5 min de lecture Jeux Olympiques

JO 2018 : slopestyle, skeleton, big air... Le lexique des Jeux d'hiver

ÉCLAIRAGE - Les épreuves de ski et de snowboard acrobatiques ont notamment apporté leur lot de nouveaux mots dans le jargon olympique. Voici ce qu'il faut savoir avant le début des Jeux de Pyeongchang.

Le big air (snowboard) est l'une des quatre nouvelles épreuves des JO d'hiver 2018
Crédit Image : JONATHAN NACKSTRAND / AFP
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Envie d'y voir un peu plus clair sur le vocabulaire des Jeux Olympiques d'hiver ? Se poser dans le canapé en ayant une idée de ce qui vous attend lorsque vous entendrez slopestyle, skeleton, half-pipe, mass start, big air ou encore snowboard cross ? Ne pas se trouver bête devant la machine à café lorsqu'un(e) collègue vous racontera les derniers exploits de la délégation française dans les disciplines les plus récentes au programme des JO ?

Voici quelques informations qui vous seront peut-être utiles pour suivre au mieux la (grosse) quinzaine de Pyeongchang (9-25 février), ville hôte des 23es Jeux d'hiver, en Corée du Sud. Comme c'est le cas depuis 2002, 15 disciplines appartenant à 7 grandes familles de sports sont à suivre : biathlon, bobsleigh (qui comprend aussi le skeleton), curling, hockey sur glace, luge, patinage (artistique, de vitesse, short-track), ski (alpin, de fond, saut à ski, combiné nordique, snowboard, ski acrobatique).

La plupart de ses 15 disciplines sont sous-divisées en plusieurs épreuves distinctes. Ainsi, il y aura au total 102 épreuves à suivre (50 hommes, 44 femmes, 8 mixtes) et autant de médailles d'or à distribuer. Par rapport aux Jeux de Sotchi il y a quatre ans, quatre font leur apparition au programme : le big air en snowboard acrobatique, le double mixte en curling, la mass start en patinage vitesse et le slalom parallèles par équipes mixtes en ski alpin.

L'Anglais, langue du snowboard

L'introduction du snowboard, le surf des neiges, en 1998 à Nagano, a entraîné l'apparition de termes nouveaux dans le paysage olympique. Au Japon, les néophytes ont découvert avec le half-pipe, littéralement demi-tuyau, la première discipline de snowboard acrobatique - certain(e)s préfèrent le terme freestyle. Le but : descendre une piste en forme de U en effectuant des figures à chaque fois que l'on atteint un sommet du U. 

On parlera alors de 3-6 pour une rotation à 360 degrés, backflip (saut périlleux arrière), backside ou frontside (rotation effectuée de dos ou de face) ou encore de grab (tenir sa planche en l'air). La langue du baron Pierre de Coubertin n'a pas réussi à trouver de terme comparables.

Le snowboard cross, également appelé boardercross, réunit généralement quatre concurrent(e)s au départ d'une descente comportant des bosses, des virages relevés et/ou serrés. Les premiers en bas se qualifient pour la suite du tournoi face aux autres meilleurs de chaque manche. Très souvent, les chutes après un coude un coude jouent un rôle majeur. Il faut être chanceux, stratège, et bien sûr excellent techniquement. 

S'envoyer en l'air

Dernières disciplines apparues, le slopestyle en 2014, et donc le big air cette année. Comme la première l'indique, l'accent est essentiellement porté sur le style, comme en half-pipe. Slope signifiant piste, il s'agit là de descendre, seul, un parcours aménagé de modules en neige et en métal en effectuant des figures acrobatiques. Le big air, lui, revient à s'envoyer en l'air à partir d'une rampe et d'un tremplin sur un seul saut énorme.

Le snowboard aux Jeux Olympiques
Crédit Image : Simon MALFATTO, Jean Michel CORNU / AFP

Le ski passe aussi en mode freestyle

Progressivement, la plupart de ces disciplines ont gagné le ski, séduisant en particulier un public plus jeune tout en apportant fraîcheur, spectacle, scénarios nouveaux. Introduit en 2010, le ski cross a permis à aussi la France de signer un incroyable triplé en 2014 chez les messieurs.

Le principe est le même sur deux planches que sur une : quatre au départ d'un parcours semé de tremplin, bosses, virages, avec une part de chance, de nombreux rebondissements. Format identique également en slopestyle et en half-pipe, avec des figures différentes, forcément.


Pour les skieurs et skieuses alpins, le pendant du big air est le saut acrobatique (depuis 1994), qui n'est pas sans rappeler le plongeon aux JO d'été, l'eau en moins, les skis et les combinaisons en plus. Les bosses sont toujours au programme avec un champ de bosses à dévaler et deux petits tremplins au 1/3 et au 2/3 du parcours.

Pour les sensations fortes, le skeleton

Le curling étant passé du statut d'étrange curiosité en 1998 à discipline aussi moquée qu'appréciée des amateurs olympiques - sorte de pétanque sur glace avec un balai -, l'autre terme qui interpelle le plus est le skeleton. Disputé en 1928 et 1948, ce sport est revenu au programme en 2002. 

Il se dispute sur la même piste que celle du bobsleigh, un couloir de glace incurvé étroit et sinueux. À la différence de la luge, sa grande sœur présente sans discontinuer depuis 1964, le skeletoneur descend la tête en avant, sur le ventre. Le lugeur est sur le dos, les pieds en avant.

Short-track, plus spectaculaire que le patinage de vitesse

Toujours sur de la glace mais cette fois à la patinoire, le short-track se différencie du patinage de vitesse par son format. Les concurrent(e)s ne s'élancent pas un par un pour établir le meilleur temps mais par groupes de 4 ou 8. Même principe qu'en snowboard cross ou ski cross : les meilleurs se qualifient pour la suite de la compétition.

Fourcade popularise la mass-start

Pour être plus complet, voici quelques précisions concernant les autres sports, pas forcément de langage mais de déroulement des épreuves. Le biathlon (ski de fond+tir à la carabine), cher aux Français, en comprend six : l'individuelle (un contre-la-montre où le meilleur temps s'impose), le sprint (idem, en plus court), qui détermine l'ordre des départs de la poursuite (le premier arrivé gagne), la mass-start (course avec départ groupé) et les relais, hommes, femmes et mixte.

De la descente au slalom, et inversement

En ski alpin, la descente est la plus rapide des cinq disciplines, le slalom la plus technique. Entre les deux se glissent le Super-G et le géant. Le combiné est composé d'une manche de chaque extrême, slalom et descente. En 2018 apparaît l'épreuve par équipes mixtes avec un slalom parallèle réunissant des concurrent(e)s de deux nations sur la piste piste. D'ordinaire, chacun(e) s'élance l'un(e) après l'autre.

Technique libre ou classique

Le combiné nordique comporte une partie de saut à ski sur tremplin, une autre de ski de fond. Lorsqu'elles sont dissociées, ces deux disciplines proposent deux variantes : grand et petit tremplin d'un côté, technique libre (pas du patineur) et classique (obligation de rester dans les traces sauf dans les virages) de l'autre.

Axel, lutz, boucle piqué, salchow

En patinage artistique les épreuves individuelles et en couple sont disputées en deux temps : programme court avec huit éléments (axel, lutz, boucle piqué, salchow...) et programme libre. La danse sur glace comprend une partie décidée à l'avance, une partie originale et une partie libre. Les sauts sont absents.

JO 2018 : les médaillés d'or depuis 50 ans
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : AFP/F.Fife
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