3 min de lecture Portraits

Coline Ballet-Baz, l'itinéraire virevoltant d'une talentueuse skieuse freestyle

PORTRAIT - Skieuse freestyle et diplômée de Sciences Po, la jeune Coline ne fait rien à moitié. Elle a présenté un film retraçant son année sur des skis au High Five Festival.

Coline Ballet-Baz au High Five Festival
Coline Ballet-Baz au High Five Festival Crédit : Morel
Océane Ciuni
Océane Ciuni
Journaliste - Chef de service de la rédaction numérique RTL

Coline Ballet-Baz aimait déjà beaucoup faire du ski mais n'était pas conditionnée depuis son enfance à devenir skieuse professionnelle. Six ans après son arrivée à Grenoble pour ses études, elle présente son nouveau film au High Five Festival, au milieu de 55 autres productions de sports extrêmes. Trois minutes retraçant son année, qui font d'elle l'une des (trop) rares filles à monter sur scène pour parler de ski freestyle. Son discours de présentation était à l'image de ce qu'elle dégage dans la vie. L'humilité et la spontanéité sont deux caractéristiques qui lui vont bien. C'est agréable de discuter avec Coline, même mal assise sur un tabouret.


Plus jeune, elle fait du roller dans les skateparks près de chez elle, mais c'est seulement à 17 ans, lorsqu'elle déménage pour les études à Grenoble, qu'elle se met à monter le plus souvent possible à la montagne. Ses premiers cours de ski freestyle, c'est à la fac qu'elle les prend. Oui, vous avez bien lu, à la fac. Une petite structure étudiante propose ce genre d'activité et elle se prend rapidement au jeu. Sauter sur des barres de fer avec ses skis, prendre son envol sur des modules, et le tout en étant filmée, sont le quotidien.

Coline Ballet-Baz
Coline Ballet-Baz Crédit : Monster Energy

À 23 ans elle a une routine de sportive de haut niveau. "Tu prends un bon petit déjeuner, tu vas skier entre 7h30 et 10h dans un snowpark et tu t'arrêtes seulement quand ton corps commence à fatiguer ! L'après-midi je fais aussi du sport mais plus académique. Je ne fais pas trop attention à ce que je mange, j'essaie juste de bien manger le matin. Une chose est sûre, je mange plus qu'avant !", explique Coline. Quand elle arrêtera le ski, la skieuse souhaite travailler dans une organisation internationale, au sein d'une ONG ou même à l'ONU. Pour l'instant, elle ne quitterait sa vie pour rien au monde. Ses sponsors, lui permettent de vivre de sa passion toute l'année, un fait rarissime dans le milieu côté féminin. Depuis deux ans et demi elle parcourt le monde au grès des compétitions : "Ce n'est plus comme faire du ski à côté de ses études. À partir du moment où l'on est payée pour faire du ski, notre vie change", grand sourire aux lèvres. 

Filles ou garçons, je vais skier avec ceux qui on la même vision du ski que moi et les mêmes envies

Coline Ballet-Baz
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Plus qu'engagé, le ski freestyle est majoritairement envahi et plébiscité par les garçons. Moins haut, moins loin, les performances des filles sont parfois minimisées. "La seule différence se sont les figures. Nous avons besoin de plus d'échauffement pour faire des 'tricks' plus petit. À côté de ça, j'aime le challenge qu'apporte une journée à rider avec des garçons, ce que je fais souvent. Pour moi ce n'est vraiment pas une question de 'genre'. La seule chose qui fait la différence, c'est la motivation. Filles ou garçons, je vais skier avec ceux qui on la même vision du ski que moi et les mêmes envies", explique Coline Ballet-Baz.
 
Quand on aborde la question de la vie privée, la Grenobloise éclate de rire : "Pour l'instant je suis célibataire alors je n'ai vraiment pas de mal à gérer ! C'est sûr que c'est plus difficile de rencontrer du monde quand on voyage tout le temps, ou alors c'est moi le souci !". Dans la gestion de son image, Coline ne se sentait pas très douée au départ, mais prend de plus en plus de plaisir à gérer l'interaction avec les personnes qui la suivent, notamment sur Instagram. "J'avoue que prendre des photos, des selfies de moi, pour mettre sur les réseaux sociaux, c'est pas ce que je fais le plus, surtout pendant les entraînements de ski ! Ce qui est pratique avec mon sport, c'est que l'on est bien cachées derrière un masque et un bonnet. Et puis si ça ne va pas à ceux qui regardent, ils peuvent toujours suivre Alana Blanchard !". Et en plus, elle est drôle. 

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