américain Michael Garcia sur les attributions des Coupes du monde 2018 et 2022. "Il semble qu'il y ait eu des interférences dans la rédaction de rapport soi-disant indépendant. Ceci est très inquiétant. Sans la publication, la FIFA fait face à la méfiance du public", déplorait-il.

Il n'est pas connu et n'a aucune chance

Guido Tognoni, ancien conseiller de Sepp Blatter
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Celui qui se présente comme "un fervent partisan du football féminin" et qui a permis de lever l'interdiction faite aux femmes voilées de jouer, ce détenteur de la légion d'honneur française n'a pas manqué de charger Sepp Blatter depuis l'annonce de sa candidature en janvier dernier : "La FIFA a besoin d'une direction qui gouverne, qui guide et protège nos fédérations. Une direction qui accepte sa responsabilité pour ses actes et ne rejette pas la faute sur autrui". De plus, il ne souhaite faire qu'un seul mandat de quatre ans, contrairement au Suisse en poste depuis 1998.

Seulement, malgré de bonnes intentions et un beau CV, lui qui a été diplômé aux États-Unis puis servi à l'Académie militaire royale de Sandhurst en Grande-Bretagne, le prince Ali n'a que très peu de chances de faire chuter Sepp Blatter, 79 ans. "Il y a des Européens qui ne veulent pas Blatter mais qui ne veulent pas non plus d'un président arabe. Et il ne faut pas oublier que la première résistance contre le Prince Ali venait des pays arabes. Il a passé seulement 4 ans au comité exécutif [de la FIFA], il n'est pas connu et n'a aucune chance", expliquait Guido Tognoni sur RTL, l'ancien conseiller de l'actuel président.

Même si Michel Platini et Diego Maradona sont à ses côtés et malgré les retraits en sa faveur des candidats Luis Figo et Michael van Praag, c'est une lutte impossible que semble mener le prince Ali. Mais selon son entourage, il est "déterminé à tenter sa chance jusqu'au bout". Au vu de la crise actuelle, c'est en effet le moment ou jamais.

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