3 min de lecture Interview

Mallorie Sia : "Savoir s'écouter, c'est plus dur que ce que je pensais !"

HAPPY NEW GIRLS 1/14 - L'entrepreneure de 28 ans revient sur son année "incroyable" et ses difficultés à se recentrer avant d'entamer 2018 sous le soleil du Mexique.

Mallorie Sia, Directrice France de Treatwell
Mallorie Sia, Directrice France de Treatwell
ArièleBonte
Arièle Bonte
Journaliste

Impossible de passer à côté de l'application Treatwell cette année. De notre fil Instagram aux transports en commun, elle était partout et nous invitait à réserver notre prochain moment détente ou beauté via notre smartphone.

Derrière cette application se cache Mallorie Sia, entrepreneuse et co-fondatrice de Treatwell (anciennement ZenSoon) qui a fêté cette année ses cinq années d'existence. Lorsque nous l'avions rencontrée au début de l'été 2017, Mallorie Sia nous avait parlé de son intérêt pour les retraites spirituelles et lectures sur le développement personnel. Preuve que l'entrepreneuse de 28 ans avait conscience de l'importance de jouir d'un corps sain dans un esprit sain pour aller plus loin. 

Quelques mois plus tard, alors que nous la retrouvons pour faire le bilan de cette année explosive d'un point de vue professionnel comme personnel, Mallorie Sia confie à Girls ses succès mais aussi ses échecs et son envie d'apprendre à mieux s'écouter... pour se préserver. 

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Apprendre à vivre calmement, savoir s'écouter, c'est plus dur ce que je pensais !

Mallorie Sia, Directrice France de l'application Treatwell
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Girls : Ta boîte a fêté ses 5 ans, elle était partout sur Instagram et les murs du métro parisien cette année… Comment as-tu vécu ces douze derniers mois et qu'en retiens-tu ?
Mallorie Sia : 2017 a été une année incroyable en terme de résultats. Treatwell a connu une croissance incroyable. On a énormément travaillé pour en arriver là, sans pour autant négliger le fun, notamment au moment où il a fallu imaginer notre image de marque. Ce que je retiens ? Une équipe hyper carrée, qui sait où elle va. 

La parole des femmes était au cœur de l’actualité en cette fin d’année, quel regard portes-tu sur cette libération ?
J'apporte un regard extérieur parce que je n'ai jamais vraiment souffert d'être une femme. Avec mon associée Marie (Sermadiras, ndlr.), on a eu la chance de ne jamais être tombées sur des cinglés. C’est bien que les langues se délient parce que cela montre un vrai courage de la part des femmes qui ont souffert. Maintenant j'ai peur des dérives, que des personnes puissent en profiter alors que l'initiative est bonne à la base. Enfin, du côté des agresseurs, je me demande quelles sont les conséquences ? Il y en a aucune ! Il faut que le gouvernement vote des lois.

D’un point de vue personnel, est-ce qu’il y a un apprentissage que tu aimerais partager en bilan de cette année ?
La vengeance du corps (rires) ! Avec ma retraite spirituelle en Inde en janvier dernier, mon jeûne et mes lectures, j'ai vraiment essayé de prendre du temps et d'écouter mon corps. Il y a un mois, cela a été très difficile. Je n'avais pas le moral, je n'arrivais pas à me lever parce que j'ai trop tiré sur la corde. Apprendre à vivre calmement, savoir s'écouter, c'est plus dur ce que je pensais ! L'apprentissage de l'année : c'est très bien de prendre du temps pour soi ponctuellement... mais c'est mieux d'appliquer une hygiène de vie au quotidien. 

Un souhait personnel pour 2018 ?
J'aimerais vraiment arriver à cet équilibre ! 2018 commence par un voyage au Mexique, pour faire le tour du Yucatán en voiture, aller les voir les temples maya, faire du yoga, bien manger et bien vivre... et apprendre à maintenir cette hygiène de vie. 2018 c'est aussi bûcher sur une nouvelle idée de boîte à lancer. 

Un autre souhait pour l’évolution positive de la société ? 
Plein de trucs (rires) ! Je pense qu'il ferait du bien à la société un peu plus d'humanité. Une politique qui soit moins dans le "diviser pour mieux régner". Je suis toujours sous le choc de l'élection de Donald Trump : il est raciste, misogyne, égocentrique mais il est milliardaire. Dans une société cupide, ça vend du rêve.

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HAPPY NEW GIRLS 1/14 - L'entrepreneure de 28 ans revient sur son année "incroyable" et ses difficultés à se recentrer avant d'entamer 2018 sous le soleil du Mexique.
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2017-12-23 07:35:00
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