3 min de lecture Ligue des champions

Bayern-PSG : Paris prend l'eau mais sauve l'essentiel

COMPTE-RENDU - Le Paris Saint-Germain s'est incliné face au Bayern Munich (3-1) mais termine premier de son groupe.

David Alaba et Edinson Cavani le 5 décembre 2017 à Munich
Crédit Image : Christof STACHE / AFP

Le Paris Saint-Germain s'est fait un peu peur. À défaut de perdre la première place du groupe B de la Ligue des champions, le club de la capitale s'est incliné sur la pelouse du Bayern Munich (3-1), mardi 5 décembre à l'occasion de la dernière journée de la phase de poules. C'est, au passage, sa deuxième défaite (consécutive) de la saison, quelques jours après la déroute surprise à Strasbourg.

Déjà qualifié grâce à ses cinq victoires en autant de matches dans la compétition, et notamment ce remarqué 3-0 contre le même adversaire à l'aller, le PSG devait s'incliner par plus de trois buts d'écart pour tomber à la deuxième place du groupe. Mais en limitant les dégâts, Paris maximise ses chances d'éviter un tirage extrêmement difficile pour les huitièmes de finale. Le tirage au sort du 11 décembre pourrait malgré tout placer le Real Madrid, la Juventus ou Chelsea sur la route des Parisiens.

Neymar trop brouillon

Venu de l'autre côté du Rhin avec son équipe-type, le PSG paie rapidement son déséquilibre et des largesses défensives qui furent pointés du doigt lors de précédentes rencontres. À la 8e minute, le capitaine Ribéry, balle au pied dans les 30 derniers mètres, fait reculer en quelques touches les cinq défenseurs parisiens abandonnés par leurs partenaires d'attaque. Profitant d'une supériorité numérique sur l'aile gauche, l'ancien milieu monégasque Rodriguez dédouble et centre sans pression. Paris manque d'impact à la retombée du ballon, qui se retrouve dans la surface de but. Le redoutable attaquant polonais Lewandowski, seul et profitant d'un mauvais alignement d'Alves, surprend Areola à bout portant.

Le Paris Saint-Germain peut aussi déplorer sa panne d'inspiration offensive. Un problème à mettre notamment au crédit de Neymar, capable de mettre le feu en une accélération mais qui, comme l'ont trop montré ses dernières sorties, est toujours aussi peu prompt à lâcher le ballon en temps voulu (20e). Tout aussi problématique : les latéraux auront été particulièrement discrets dans leur apport offensif.

Le Bayern retrouve des couleurs

C'est aussi la conséquence de la discipline et l'efficacité tactique de l'entraîneur allemand Jupp Heynckes, appelé à la rescousse pour relever un Bayern Munich qui ne supportait plus Carlo Ancelotti.

La patte du vétéran de 72 ans s'est vue sur les attaques placées fulgurantes, exploitant avec brio les ailes pour prendre de vitesse l'adversaire. Alors lorsque le PSG laisse une nouvelle occasion à Rodriguez de prendre tout son temps pour centrer, la sanction ne se fait pas attendre : le Colombien dépose un long centre parfait sur la tête du milieu français Tolisso qui, dans la surface, double superbement la mise (38e). Vitesse et précision : ce sont les mêmes mots d'ordre qui permettent à Tolisso d'inscrire son doublé (69e, 3-1), après un débordement de son compatriote Coman, profitant d'un Alves dépassé de bout en bout sur ce match.

Le PSG n'a finalement connu qu'un seul temps gros fort dans cette rencontre. C'était lors des dix premières minutes de la seconde période. Parvenant à provoquer des ruptures dans son rythme, Paris trouve alors des espaces dans le bloc munichois. Cavani, à l'aide d'une jolie passe lobée, sert ainsi Mbappé au point de penalty pour réduire l'écart (50e, 2-1). La pépite française, qui déjà offrait à Neymar une grosse occasion en première période (34e), aurait pu porter un peu plus son équipe s'il avait mieux joué un contre fulgurant (55e). À force de commettre de petites erreurs, le PSG a fini par être un ton en-dessous du niveau requis sur la scène européenne.

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