1 min de lecture Football

Euro 2012 : Allemagne-Grèce, un quart si politique

Déséquilibré sur le papier, le quart de finale de l'Euro 2012 entre l'Allemagne et la Grèce, vendredi à Gdansk (20h45), promet un match âpre et tendu, à la portée symbolique forte entre deux pays aux relations houleuses en raison de la crise de la zone euro.

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La rédaction numérique de RTL
et Yann Bouchery

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Les compos : Klose, Schürrle ry Reus titulaires !

Le sélectionneur allemand, Joachim Löw a décidé de changer radicalement son attaque pour affronter la Grèce en titularisant Klose en pointe, mais surtout Schürrle et Reus en lieu et place de Muller et Podolski. Schürrle (21 ans, 15 sélections) et Reus (23 ans, 6 sélections) prennent la place de Müller et de Podolski, alors que le premier n'a joué que 26 minutes contre le Danemark, lors du dernier match du premier tour, face au Danemark, et que le second n'est pas encore entré du tout sur le terrain.

Klose a également été préféré à Gomez, auteur pourtant de trois buts lors du premier tour. Plus technique que Gomez, il pourra sans doute se montrer précieux pour combiner dans les petits espaces que la dense arrière-garde grecque voudra bien laisser à la Mannschaft.

Côté grec, l'attaquant Fanis Gekas est sur le banc des remplaçants. Il sera remplacé devant par Sotiris Ninis. Samaras sera en pointe dans l'équipe grecque, et sera chargé de peser physiquement et athlétiquement sur l'arrière-garde allemande. 

Allemagne: Neuer - Boateng, Hummels, Badstuber, Lahm (cap) - Khedira, Schweinsteiger - Schürrle, Özil, Reus - Klose
Sélectionneur: Joachim Löw 

Grèce: Sifakis - Torosidis, Papastathopoulos, K. Papadopoulos, Tzavellas - Maniatis, Katsouranis (cap), Makos - Salpingidis, Samaras, Ninis
Sélectionneur: Fernando Santos (POR) 

Arbitre: Damir Skomina (SLO) 

Talents contre besogneux


Dans un monde idéal, la configuration de ce match serait assez simple. D'un côté, l'Allemagne, avec son jeu chatoyant, reste sur 14 victoires d'affilée en matches officiels et elle a survolé le "groupe de la mort" lors de la première phase, en battant au passage le Portugal et les Pays-Bas, vice-champions du monde.

De l'autre, la Grèce, avec son jeu limité, sa vaillance et son réalisme, s'est invitée à ces quarts, en battant notamment les favoris russes sur son score favori de 1-0 lors de la dernière journée du 1er tour.

La sélection de Joachim Löw a, certes, bouclé son premier tour avec trois victoires mais le bloc défensif auquel elle se frottera à Gdansk sera certainement plus difficile à faire plier que ne l'ont été ceux du Portugal, des Pays-Bas et du Danemark.  Lors des éliminatoires de l'Euro 2012, la Grèce n'a encaissé que cinq buts en dix rencontres. Depuis le début du tournoi, les hommes de Paulo Bento ont cédé seulement à trois reprises.

Les Allemands ont ces statistiques en tête et n'entendent pas se laisser prendre au piège comme les Russes, éliminés par les Grecs alors qu'ils étaient les grands favoris du groupe A.  "On a eu un aperçu de ce qui nous attend en jouant notre dernier match contre les Danois", a expliqué cette semaine le milieu de terrain de la Mannschaft Sami Khedira.  "La Grèce est une équipe très compacte, tactiquement très forte, très bien organisée et agressive", juge le joueur du Real Madrid. "La patience sera primordiale. Il faudra être constamment en mouvement car si nous restons statiques, ça va être très compliqué contre eux. On va devoir bouger énormément, les user et les épuiser", a-t-il prédit.
  
Courageux depuis le début du tournoi, les Grecs devront composer sans leur capitaine, Giorgos Karagounis, suspendu pour avoir reçu un carton jaune contre la Russie samedi dernier. Fernando Santos n'a pas dévoilé le nom de son remplaçant, mais il y a fort à parier qu'il s'agira de Grigoris Makos, un joueur à vocation plus défensive. Pour le milieu de terrain Kostas Katsouranis, les Grecs vont tout donner pour tenter de contrarier l'Allemagne. "Il y a une atmosphère de sacrifice dans cette équipe. Les onze joueurs vont tout donner. Nous avons réussi jusqu'ici parce que chaque joueur a joué pour l'équipe. Et c'est ce que nous allons encore essayer de faire".

Une équipe qui n'est jamais aussi redoutable que lorsqu'elle joue face à plus fort qu'elle, comme elle l'a montré en 2004, en remportant, avec les mêmes méthodes et la même organisation, l'Euro au Portugal. Mais, à cette capacité du collectif grec à se surpasser dans les matches à enjeu, vient s'ajouter un contexte politique et économique pesant, qui fait de cette rencontre une question d'honneur pour eux.

La Grèce, écrasée par le poids de sa dette publique, a été mise sous perfusion financière par l'Union européenne et le FMI, qui ont exigé en échange de leur aide, et notamment sous l'impulsion de la riche Allemagne, un plan de rigueur drastique, qui a fortement dégradé les conditions de vie dans le pays. 

Merkel dans les tribunes

Certains médias dans les deux pays s'en donnent à coeur joie pour attiser régulièrement ce différend avec des gros titres provocateurs, et ce match n'a pas fait exception.  Et la présence annoncée dans les tribunes de la chancelière allemande, Angela Merkel, ajoute à la dimension politique de la rencontre. La chancelière, tancée par le sélectionneur portugais de la Grèce pour son ingérence dans les élections législatives du pays de dimanche dernier, 

Les joueurs des deux équipes, conscients de la résonance politique de l'évènement, veulent toutefois se concentrer sur l'aspect purement sportif de la rencontre.

"Nous ne sommes pas là pour parler politique, mais pour jouer au football. Tout le monde est au courant de la crise qui frappe notre pays, mais ce n'est pas la chose la plus importante pour nous à l'heure qu'il est. Le plus important pour nous est de porter notre maillot avec notre drapeau dessus, de jouer pour nous-mêmes, pour les gens au pays, c'est tout", a affirmé Kostas Katsouranis, milieu de terrain grec.

Et son coéquipier de l'attaque, Dimitris Salpingidis, de promettre l'enfer à la Mannschaft: "si vous venez dans nos vestiaires, vous trouverez 22 guerriers, prêts à se battre (...) Ce que nous allons faire, c'est nous battre, et essayer de passer ces quarts". Les Grecs devront toutefois se passer de leur capitaine-aboyeur Giorgos Karagounis, suspendu.

L'Allemagne, elle, mise sur la patience et son jeu en mouvement pour franchir la muraille grecque, ainsi que sur sa solidité défensive retrouvée pour ne pas prendre de but en contre.  Une confrontation entre deux équipes aux jeux aussi diamétralement opposés que leur situation économique s'annnonce. 

Les équipes probables :

Allemagne: Neuer - Boateng, Hummels, Badstuber, Lahm (cap) - Khedira, Schweinsteiger - Müller, Özil, Podolski - Gomez
Sélectionneur: Joachim Löw 

Grèce: Sifakis - Torosidis, Papastathopoulos, K. Papadopoulos, Tzavellas - Maniatis, Katsouranis (cap), Makos - Salpingidis, Gekas, Samaras
Sélectionneur : Fernando Santos (POR) 

Arbitre : Damir Skomina (SLO) 

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Euro 2012 : le tableau des quarts de finale

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Euro 2012 : les groupes

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 Les groupes, le calendrier, les équipes : présentation des 16 équipes de l'Euro

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