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Women's March : quand Natalie Portman, Scarlett Johansson et Alicia Keys nous inspirent

VIDÉOS - Messages d'espoir, mise en garde... Madonna, Miley Cyrus, Alicia Keys ou Natalie Portman ont pris la parole lors de la Women's March de samedi 21 janvier.

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Alicia Keys' Speech, Performance At The Women's March On Washington Crédit Image : Broadimage/Shutterstock/SIPA ; Jose Luis Magana/AP/SIPA | Date :
Arièle Bonte
Arièle Bonte
Journaliste

Elles étaient plusieurs millions à marcher dans les rues de Washington le 21 janvier, au lendemain de l'investiture de Donald Trump. Parmi les anonymes, des dizaines et dizaines d'activistes et de personnalités du cinéma ou de la chanson se sont mobilisées pour manifester elles aussi dans la capitale des États-Unis, à New York ou Los Angeles. 

Certaines sont montées sur des estrades et ont empoigné un micro pour faire entendre leur voix lors de cette Women's March très médiatisée et reprise à l'échelle internationale. Comme à Paris, où au moins 2.000 personnes manifestaient devant la Tour Eiffel contre les propos sexistes du 45ème président des États-Unis. 

Parmi les oratrices de cette journée, MadonnaNatalie Portman, Scarlett Johansson ou Gloria Steinem se sont adressées à la foule dans des discours inspirants appelant à l'unité et à la lutte contre les discriminations. Un panel de stars était également présent dans les rangs des manifestants. Miley CyrusRihannaLena DunhamKristen Stewart... Toutes étaient au rendez-vous.

Scarlett Johansson et Natalie Portman

La première était à Washington, l'autre à Los Angeles. Scarlett Johansson et Natalie Portman sont deux actrices engagées qui n'hésitent plus à dénoncer le sexisme à Hollywood. Rien d'étonnant donc à les voir prendre la parole pendant la Women's March de samedi 21 janvier. 
Scarlett Johansson a choisi de centrer son discours sur le Planning familialL'organisation américaine vient de célébrer ses 100 ans d'existence mais de nombreuses Américaines craignent qu'elle soit menacée par la politique de Donald Trump. L'actrice américaine a raconté au public qu'elle s'était rendue pour la première fois dans un centre à l'âge de 15 ans et qu'il était important pour elle comme pour ses amis de maintenir les financements du planning. 

Nous devons exiger la libération de la peur sur nos corps et nous devons demander le contrôle de nos propre corps

Natalie Portman
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"Il y a des conséquences très réelles et dévastatrices à la limitation de l'accès à ce qui devrait être considéré comme des soins de santé de base", a proclamé l'actrice avant d'ajouter qu'elle n'avait pas voté pour Donald Trump mais qu'elle avait envie de pouvoir le soutenir s'il s'investissait pour les femmes durant son mandat.

Une note d'espoir que l'on retrouve dans le discours de Natalie Portman, prononcé sous les palmiers de Los Angeles. "Nous devons exiger la libération de la peur sur nos corps et nous devons demander le contrôle de nos propre corps", a expliqué à la foule l'actrice de Jackie. Pour ce faire, Natalie Portman préconise aux femmes de prendre position en tant que leader, de se serrer les coudes tant que la moitié des leaders ne sera pas des femmes. 

Alicia Keys et Madonna

Elle portait le "Pussyhat" des manifestantes sur la tête. Madonna a fait une apparition surprise lors de la Women's March à Washington. La chanteuse américaine, fidèle à elle-même, a appelé à une "révolution de l'amour" avant de conclure par une pointe de vulgarité comme on les aime.

"Bienvenue dans notre refus en tant que femmes d'accepter ce nouvel âge de la tyrannie", a commencé Madonna avant de souligner que les femmes n'étaient pas les seules personnes en danger mais aussi toutes les autres "marginalisées, a-t-elle expliqué lors de sa prise de parole. C'est le début d'un changement plus que nécessaire". Et de conclure : "À tous ceux qui nous disent que cette marche ne nous conduira à rien du tout, je leur dis d'aller [se] faire foutre". 

Une autre grande chanteuse américaine s'est exprimée samedi dernier. Alicia Keys, a d'abord récité des vers du poème de Maya Angelou, Still I Rise (Je m'élève encore), avant de proclamer un passionnant discours sur les droits des femmes : "Nous ne permettrons pas aux hommes du gouvernement ou d'ailleurs de posséder et contrôler nos corps."

America Ferrera, Janelle Monáe et Miley Cyrus

L'actrice américaine d'origine hondurienne, America Ferrera, a délivré un discours porté sur la diversité à Washington. "Ces derniers temps ont été déchirants, en tant que femme et immigrée dans ce pays, a-t-elle confié à la foule. Notre dignité, nos droits ont été attaqués et la haine et la division disposent d'une plateforme depuis (l'investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche]. Mais le président des États-Unis n'est pas l'Amérique, son cabinet et le congrès non plus, nous sommes l'Amérique. Et, nous sommes ici pour rester."

Pour America Ferrera, tout comme la chanteuse Janelle Monáe, derrière ce "nous", il ne s'agit pas que des femmes mais de toutes les personnes stigmatisées par Donald Trump. "Continuez d'embrasser ces choses qui font de vous un être unique", a conseillé la chanteuse. 

Miley Cyrus a elle aussi profité de l'événement pour rappeler qu'il ne fallait pas attendre le changement mais qu'il fallait y prendre part. C'est ce que la pop star américaine entreprend avec sa fondation, Happy Hippie, qui vient en aide aux jeunes LGBTQ, aux États-Unis. "Nous sommes plus forts ensemble (...) Et je veux que vous sachiez tous que le plafond de verre a déjà été cassé", a-t-elle affirmé sur le bord des larmes. 

Angela Davis et Gloria Steinem

Elles sont des activistes bien connues des droits civiques aux États-Unis. Gloria Steinem a profité de son temps de parole pour remercier ses "amis, sœurs et frères" pour leur engagement aux États-Unis et ailleurs avant de rappeler que "nous sommes ici et partout dans le monde pour une démocratie profonde. Nous ne resterons pas silencieux, nous ne serons pas contrôlés, nous travaillerons pour un monde dans lequel tous les pays seront connectés", a assuré la militante féministe.

Aucun être humain n'est illégal

Angela Davis
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Angela Davis, célèbre militante du mouvement des droits civiques, a souligné quant à elle que les hommes et les femmes de la Women's March représentaient "une force du changement, déterminée à mettre fin à la culture du racisme et au patriarcat hétéro qui découle de cette même culture." Angela Davis a ajouté que les combats menés par les Afro-Américains ne pouvaient pas être balayés d'un coup de main. "Les vies des noirs sont importantes", a-t-elle martelé avant d'ajouter : "Aucun être humain n'est illégal".

Mais aussi...

Toutes les personnalités engagées n'ont pas pu s'exprimer sur les scènes de Los Angeles à Washington. Mais de nombreuses actrices ou chanteuses se sont rendues dans les rues des États-Unis pour participer au mouvement et le médiatiser sur leurs réseaux sociaux.

Ariana Grande a marché avec "des gens passionnés", Zoë Kravitz a manifesté son soutien au "gang mondial des filles", Rihanna a dabbé devant la Trump Tower à New York et, parmi tant d'autres, Amandla Stenberg a crié "sa colère, sa peur et sa joie de tous être ici"Lena Dunham a croisé Amy Schumer et Kristen Stewart, dans l'Utah pour le festival Sundance, a elle aussi défilé sous la neige pour ce mouvement. La révolution est en marche ?

Une photo publiée par ET Canada (@etcanada) le

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