1 min de lecture Lance Armstrong

Affaire Armstrong - Pierre Bordry sur RTL : "On y arrive"

Ancien patron de l'agence française de la lutte anti-dopage, bête noire de Lance Armstrong, Pierre Bordry ne crie pas encore victoire. Mais l'annonce par l'agence américaine anti-dopage de l'ouverture d'une procédure pour pratiques dopantes à l'encontre du septuple vainqueur du Tour de France va dans le bon sens. Écoutez le décryptage de celui qui avait démissionné de son poste à l'AFLD pour protester contre l'inertie du système sportif et des pouvoirs publics.

Rémi Sulmont
Rémi Sulmont Journaliste RTL

Le septuple vainqueur du Tour accusé de dopage répété pendant 15  ans. Etes-vous supris ?

"Pas du tout. Je savais la détermination du président de l'agence américaine de lutte anti-dopage (USADA). Il y a vait des soupçons et il fallait savoir si c'était vrai, avec un très gros travail fait par l'agence mondiale anti-dopage"

Il faut du courage pour mettre en cause Lance Armstrong ?

"Ce n'est pas une question de courage. C'est une question de faire son travail correctement."

Comment passer entre les gouttes pendant 15 ans ?

"Quand j'ai pris mes fonctions, en 2005, il y a eu cette affaire sortie par l'Equipe sur un contrôle positif en 1999. Tant que Lance Amstrong a voulu reprendre le Tour de France en 2009, je ne pouvais réanalyser de moi-même cette échantillon. Mais j'ai proposé à Lance Armstrong, qui affirmait qu'il n'était pas dopé,  que l'on reprenne ensemble les analyses pour clarifier la situation. Parce qu'il se pouvait très bien qu'il ait raison. Il a répondu que ça n'était pas utile. Les moyens juridiques ne nous ont pas permis de poursuivre".

Lance Armstrong a t-il bénéficié d'une protection ? Avec Nicolas Sarkozy notamment (qui avait affirmé que même Astérix prend de la potion magique" ?


"La presse a rapporté qu'il avait déjeuné avant le Tour de France 2010 avec Nicols Sarkozy pour lui demander ma tête. J'avais répondu que je ne voyais pas un sportif français aller voir Barack Obama et lui demander de virer le président de l'agence anti-dopage US, 'sinon, je ne fais pas de compétitions aux Etats-Unis".

"J'ai essayé d'avoir des informations mais en septembre 2010, Mme Bachelot (alors ministre des Sports) a porposé la suppression de la moitié de mon budget. L'agence devait réduire ses contrôles. C'est pour ça que je suis parti".

"Quand je suis parti, Armstrong a fait un tweet, sur twitter, 'au revoir Pierre', en s'adressant à moi. Je lui ai répondu qu'il n'en n'avait pas fini avec l'agence américaine"

Armstrong peut-il s'en sortir ?

"Il y a un processus engagé. Il peut contester la décision de l'agence américain et mettre en cause les éléments présentés contre lui"

Est-ce une revanche ?

"Pas du tout. J'ai toujours eu le souci de combattre le dopage car c'est une tricherie. Et tout ce qui peut se faire dans cette voie est important. Il n'y a pas assez de moyens pour lutter conte le dopage mais l'important, c'est d'y arriver. On y arrive, la situation doit être clarifiée"

Lance Armstrong doit-il rendre ses 7 titres du Tour de France ?

"Si c'est avéré, il faut qu'il abandonne ses titres. Sinon, c'est ridiculiser la France et le Tour de France. C'est à l'UCI de lui demander"

L'affaire Lance Armstrong

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