2 min de lecture XV de France

Dopage dans le rugby : le XV de France accro aux amphétamines dans les années 80, affirme un livre

La consommation d'amphétamines était courante au sein du XV de France dans les années 80, affirme un livre sur le rugby à paraître le 5 mars, et qui cite en particulier le match France - Nouvelle-Zélande de 1986.

En 1986, la France avait battu la Nouvelle-Zélande 16-3 en test-match
En 1986, la France avait battu la Nouvelle-Zélande 16-3 en test-match Crédit : AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les bonnes feuilles de cet ouvrage, "Rugby à charges, l'enquête choc" (éditions La Martinière), sont publiées mardi 24 février par le site du magazine L'Express. Le livre est signé par le journaliste Pierre Ballester, co-auteur en 2004 de "L.A. Confidentiel", qui accusait le champion cycliste américain Lance Armstrong de dopage. 

Ils avaient chacun leur pilule devant leur assiette lors du repas d'avant match

Jacques Mombet, médecin du XV de France de 1975 à 1995
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Ballester cite notamment Jacques Mombet, médecin du XV de France de 1975 à 1995, selon lequel la prise d'amphétamines était monnaie courante dans le rugby des années 70 et 80. "Comme c'était généralisé, je l'ai vu également en équipe de France. Ils avaient chacun leur pilule devant leur assiette lors du repas d'avant match. C'était comme ça à tous les matchs", affirme Jacques Mombet. 
   
Selon lui, les joueurs "étaient libres d'en prendre ou pas". "Même les Blanco, Sella, Berbizier ?", le relance le journaliste. "Non, pas eux. Ou alors, c'était très exceptionnel", répond l'ancien médecin, qui estime que le match où "cela s'est vu le plus" est le test-match France - Nouvelle-Zélande de Nantes, en 1986 (16-3). 

Les Blacks se sont rendu compte que leurs adversaires (...) étaient chargés

Jacques Mombet, médecin du XV de France de 1975 à 1995
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"Les Blacks se sont rendu compte que leurs adversaires, méconnaissables par rapport à la semaine précédente, étaient chargés", affirme Mombet. "Ils ont alors porté discrètement l'affaire devant le Board (l'International Rugby Board, IRB, ndlr), qui a averti le ministère des Sports, lequel a mis au courant la Fédération française. Je crois que c'est ensuite que l'interdiction des amphétamines a été activée dans le rugby", poursuit-il. 

Selon Mombet, la Fédération et son président d'alors, Albert Ferrasse, étaient au courant de ces pratiques. "À l'époque, on n'avait pas la même approche que maintenant (par rapport au dopage, ndlr). Et puis la confiance, ça  voulait dire aussi fermer les yeux", déclare-t-il. 

Tableau sombre de certaines pratiques supposées dans le rugby actuel

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Le livre dresse en outre un tableau sombre de certaines pratiques supposées dans le rugby actuel. "Entre une surveillance et des contrôles qui débouchent au mieux sur des soupçons, entre des molécules connues mais indétectables, d'autres, inconnues, qui arrivent sur le marché, le juteux business qui en découle, des pays qui n'ont pas de réglementation ou si peu, la lutte antidopage se casse les dents sur un mur", écrit Pierre Ballester.

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