1 min de lecture Noël Le Graët

FFF : Noël Le Graët officiellement prêt à rempiler

C'était attendu et Noël Le Graët, 70 ans, s'est chargé lui-même de l'annoncer lundi devant la presse : le président de la fédération française de football (FFF) depuis juin 2011 sera bien candidat à sa réélection lors du scrutin du 15 décembre.

Le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët, le 26 mai 2012 à Bordeaux
Le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët, le 26 mai 2012 à Bordeaux Crédit : AFP/Archives, Romain Perrocheau

Mano a mano avec Christophe Bouchet ?

"Bon courage à celui qui se présentera face à lui dans 18 mois !", avait lancé Gervais Martel, alors président de Lens, après l'élection du Breton à la tête de l'instance à l'été 2011. Ils seront finalement au moins deux, Christophe Bouchet (ancien président de l'Olympique de Marseille) et François Ponthieu (ancien président de la DNCG et ex-membre de l'ancien conseil fédéral) à relever le gant.
  
Eric Thomas, président de l'Association française de football amateur et déjà candidat il y a 16 mois (il avait obtenu 0,19% des voix), annoncera de son côté le 3 novembre s'il repart en campagne.

Discret dans les médias, Ponthieu avait dénoncé en juillet un fonctionnement "extrêmement hermétique" du comité exécutif, alors qu'entre Le Graët et Bouchet, la guerre des petites phrases a déjà commencé, l'ancien dirigeant de l'OM dénonçant notamment "l'improvisation totale" à la tête de la FFF, une maison qui, selon lui, "n'est pas tenue". De fait, il ne fait guère de doute que le scrutin du 15 décembre tournera largement autour du bilan de Le Graët. 

"Je n'ai pas lu, je ne sais pas, estime le président de la FFF à propos des critiques de Christophe Bouchet. Mais j'ai appelé Bouchet aujourd'hui et je lui ai demandé de me rencontrer mardi pour parler de la campagne. Je le connais. Il lui arrive d'être courtois". 

 A son crédit, le Breton peut faire valoir une gestion plus vigoureuse et plus décidée que certains de ses prédécesseurs et la façon dont il a clos les dossiers des primes du Mondial, de la DTN et du licenciement de Domenech dès les premières semaines de son mandat.

"Je sais que tout n'a pas été parfait"

Surtout, s'il a pris des risques en ne prolongeant pas le contrat de Laurent Blanc (avec qui il n'a jamais eu d'atomes crochus) avant l'Euro, il a su trouver en Didier Deschamps un remplaçant incontestable, le nul ramené d'Espagne le 16 octobre (1-1) validant définitivement ce choix. Le Graët a su également prendre le train du football féminin et a réussi à mettre en place une relation apaisée avec la Ligue de football amateur (LFA) où il n'a pas que des admirateurs.

"Je crois que la fédération a réglé pas mal de problèmes, a expliqué Noël Le Graët lundi en conférence de presse après l'annonce de sa candidature. Nos conditions financières sont en règle. Je sais que tout n'a pas été parfait, qu'il y a eu des difficultés, encore avec les Espoirs récemment, et qu'il y a encore des dossiers en cours. Mais ce n'est pas le tout de dire 'je veux être président'. C'est une tâche lourde, qui mérite beaucoup de temps, de passion et de bonne humeur. Il y a des moments où on peut douter, où c'est dur. Mais je me sens bien à la fédération et je n'ai pas hésité longtemps". 

L'image des Bleus, caillou persistant dans la chaussure

En revanche, même certains de ses proches lui reprochent de trop décider seul et sans concertation. Il a pourtant cédé une fois aux demandes de la base en finissant par convoquer devant la commission de discipline Nasri, Mvila, Ménez et Ben Arfa pour leur comportement à l'Euro, alors qu'il avait initialement suggéré que leur "tirer les oreilles" suffirait.
  
Plus de deux ans après Knysna, les questions d'autorité et de comportement sont donc toujours ouvertes, comme l'a encore prouvé la récente virée nocturne des Espoirs. Cela pèse sur la vie du football français, et même si Le Graët affirme que le nombre de licenciés est "stable", il n'est pas encore parvenu à totalement redresser la barre dans ce domaine.

"On n'a pas cette chute, lâche le Graët. Vendre du malheur ça peut prendre, mais sans doute pas auprès des présidents de ligue ou district. Pour les clubs qui ferment, vous savez que ce n'est pas vrai. Il y a des clubs qui se réunissent mais pas de fermeture de club. Je ne connais pas de commune qui ne donne pas la possibilité de jouer au foot. Il y a juste des dirigeants moins bons que d'autres". 

Et le problème de comportement ? "Déjà, gagner des matches, estime le président de la FFF. Vous avez vu après l'Espagne que tout va déjà mieux. L'humeur est meilleure, les journaux se vendent mieux... Pour les problèmes d'autorité, je crois qu'il y a des choses qui sont déjà réglées. Pour le reste, on peut mettre des gendarmes devant les portes, mais il y aussi des fenêtres dans les hôtels. Et il ne faut pas faire de généralité avec des exceptions". 

Le 15 décembre, il partira favori mais les élections récentes de certains de ses opposants passés à la tête de ligues importantes - Fernand Duchaussoy dans le Nord et Jamel Sandjak à Paris - montrent que le scrutin n'est pas joué d'avance.

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