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Formule 1 : l'argent coule à flots malgré une perte de vitesse

ÉDITO - L'organisation de la plus prestigieuse des manifestations automobiles change de mains. Le montant astronomique est révélateur du paradoxe de cette discipline.

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Formule 1 : l'argent coule à flots malgré une perte de vitesse Crédit Image : AFP / Don Emmert | Crédit Média : RTL | Date :
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Christian Menanteau
Christian Menanteau et Loïc Farge

Le groupe Liberty Media du milliardaire et magnat des communications américain John Malone va prendre une participation de 18,7% pour 761 millions de dollars au sein de Formula One, l'organisme qui gère la F1. Un premier versement de 4,4 milliards de dollars, qui sera suivi d’un chèque du même montant début 2017 : c’est la somme que les Américains mettent sur la table pour s’emparer du grand cirque de la Formule 1. Et convaincre le grand manitou de cette affaire, le Britannique Bernie Ecclestone, de passer la main dans trois ans.

Bernie Ecclestone, 86 ans, tient la F1 d’une main de fer depuis quarante ans. Il est à lui seul un scénario pour Hollywood. Pilote sans grand talent, il a vite compris que c’était dans le business qu’il allait le plus vite. Cet autodidacte, vendeur de pièces détachées de motos, s’est révélé un expert des contrats à tiroirs aussi opaques que juteux. Pas toujours selon les règles. Il a écopé de 100 millions de pénalité pour corruption en Allemagne, et on s’interroge encore sur les voies qui ont conduit le Barnum de la F1 en Russie ou en Azerbaïdjan. Mais le constat est là : la F1 c’est lui et l'argent y coule à flots.

"Dark Vador" prend les commandes de la F1

Il y a un paradoxe. Les grands prix traversent une crise d’audience à la télévision, une désaffection du public qui se lasse du manque de concurrence entre les constructeurs et les nouveaux sponsors ne se bousculent pas dans les paddocks. Théoriquement, cela devrait peser à la baisse sur la facture. Mais manifestement, en F1 comme en foot, on n’a pas les mêmes équations économiques que dans le reste du monde des affaires. La minorité de contrôle qui vient d’être vendu 4,4 milliards avait été acheté 1 milliard en 2006. Peut-être que la complexité des circuits financiers de la F1 beaucoup plus tortueux que le circuit de Monaco explique cet engouement.

"Dark Vador" - c'est le surnom de John Malone - est un petit jeune de 75 ans un as du business des média, redouté pour ses coups de poker et sa rugosité. Sa société Liberty Media est numéro un mondial du câble. Elle contrôle aussi la première organisation de concert au monde, la première radio américaine par satellite et, accessoirement, une équipe de base-ball à Atlanta. De quoi optimiser sur les cinq continents les futurs vingt-cinq grands prix de F1.

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La note du jour

14/20 au vignoble corrézien. Les quelques dizaines d'hectares du coin seront bientôt AOC. Une terre qui produit des présidents de la République peut bien bénéficier d'une appellation contrôlée.

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