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24h du sport féminin : "Il faut que les femmes osent", selon Isabelle Lamour

TÉMOIGNAGE - Profitant de la 1ère journée internationale du sport féminin dans les médias, "RTL" est allée à la rencontre des actrices de différentes disciplines, qu'elles soient joueuses ou dirigeantes.

Estelle Santini est l'ouvreuse du XV de France féminin
Estelle Santini est l'ouvreuse du XV de France féminin
Crédit : GABRIEL BOUYS / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani

Le CSA a lancé en France les 24h du sport féminin, visant à promouvoir dans les médias le sport pratiqué par les femmes. Pour ce faire, l'antenne de RTL a été ouverte à celles qui, chaque jour, se battent pour que leur discipline soit reconnue à sa juste valeur, et tout au long de l'année.

On peut à la sortie du vestiaire retrouver ses talons-aiguilles

Marine Denadai, 2ème ligne du XV de France

Pendant que le XV de France affronte l’Angleterre en ouverture du Tournoi des VI nations, les internationales françaises s'entraînent à Marcoussis pour préparer la Coupe du monde de rugby féminin, organisée en France du 1er au 17 août 2014. Une équipe sous-médiatisée, et sans doute victime de certains clichés liés à un sport de contact, très physique. "C'est un sport qui se joue au féminin. Après ça reste un sport de contact, si on veut ressortir les ongles faits et pas de bleus ce n'est pas possible. Mais on peut rester très féminine et à la sortie du vestiaire retrouver ses talons-aiguilles", clarifie Marine Denadai, 2e ligne du XV de France féminin.

Pour attirer les spectateurs, Gaëlle Mignot explique que l'équipe "essaye de produire du jeu pour attirer du monde et que ce sport soit de plus en plus connu. C'est du rugby total avec de l'engagement". Un aspect confirmé par Christian Charbonnier, le sélectionneur : " Les garçons s'engagent complétement dans le combat, alors que les filles c'est cérébral. Il y a plus un jeu d'évitement que de défi physique".

À écouter

La réaction d'Isabelle Lamour
04:37

Un sport plus technique, plus cérébral, c'est ce qui ressort en général lorsque l'on évoque le sport féminin. A l'instar des "Braqueuses" du basket et de l'équipe de France de football, le jeu pratiqué est fait d'adresse et de virtuosité technique, pourtant seul 7% des retransmissions sportives sont liées au sport féminin. "Il faut montrer que le sport féminin apporte les mêmes émotions", pense Isabelle Lamour, présidente de la Fédération française d'escrime.

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La seule présidente de fédération olympique ne rejette pas la faute sur les médias ou les annonceurs pour autant. "Le mouvement sportif ne fait peut-être pas assez la promotion du sport féminin. En escrime il y a une parité totale, mais c'est presque historique ", analyse-t-elle. Pour Isabelle Lamour, "il faut peut-être communiquer différemment". Pour accentuer la différence avec les hommes, elle prend l'exemple du rugby : "J'ai appris qu'il y avait un Tournoi des VI nations féminin récemment, il n'est pas télévisé, pourtant il y a la même implication, il y a une certaine injustice", regrette-t-elle avant de conclure qu'il "y a dans la vie une plus grande exigence envers les femmes, dans le sport c'est la même chose".

Pour que les femmes aient la place qu'elles méritent dans la médiatisation du sport, Isabelle Lamour rappelle que "dans les instances il faut que les femmes osent. Je suis la seule élue, mais j'étais la seule candidate".

À écouter

Reportage à Grenoble avec l'équipe de France de rugby féminine
01:16
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