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Euro 2016 : Allemagne-France, ce qui a fonctionné

DÉCRYPTAGE - L'équipe de France de football s'est imposée le jeudi 7 juillet en demi-finale de l'Euro contre l'Allemagne (2-0). Voici ce qu'il faut retenir de cette confrontation.

Antoine Griezmann, Patrice Évra, Benoît Costil et Olivier Giroud communient avec le public de Marseille
Antoine Griezmann, Patrice Évra, Benoît Costil et Olivier Giroud communient avec le public de Marseille Crédit : BPI/Shutterstock/SIPA
Lyèce Imchal

Solide. C'est le mot qui qualifie la prestation de l'équipe de France contre l'Allemagne. Face aux champions du monde en titre, Didier Deschamps a quelque peu surpris en renouvelant son système de jeu en 4-2-3-1. Il l'avait déjà mis en place lors de la promenade contre l'Islande (5-2) pour le quart de finale, dimanche 3 juillet, et il semblerait que ce soit la meilleure mise en place tactique pour les Bleus.

Pour le match précédent, Deschamps avait dû composer avec les différentes suspensions de son équipe. L'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille avait décidé de laisser son 4-3-3 de côté pour innover avec ce 4-2-3-1 dans lequel Antoine Griezmann joue le rôle d'électron libre qui gravite autour d'Olivier Giroud. N'Golo Kanté et Adil Rami suspendus, ce sont Moussa Sissoko, positionné sur l'aile droite, et le jeune Samuel Umtiti qui les remplacent. Un pari pris par Didier Deschamps qui va s'avérer payant.

Une défense compacte

Contre l'Allemagne, le sélectionneur des Bleus a décidé de reconduire le même onze de départ. Nouveau pari gagnant. L'équipe de France se montre plus solide et mieux organisée que lors des précédents matchs, à commencer par la défense. Le capitaine français Hugo Lloris a grandement participé à la qualification. Intraitable, ses parades spectaculaires (14e, 27e et 90+3) ont permis aux Bleus de garder la tête hors de l'eau alors qu'ils étaient étouffés par le jeu allemand. Leader de sa défense, l'ancien lyonnais a parfaitement dirigé sa charnière centrale. Samuel Umtiti, placé à gauche du duo qu'il forme avec Laurent Koscielny, s'est mis au diapason. Plus à l'aise que lors du match contre l'Islande, le néo-barcelonais s'est parfaitement entendu avec son compère. Le Gunner, repositionné à droite de la défense centrale en raison de l'absence d'Adil Rami, s'est montré intraitable et a repris ses marques. Ce replacement tactique, tout sauf anodin, a permis à l'arrière-garde française de trouver une stabilité indispensable contre l'ogre allemand.

Un milieu de terrain omniprésent

C'était l'une des principales surprises concoctées par Didier Deschamps. On s'attendait à voir N'Golo Kanté débuter la rencontre au milieu de terrain, c'est finalement Moussa Sissoko qui a connu sa deuxième titularisation d'affilée. Aligné sur l'aile droite, sa vitesse et sa puissance ont été des arguments de choix aux yeux du sélectionneur. Force est de constater que le joueur de Newcastle a validé la confiance que le coach des Bleus a placée en lui. Il a parfaitement respecté les consignes et son replacement défensif a souvent soulagé ses coéquipiers. Très concentré, Sissoko a éteint Julian Draxler et bien bloqué les montées successives de Jonas Hector.

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Le binôme Matuidi-Pogba commence à montrer de belles choses. Le Turinois, peu en verve dans le 4-3-3 habituel, revit dans ce nouveau système. Dans un rôle plus axial, Pogba a plus de libertés, ce qui lui permet de mieux organiser le jeu français. La position de Blaise Matuidi, plus basse sur le terrain, permet de le contenir et de mieux défendre. Avec moins de débordements et plus de présence devant la défense, il évolue dans un domaine qui lui correspond mieux. Seul point noir du milieu de terrain : le moins bon match de Dimitri Payet. Cantonné à un rôle de milieu gauche, l'ancien marseillais n'a fait aucune différence et s'est montré en difficulté défensivement. Un match à oublier pour le Réunionnais.

Un duo d'attaque complémentaire

On se demandait si l'absence de Karim Benzema allait porter préjudice à l'attaque des Bleus. Les deux titulaires ont répondu présent. À l'image d'un Antoine Griezmann magique (6 buts), le binôme offensif qu'il forme avec Olivier Giroud est en pleine forme. La complémentarité entre les deux joueurs est flagrante. Replacé dans l'axe, le joueur de l'Atlético de Madrid a un rôle d'électron libre qui tourne autour d'Olivier Giroud (3 buts). Sa mobilité est un atout de choix pour exploiter le jeu en déviation du Londonien. Véritable tourelle en attaque, le joueur d'Arsenal joue de son physique (1,92 m, 92 kg) pour créer des brèches devant. Difficile à bouger, Giroud use les défenses adverses. Moins esseulé, le Gunner est un point de fixation dans la relance. Ces deux profils en attaque permettent une variation dans le jeu. C'est probablement LA satisfaction de Didier Deschamps dans cet Euro.

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