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Christophe Jallet : "Le PSG se doit de gagner le championnat"

C'est un des derniers survivants. Christophe Jallet est issu d'une époque pas si lointaine, durant laquelle le PSG ne jonglait pas encore avec les millions et n'abritait pas en ses rangs quelques-uns des meilleurs joueurs du monde. Le latéral droit est pourtant parvenu à retenir l'attention de Carlo Ancelotti, le coach parisien, qui a décidé de lui confier le brassard de capitaine. Comment vit-il cette nouvelle ère de sa carrière au sein d'un PSG galactique ? Quelles ambitions le club peut-il nourrir cette saison ? Comment se déroule son intégration en équipe de France ? Découvrez les principaux extraits de cet entretien réalisé par l'équipe du "Club Liza".

Christophe Jallet sous les couleurs du PSG
Christophe Jallet sous les couleurs du PSG Crédit : AFP/C.Triballeau

Le PSG 2ème du classement à 3 point de l’OM juste avant le classico, c’est la situation idéale ?

"C’est le chemin inverse du début de saison... Cette victoire (NDLR : contre Sochaux samedi, 2-0)  nous permet de bien nous replacer au classement et en tout cas de se positionner idéalement avant le classico de la semaine prochaine."

On sent plus de maîtrise dans la gestion des matchs, moins de pression, plus de jeu posé...


"On est beaucoup plus serein, il y a une maîtrise collective qui est supérieure à ce que l’on a pu montrer durant les premiers matchs, surtout sur les premières rencontres de la saison, on était toujours sur le fil du rasoir... Contre Lorient, on était mené 2-0 (NDLR : le match s'était terminé sur un nul 2-2 lors de la 1ère journée) donc pas le temps de se relâcher, il fallait pousser la machine... On avait vraiment envie de gagner ces matchs, il a fallu se donner jusqu’au bout." 
 
Quel a été le déclic et quand a-t-il eu lieu ?

"C’est à Lille (NDLR : lors de la 4ème journée, victoire 2-1). C’est le match où tout le monde attendait ces deux équipes au tournant parce que c’était le premier grand choc. On n’avait pas encore gagné, c’était un match qu’il ne fallait pas rater. On a su répondre présent dans les duels et remporter la victoire, qui nous a permis de gagner de la confiance. A l’inverse on voit que Lille a un peu plus de mal depuis ce match-là. Des fois, ce qui fait la différence c’est la confiance au sein d’une équipe et ça s’est inversé sur cette rencontre. Tant mieux pour nous."

Porto mercredi en C1, l’OM dimanche en L1... On sent que techniquement, cette équipe a du coffre, maintenant on va voir si elle a du cœur...

"La Ligue des Champions, c’est un autre degré d’exigence et d’expérience, ce que l’on n’a pas forcément tous. A nous de montrer qu’on a justement le niveau et c’est un très bon test pour nous d’aller jouer ce match. J’espère qu’on en ressortira encore plus fort."

Porto vous inquiète ?

"Porto c’est la grosse équipe du groupe, l’adversaire le plus difficile à affronter car il a une grosse expérience, malgré une équipe jeune, de cette compétition. C’est le gros test du début de saison avant d’affronter Marseille qui reste le leader de la ligue 1."

Quel souvenir retenez-vous du match contre Marseille l'an dernier ?

"Pas un très bon souvenir. On a été largement en dessous dans l’engagement, sur ce point on aurait vraiment dit une équipe de U18 ou U19 qui jouait contre une équipe professionnelle. On était vraiment à la rue dans les duels et ça a fait la différence. On a pris un sanglant 3-0 qui nous a remis les pieds sur terre, qui nous a montré qu’il fallait se donner à 200%."

Avez-vous été surpris de récupérer le brassard ?

"Je pense que je ne suis pas celui au départ qui a le plus de légitimité pour l’avoir. Le coach a convoqué des joueurs en début de saison, que des Français, parce qu’il pense à juste titre et je pense qu’il a raison que pour garder l’identité du club, il fallait un représentant français de cette équipe qui porte le brassard. Au final il a pris la décision de me nommer capitaine."

Vous avez fait vos grands débuts comme titulaire en équipe de France. Il  y a beaucoup de concurrence pour ce poste d’arrière droit. Comment vivez-vous ça ?
 
"J’ai toujours eu l’habitude de gérer un peu la concurrence depuis que je suis dans le circuit professionnel. Je le prends très bien. C’est un honneur et une fierté d’avoir été appelé en équipe de France, quand on y a goûté on a envie d’y aller tout le temps. C'est vrai qu'il y a une concurrence rude à ce poste, mais il suffit d’être performant dans son club pour mettre tous les atouts de son côté. C’est ce que j’essaie de faire du mieux possible : bosser tous les jours à l’entraînement, ne pas croire qu’on est arrivé parce que c’est surement la meilleure façon de se planter. J’essaye de ne pas me prendre la tête avec ça et de garder les pieds sur terre."

Ibrahimovic a un côté facile sur le terrain. Il est vraiment au-dessus du lot ?

"Il a une aisance incroyable, côtoyer des joueurs comme ça au quotidien c’est vraiment exceptionnel. Il fait ce qu’il veut avec le ballon, pied droit, pied gauche. Surtout le plus impressionnant, c’est sa vision du jeu. Comme comme Thiago Silva, ils ont deux coups d’avance avant, c’est impressionnant."

Quel est votre avis sur les classements ?

"Je pense que si on est rigoureux et sérieux en Ligue 1, on se doit de gagner le championnat. On a un avantage primordial. Il y a  largement assez de monde et de qualité pour avoir une équipe très compétitive. Ça ne tiendra qu’à nous, on a largement la capacité de le faire. Pour la Ligue des Champions, j’aimerais bien être dans le top 4, mais c’est une nouvelle compétition pour tout le monde, ça dépendra. Il n’y a pas trop de signes qui nous donnent à rêver dans la Ligue des Champions, car on peut tomber sur un grand morceau dès les huitièmes de finale. Il n’y a pas d’objectif minimum, mis à part le fait de sortir des poules. Ce serait une grosse déception de ne pas y arriver."

En tant que joueur vous êtes très médiatisé. Maintenant les joueurs doivent être "normaux". Qu'en pensez-vous ?

"On nous demande d’être des gens parfaits. On a une image médiatique qu’on doit respecter, à laquelle il faut qu’on fasse attention parce qu’on fait rêver des gens et on ne peut pas se permettre de déraper. Mais on doit nous juger avant tout sur le terrain. Si l'équipe de France arrive à retrouver son niveau de 1998 ou 2000 avec des victoires, tout le monde pardonnera des petits écarts de quelqu’un qui ne veut pas parler à la presse. On en n’entendra pas parler alors que là ça fait tout un cinéma car on n’est plus au niveau d’avant. Par exemple dans les séances d’entraînement qui sont ouvertes, il y a du monde qui vient on est là aussi pour aller les voir. C’est la moindre des choses d’aller les saluer."

Vous avez dans l’équipe des discussions sur cette thématique ?

"On n’en a pas forcément. Il faut savoir aussi que quelques fois on est freiné, on ne peut pas toujours aller vers les gens pour des impossibilités de planning."

Vous avez une pression supplémentaire par rapport à ce qui s’est passé en Afrique du Sud ?

"On sent bien autour de nous qu’il y a une attente par rapport au comportement. On a une image à redorer. Et les gens sont en attente de ça."

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