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Dopage : le système ADAMS en question après l'affaire Laure Boulleau

DÉCRYPTAGE - La footballeuse française Laure Boulleau a été prise dans la tourmente après avoir manqué à ses obligations de localisation, dans le cadre de la lutte antidopage. Suspendu pour des faits identiques, le champion du monde du triple-saut Teddy Tamgho s'est exprimé sur le sujet.

Laure Boulleau, à Clairefontaine, le 19 juin 2013. (archives)
Laure Boulleau, à Clairefontaine, le 19 juin 2013. (archives)
Crédit : FRANCK FIFE / AFP
Teddy Tamgho s'exprime sur la non-suspension de Laure Boulleau
01:20
Christophe Chafcouloff & Isabelle Langé

Laure Boulleau a annoncé mercredi qu'elle n'avait pas été sanctionnée par la fédération française de football. La joueuse du Paris SG était sous le coup d'une procédure ouverte par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) pour trois manquements à ses obligations de localisation.

Plus que cette simple annonce, la décision interpelle si l'on dresse le parallèle avec d'autres sports et d'autres fédérations, qui ont sanctionné plus durement certains sportifs. Les cyclistes Yoann Offredo et Grégory Baugé, où encore le champion olympique de lutte Steeve Guenot ont ainsi été condamnés à plusieurs mois de suspension pour des faits similaires. L'avocat de Laure Boulleau a toutefois souligné la présence d'un "vice de procédure" dans le cas de la footballeuse française.

Le "no-show", notion-clé du système ADAMS

L'AFLD avait transmis un dossier à la Fédération française de football (FFF) à propos de Laure Boulleau, pour trois manquements à ses obligations de localisation. Selon le code mondial antidopage, un sportif s'étant vu notifier trois "no-shows" en moins de 18 mois risque jusqu'à deux ans de suspension.


Lancé en 2005 par l’Agence mondiale antidopage, le système ADAMS (Système d’administration et de gestion antidopage) permet de localiser les athlètes à n’importe quel moment de la journée. Les sportifs doivent ainsi fournir une heure par jour où ils demeurent accessibles à tout moment.

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Frappé d'une suspension de 12 mois en juin dernier suite à 3 "no-shows" consécutifs, le triple-sauteur Teddy Tamgho s'est dit heureux de la décision concernant l'arrière-gauche titulaire de la sélection française, qualifiée pour le Mondial 2015 au Canada.

Les sportifs sont faillibles

"Le problème avec ces "no-shows" c'est qu'on fait souvent l'amalgame avec du dopage alors que ce sont des problèmes administratifs" déclare le champion du monde 2013 à Moscou.


Dans la plupart des cas, les athlètes choisissent des horaires très matinaux (de 6h à 7h ou de 7h à 8h) à leur domicile pour être sûrs d’être présents en cas de contrôle. Ils doivent en outre renseigner un calendrier détaillant chaque semaine, avec leur programme par demi-journée. Toutes ces données sont enregistrées sur en ligne.

On sanctionne de plus en plus les athlètes par rapport à des problème administratifs

Teddy Tamgho

Tamgho s'est déclaré "content" pour Laure Boulleau, suite à la décision par la fédération française de football. . Pour lui, la FFF "a bien compris que ce n'est pas facile pour des sportifs de haut niveau d'être toujours nickels. Il faut savoir être indulgent avec certaines personnes", a t-il poursuivi.

L'athlète, actuellement en phase de rééducation après une grave blessure au tibia déplore une situation paradoxale : "On sanctionne de plus en plus les athlètes par rapport à des problèmes administratifs. Quand quelqu'un qui est contrôlé positif prend 3 mois, et qu'un autre pour des problèmes administratifs prend 1 an, c'est quand même lourd" a t-il conclu.

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