2 min de lecture Société

Loi Schiappa : 65 personnalités signent une tribune contre cette loi

Dans une tribune publiée le 19 août dans le "JDD", 65 personnalités se disent "unanimement déçues" par la loi contre les violences sexuelles et sexistes, adoptée début août au Parlement.

La secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, à l'Élysée, le 30 mai 2018.
La secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, à l'Élysée, le 30 mai 2018. Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Arièle Bonte
Arièle Bonte
Journaliste

Adopté par le Parlement au début du mois d'août, le texte de loi contre les violences sexuelles et sexistes fait toujours débat au sein des associations et experts spécialisés dans la protection de l'enfance et la lutte contre les violences sexuelles.

Dimanche 19 août, 55 personnalités ont publié une tribune dans le JDD afin de manifester leur déception face à ce texte qu'elles disent "adopté en catimini à l’extrême fin de la session parlementaire". Si les signataires rappellent que cette loi "ne va pas 'légaliser la pédophilie', comme on a pu le lire dans certaines critiques, ils et elles ajoutent que, selon leurs points de vue et expertises, cette loi va maintenir "le quasi statut quo en matière de protection de l’enfance en France, un secteur totalement en berne".

"Le cœur de la propagande du secrétariat d’État est d’affirmer que la loi Schiappa pose un seuil de non-consentement à 15 ans. Ce qui est faux", martèlent les signataires de la tribune. "Ce seuil n'est en réalité qu'un âge sous lequel la contrainte ou la surprise est caractérisée par l'abus de vulnérabilité d'un mineur incapable de discernement", précise le texte.

Se disant "unanimement déçues", les 55 personnalités (dont la psychotraumatologue et présidente d'association Muriel Salmona, la militante Madeline Da Silva ou encore la juriste et auteure du blog "La correctionnalisation du viol" Azhour Schmitt) continuent de proposer d'inscrire dans la loi un seuil d'âge "en dessous duquel, les enfants seraient de fait considérés comme non consentants à un acte sexuel avec un adulte". 

Cible d'une "propagande calomnieuse"

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Depuis le vote et l'adoption de la loi au Parlement, les signataires de la tribune se disent également visés par "une propagande calomnieuse et mensongère particulièrement virulente sur les réseaux sociaux destinée à faire taire toutes voix critiques". Celle-ci serait menée par le "cabinet de la secrétaire d’État mais aussi de militants" de La République En Marche.

Après la publication initiale du texte, d'autres personnalités ont ajouté leur signature, amenant à 65 le nombre total de signataires. 

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