1 min de lecture Santé

Pénurie de gynécologues : "Il n'y a pas de solution", déplore Israël Nizand

INVITÉ RTL - Israël Nizand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, revient sur le manque de gynécologues en France.

Générique 1 3 minutes pour comprendre La rédaction de RTL
>
Pénurie de gynécologues : "Il n'y a pas de solution", déplore Israël Nizand Crédit Image : PHILIPPE HUGUEN / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
La page de l'émission
Micro RTL
La rédaction de RTL Journalistes RTL

Moins de praticiens, des tarifs de plus en plus chers. Selon une enquête du Monde publiée mercredi 27 décembre, une pénurie de gynécologues sévit en France. Parfois, certaines villes n'ont même plus aucun gynécologue libéral.

"Le manque est global, il concerne les gynécos obstétriciens, médicaux et d’autres spécialités", explique Israël Nizand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français au micro de RTL.

"Mais les gynécologues ne sont pas responsables", précise-t-il. Il s'agit selon lui d'une conséquence des politiques menées depuis des décennies obéissant à la logique selon laquelle "moins il y a de médecins, moins on dépense d'argent". "Les gens qui ont pris ces décisions sont à la retraite aujourd'hui on ne peut pas leur demander des comptes", déplore-t-il.

À lire aussi
Lorie au festival de Cannes le 15 mai 2015 santé
Endométriose : Lorie raconte comment elle a découvert sa maladie

Il n'y a pas de solution si ce n'est de prendre des gens moins qualifiés

Israël Nizand, Président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français
Partager la citation

Et le problème paraît presque impossible à régler. "Il faut 12 ans pour fabriquer un gynécologue obstétricien", explique Israël Nizand. "On ne peut pas agir. Même si on prenait tout le sens de ces chiffres, on ne pourrait pas régler le problème dans les dix prochaines années".

"Il n'y a pas de solution si ce n'est de prendre des gens moins qualifiés pour faire une partie du travail", estime le gynécologue. À cet égard, recruter à l'étranger est une option déjà appliquée mais qui ne porte pas ses fruits. "On a déjà pris des gens qui ne parle pas le français et qui ont eu des formations limitées". 

Autre possibilité : déléguer certaines tâches aux sage-femmes. Mais elles-même n’ont pas le temps. Parfois elles font "quatre accouchements en même temps", s'indigne Israël Nizand. Elles ne sont pas non plus qualifiées pour prendre en compte "les accouchements pathologiques ou les pathologies chirurgicales".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Santé Gynécologie Société
Pour ne rien manquer
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7791605215
Pénurie de gynécologues : "Il n'y a pas de solution", déplore Israël Nizand
Pénurie de gynécologues : "Il n'y a pas de solution", déplore Israël Nizand
INVITÉ RTL - Israël Nizand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, revient sur le manque de gynécologues en France.
https://www.rtl.fr/girls/identites/penurie-de-gynecologues-il-n-y-a-pas-de-solution-deplore-israel-nizand-7791605215
2017-12-28 08:53:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/XCRAPYOHC6Yc1BKd83GW1g/330v220-2/online/image/2017/0309/7787595667_un-medecin-ausculte-une-patiente.jpg