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Tour de France 2016 : des caméras thermiques pour détecter la triche

Les organisateurs du Tour de France, qui commence samedi 2 juillet, auront recours à un nouveau dispositif pour détecter le "dopage mécanique".

Le Tour de France 2014 face à l'Arc de Triomphe, à Paris le 27 juillet 2014
Le Tour de France 2014 face à l'Arc de Triomphe, à Paris le 27 juillet 2014
Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
Maxime Magnier

L'annonce est venue du secrétaire d'État aux sports, Thierry Braillard. Le 2 juillet prochain, lorsque débutera l'édition 2016 du Tour de France, les organisateurs de la compétition pourront compter sur des caméras thermiques pour lutter contre la triche technologique. Déjà utilisé lors de trois courses des Championnats de France organisés à Vesoul du 23 au 26 juin derniers, le dispositif a effectué des "tests concluants" au travers desquels "même un moteur à l'arrêt" aurait pu être détecté dans les vélos sondés, selon le président de la Fédération française de cyclisme, David Lappartient.

Concrètement, il s'agit de caméras portables qui permettent de détecter un moteur dans un vélo et reposent sur la différence de densité des matériaux en fonction de leurs propriétés thermiques. Elles pourront être utilisées par un opérateur "sur une moto ou au bord de la route", voire à bord d'un hélicoptère, selon Vincent Berger, directeur de la recherche fondamentale au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

Un tour scruté à la loupe

Sur le Tour, les contrôles vont être multipliés et basés sur plusieurs systèmes : des caméras thermiques, donc, mais aussi des tablettes à résonance magnétique, qui permettent elles aussi de lutter contre le "dopage mécanique". Ce dernier outil, l'Union Cycliste Internationale l'utilise déjà depuis le début de la saison. En janvier dernier, lors des Mondiaux de cyclo-cross, il avait permis de détecter un premier cas de tricherie sur le vélo d'une jeune coureuse belge.

Thierry Briaillard a affirmé que le gouvernement ne finançait pas cette innovation, mais qu'il avait été "aux côtés des organisateurs du Tour et de la Fédération française", ajoutant qu'un prochain texte de loi déposé à l'automne devrait créer un délit pénal pour la fraude technologique.

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