2 min de lecture Société

Violences sexuelles : comment expliquer ce bond de 23,1% de signalements ?

REPLAY - Les signalements de violences faites aux femmes sont en forte hausse cette année. Linda Kebbab, déléguée nationale Unité SGP Police FO, explique en quoi ces chiffres ne sont pas surprenants.

Christelle Rebière L'invité de RTL Midi Christelle Rebière
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Linda Kebbab, déléguée nationale Unité SGP Police FO Crédit Image : iStock / Getty Images Plus | Crédit Média : Christelle Rebière | Durée : | Date : La page de l'émission
ArièleBonte
Arièle Bonte
Journaliste

Un bon de 23,1%. Les signalements de violences faites aux femmes sont en forte hausse cette année, comme l'a affirmé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, ce jeudi 6 septembre. Le nombre de harcèlement sexuel est lui aussi en progression selon le ministre. Preuve que les mouvements #MeToo, venu des États-Unis, et #BalanceTonPorc, initié en France à la suite de l'affaire Harvey Weinstein, ont libéré la parole des Françaises. 

Linda Kebbab, déléguée nationale Unité SGP Police FO, explique que ces chiffres ne sont pas surprenants. "Les services de police s'attendaient à ce que de plus en plus de victimes viennent signaler les faits que ce soient des violences sexuelles ou conjugales", a-t-elle expliqué au micro de RTL. 

La déléguée nationale Unité SGP Police FO a ajouté que si les violences dites "crapuleuses" (comme le vol à l'arraché) étaient en baisse, c'était au profit des violences dites "gratuites". "On a une société qui devient violente. On s'en rend compte parce que les policiers sont les punching-ball de la société et les femmes aussi."

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Une plateforme pour aider les forces de l'ordre

Ces femmes victimes ne sont pas toujours, selon Linda Kebbab, "accueillies décemment dans les locaux de police". Les moyens manquent car les locaux sont délabrés et mal pensés. "C'est un problème qui n'est pas nouveau", souligne la déléguée nationale.

Alors pour faciliter le travail des forces de l'ordre, le ministre de l'Intérieur a également annoncé ce jeudi 6 septembre la mise en place d'une plateforme, où les femmes victimes de violences pourront porter plainte en ligne. 

"Cela va dans le bon sens si cela permet d'avoir un premier pas", estime Linda Kebbab, "et si cela permet ensuite aux services de polices, et aux magistrats d'avoir connaissance de ces éléments pour des femmes qui notamment ne peuvent pas sortir, qui ont peur d'affronter l'environnement, c'est quelque chose d'intéressant mais il ne faut pas s'arrêter là". 

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