2 min de lecture Ligue des champions

Monaco-Besiktas : l'aventure monégasque tourne au vinaigre

COMPTE-RENDU - L'AS Monaco s'est inclinée sur sa pelouse (1-2) et se trouve désormais en mauvaise posture dans le groupe G de la Ligue des champions.

Quaresma devant Falcao, lors de Monaco-Besiktas le 17 octobre 2017
Crédit Image : boris HORVAT / AFP

Ce n'est pas fini, mais ça se complique sérieusement. L'AS Monaco a concédé une nouvelle défaite à domicile, face à Besiktas (1-2), mardi 17 octobre à l'occasion de la troisième journée de la phase de poules de la Ligue des champions. Toujours dans l'attente d'une première victoire dans cette aventure européenne, les Monégasques sont désormais derniers du groupe G avec un unique et maigre point. Ils accusent désormais trois longueurs de retard sur le RB Leipzig, tombeur du FC Porto (3-2). Il reste encore trois rencontres à l'ASM, dont le retour face à Besiktas le 1er novembre, pour rectifier le tir.

Ce résultat est une nouvelle illustration de la mauvaise passe dans laquelle se trouve le club de la Principauté. Avant le coup d'envoi, le club restait sur deux défaites et un nul. L'entraîneur Leonardo Jardim, confronté à un déséquilibre dans son équipe, avait tenté quelques choix forts, avec notamment les titularisations des recrues Baldé Keita et Youri Tielemans, en manque de temps de jeu et qui peine à s'intégrer dans le onze type.

Une première période équilibrée

À l'entame, les Stambouliotes testent sans tarder la défense adverse. À plusieurs reprises, ils cherchent leur avant-centre Cenk Tosun sur des centres ou de grands ballons en profondeur, profitant du positionnement très bas de la charnière et de quelques approximations d'alignement. L'attaquant turc n'est pas loin d'en profiter à la 5e minute, puis la 7e, lorsqu'il prend d'abord le dessus dans les airs sur Jemerson avant de le faire danser dans la surface.

Présentant encore une formation manquant encore de liant, Monaco n'en est pas moins dangereux par moments dans cette première période décousue, ressemblant parfois à de l'attaque-défense. L'occasion la plus marquante est sans doute cette chevauchée dans l'axe de Baldé Keita, stoppée nette par un tacle appuyé de Pepe, comme il sait si bien les faire. La faute, sanctionnée d'un carton jaune, aurait pu donner lieu à une exclusion.

Keita, le Monégasque le plus remuant, n'est cependant pas fauché en pleine course à la demi-heure de jeu lorsqu'il fixe deux défenseurs pour servir Falcao, lequel mystifie Pepe pour glisser un ballon tout doux dans le petit filet (30e). Le Colombien, meilleur buteur de Ligue 1 avec 12 réalisations, débloque là son compteur en Coupe d'Europe. Mais la joie est de courte durée. 

Cenk Tosun enfonce l'ASM

Talisca, après s'être bien trop facilement défait du double pivot Fabinho-Tielemans, distribue à Quaresma, esseulé sur l'aile gauche. Ayant tout son temps pour centrer, le Portugais distribue une galette parfaite sur la tête de Tosun (34e). Ce but illustre cependant un problème récurrent dans ce match : la défense attentiste et à reculons de l'ASM. Alors lorsque quasiment sept joueurs de la Principauté se retrouvent dans la surface, Arslan en profite pour décocher un missile qui finit sur le poteau. Le ballon revient sur Babel qui a tout le luxe de remiser en retrait, dans les deriners mètres, sur Tosun qui n'a pu qu'à fusiller Subasic (54e).

Monaco tente alors de trouver une solution. Rony Lopes remplace un Tielemans assez fantomatique. Mais l'ajustement tactique ne paie pas et les Monégasques semblent incapables d'apporter du rythme, de développer les bons mouvements. En face, Besiktas s'applique et tient en respect cet adversaire qui reste cruellement orphelin de ses champions (Silva, Mendy, Bakayoko, Mbappé) qui sont allés s'émanciper cet été. À l'arrivée, il ne reste peut-être plus qu'une équipe d'un niveau de la Ligue Europa. 

Rendez-vous sur l'article complet pour voir ce contenu

Voir l'article complet
La rédaction vous recommande
Contenus sponsorisés