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Tour de France : Michael Rasmussen a "beaucoup de regrets mais pas celui de s'être dopé"

L'ancien coureur danois, exclu du Tour de France en 2007 alors qu'il était maillot jaune, a livré des confessions troublantes sur le dopage à "Libération".

Michael Rasmussen, en janvier 2013
Michael Rasmussen, en janvier 2013 Crédit : HENNING BAGGER / SCANPIX DENMARK / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

Après Lance Armstrong, Michael Rasmussen est lui aussi de retour sur les routes du Tour de France. Huit ans après son éviction de la Grande Boucle pour avoir menti sur ses lieux d'entraînement, le coureur danois est notamment revenu sur les questions de dopage, toujours très nombreuses sur le Tour, à l'heure où Christopher Froome et l'équipe Sky sont au cœur de la tourmente.

Celui qui avait fini par tout avouer en 2013, pour "être en paix avec lui-même", s'est livré dans un long entretien à Libération. Et une chose est sûre, les regrets ne sont pas au rendez-vous. Selon lui, il aurait pu "donner du fil à retordre à Lance Armstrong si (s)on équipe n'avait pas décidé de balancer (s)a seconde poche de sang", en 2005. 

Car le dopage fait partie intégrante de sa carrière et il ne s'en cache pas. "J'ai commencé à me doper en 1998, à 24 ans, À cette période, le scandale Festina ne nous a pas dissuadés, il nous a même encouragés à nous doper (...) Avec cette affaire, nous savions qu'il fallait en passer par là", se rappelle-t-il, alors que ses parents, mais aussi sa femme, étaient au courant de ses pratiques.

"Le dopage était la règle de haut niveau"

Surtout que, selon lui, les transfusions sanguines étaient un simple "paramètre" de course. "Le dopage était un des nombreux paramètres que j'ai optimisés, tout comme mon poids, mon sommeil, mon matériel, ma position sur le vélo", liste-t-il. Et s'il regrette ne jamais avoir réalisé son rêve de s'imposer sur la Grande Boucle, Michael Rasmussen balaye le cas du dopage. "J'en ai beaucoup (des regrets, ndlr) mais pas celui de m'être dopé. L'histoire montre que le dopage était la règle à haut niveau".

Vous risquez d'être déçu si vous pensez que ce sport est absolument propre

Michael Rasmussen
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Une règle toujours d'actualité, selon lui. "Vous risquez d'être déçu si vous pensez que ce sport est absolument propre. Le dopage ne fait pas partie du passé. Tant que certains produits restent indétectables, je serais très surpris que personne ne les prenne", assure-t-il, ne s'opposant pas à une légalisation du dopage. "C'est un débat universitaire (....) Le principal, c'est que tout le monde soit sur un pied d'égalité. 

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