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Romain Chapron, shaper : "Une planche de surf, c'est 100 heures de travail"

Dans son atelier situé à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, Romain Chapron fabrique des planches de surf en bois à l'ancienne.

Armelle Levy La France et ses artisans Armelle Levy
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Romain Chapron, shaper : "Une planche de surf, c'est 100 heures de travail" Crédit Image : Facebook.com/UhainaPo | Crédit Média : Armelle Levy | Durée : | Date : La page de l'émission
Armelle Levy
Armelle Levy et Loïc Farge

Cela fait six ans que Romain Chapron fabrique des planches de surf en bois. L'atelier UhainaPo d'Anglet est situé à quelques encablures de l'océan et des vagues. Chaque planche est unique, magnifique, avec différentes couleurs de bois. "C'est du cèdre rouge, un bois qui était utilisé autrefois dans la charpente navale : il est léger, résistant et imputrescible", explique notre artisan. Le bois est stratifié, enduit de fibres de verre et d'époxy pour avoir un maximum de résistance et une durée optimum dans le temps.

En fait, Romain a travaillé longtemps en chantier naval. Il fabriquait des coques de bateaux. Il a eu la chance de travailler avec des architectes navales, dans des bureaux de recherche et développement. Le travail des lignes et des matières lui a donné envie de créer sa propre marque et de fabriquer ses propres créations. Du bois, un bon coup d'oeil, un bon tour de main, une connaissance parfaite des courbes et des matériaux. Et une passion vieille de vingt ans et une dose de patience.

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Romain Chapron nous livre sa recette pour obtenir une très belle et très bonne planche de surf : "Un bout de bois, quelques outils, de la patience et de la passion". Il faut compter en moyenne une centaine d'heures de travail pour usiner une planche. Entre la commande et la livraison, "c'est au minimum un an, pour respecter des phases de séchage et de durcissement". Il avoue qu'il a "compris qu'il fallait prendre le temps" pour bien faire les planches. C'est pour cela qu'il faut bien compter 3.500 euros pour les longboards, les planches de surf de 3 mètres.

Aujourd'hui, ils sont quatre chez UhainaPo. Un nom basquo-polynésien : "Uhaina" c'est la vague en basque ; et "Po", en  polynésien, c'est l'appartenance à. C'est Romain qui a sculpté le trophée de la course de stand-up sur la Seine, remis la semaine dernière au Salon nautique à Paris. C'est une rame gravée au nom du vainqueur, en noyer du Pays Basque. Encore un objet fait pour être transmis.

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