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Le surf voudrait dépoussiérer les JO de Tokyo 2020

Le président de la Fédération de surf est venu plaider sa cause au CIO pour intégrer sa discipline aux JO de Tokyo.

Le surfeur Gabriel Medina le 19 décembre à Hawaï. (Illustration)
Le surfeur Gabriel Medina le 19 décembre à Hawaï. (Illustration) Crédit : Kent Nishimura / AFP
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La rédaction numérique de RTL
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Verra-t-on bientôt du surf aux Jeux Olympiques ? Si la Fédération internationale de surf (ISA) se débrouille bien  pourquoi pas. Persuadé qu'il est le sport idéal pour donner un coup de jeune aux jeux Olympiques d'été, le surf se démène pour intégrer le programme des JO, dès Tokyo-2020, et tant pis si c'est sur des vagues artificielles.

À l'instar du snowboard ou du skicross venus dépoussiérer l'image des JO d'hiver, le surf se voit un avenir olympique. Quitte à détoner dans le milieu plutôt compassé de l'olympisme, comme son représentant Fernando Aguerre. Ni blazer ni cravate pour l'Argentin, mais une simple veste rehaussée d'un nœud papillon aux couleurs osées, rose ou mauve. Le président de la Fédération internationale de surf (ISA) n'est pas passé inaperçu cette semaine dans les allées de SportAccord, une convention organisée à Sotchi en Russie, où les grandes fédérations ont travaillé à dessiner le sport de demain.

"Nous avons toutes les raisons de croire que le surf a un destin olympique et doit être intégré au programme des JO de Tokyo en 2020 : il répond parfaitement à la philosophie de l'Agenda 2020 du président Thomas Bach", a argumenté ce dernier après avoir déjà plaidé la cause de son sport auprès du président du Comité international olympique lors des JO d'hiver de Sotchi en 2014. "Nous sommes convaincus que le surf apportera de la valeur ajoutée au mouvement olympique. C'est un sport populaire auprès des enfants et des ados", a-t-il ajouté.

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Vague artificielle

Concrètement, l'ISA, qui gère aussi le "stand up paddle" (SUP), propose d'organiser à Tokyo deux épreuves de surf et deux de SUP, hommes et femmes. Le tout sur un plan d'eau artificiel, comme il en existe déjà un au Pays basque espagnol. "Un autre est en construction au Pays de Galles", plaide Fernando Aguerre, qui souligne que "pour un investissement de 7 à 9 millions de dollars, le bassin offre une vague régulière de 2 m de haut sur un front de 180 m, toutes les minutes". Grâce à cette technologie que des ingénieurs espagnols ont mis dix ans à développer, "le surf peut donc désormais se pratiquer n'importe où dans le monde!", argumente-t-il.

Le surf, qui a raté le coche des JO de Rio, où en 2016 le rugby à 7 et le golf s'ajouteront au programme, devra convaincre à la fois le CIO et le comité d'organisation de Tokyo. "Honnêtement, le surf a peu de chances", estime un expert olympique : "Même si le sport est populaire au Japon, le baseball et le softball sont favoris. Mais comme le CIO a besoin de se renouveler, le surf a un bel avenir".

Un représentant au parcours atypique

Son ascension, le surf la doit en grande partie à Fernando Aguerre, dont le parcours est digne des plus belles success-stories. Alors que le surf est encore interdit par le régime militaire argentin, le jeune homme de Mar del Plata "organise la première association pour légaliser cette pratique" et ouvre à la fin des années 70 le premier magasin de surf du pays, avec son frère Santiago.

Puis, à La Jolla, la Mecque californienne du surf où ils ont migré, les frères lancent en 1984 la marque Reef, avec 4.000 dollars en poche (3.700 euros). Et ce nom devient vite la référence sur toutes les plages du monde. Vingt ans plus tard, en 2005, Fernando et Santiago revendent leur société pour plus de 100 millions de dollars (91 millions d'euros) et depuis lors Fernando, 58 ans, se consacre à son rêve : "Que le surf devienne olympique".

"J'ai été impliqué dans le développement du surf toute ma vie et réélu sept fois à la présidence de la Fédération internationale de surf", confie l'Argentin, qui se veut "à la fois proche des athlètes, de l'industrie et des décideurs" et rappelle qu'il avait représenté son pays "aux championnats du monde de longboard en 1992 à Lacanau". Depuis son arrivée à la tête de l'ISA en 1994, le surf a en tout cas gagné en universalité, passant de 32 fédérations membres à 96 aujourd'hui. "Et nous allons vite arriver à 100", assure Fernando Aguerre.

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2015-04-24 14:58:00
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