1 min de lecture Réseaux sociaux

#Womanspreading : quand les femmes ripostent en clichés sur Instagram

DIAPORAMA - La RATP n'a pas souhaité prendre de mesures contre le "manspreading" dans les transports en commun. Des femmes parodient cette pratique en photo sur Instagram.

Maria Veitola demande aux hommes de soutenir les femmes
Crédit Image : Instagram/mariaveitola
Voir la suite

Le "womanspreading" est-il un geste militant ? C'est en tout cas ce que sous-entendent certaines utilisatrices d'Instagram dans des clichés postés et accompagnés de ce hashtag. Une référence en "manspreading", cette façon qu'ont certains hommes - dans les transports en commun, notamment - de prendre toute la place en écartant leurs jambes.

Cette incivilité, que l'on pourrait traduire par "l'étalage de l'homme", a fait la une des journaux cet été quand le parti espagnol Podemos a déposé une proposition de loi au Parlement de la région de Madrid afin de faire interdire cette attitude dans le métro. La société de transport en commun de la capitale espagnole a pris les devants en affichant dans ses bus un pictogramme indiquant aux voyageurs et voyageuses de ne plus s'asseoir jambes écartées sur les sièges. 

En France, si plusieurs associations féministes ont dénoncé dans le manspreading une attitude sexiste à l'encontre des femmes, la RATP n'a pas souhaité imiter son voisin espagnol. 

La riposte via les réseaux sociaux

C'est alors sur un autre espace public, numérique celui-ci, que certaines femmes ont décidé de manifester leur militantisme via le hashtag #womanspreading. Leurs poses, que certains jugent "vulgaires" ou "trop suggestives", sont accompagnées de messages prônant l'égalité entre les femmes et les hommes.

"Rappelez-vous les mecs que la chose la plus importante que vous pouvez entreprendre dans votre vie, c'est de soutenir les femmes. Il ne s'agit pas de positionner les femmes contre les hommes", a souligné Maria Veitola, une animatrice finnoise, sur son compte Instagram.

"On m'a toujours dit de garder mes jambes fermées", témoigne une autre utilisatrice tandis qu'une dernière rappelle qu'il s'agit d'une parodie. À prendre avec humour.

La rédaction vous recommande
Contenus sponsorisés