3 min de lecture Année 2017

Égalité, environnement, pop culture... Mes espoirs pour l'année 2017

ÉDITO - Pourquoi, malgré une année 2016 pourrie et l'actualité du moment, on croit en 2017.

2017 n'est pas perdue, il reste un peu d'espoir
2017 n'est pas perdue, il reste un peu d'espoir Crédit : iStock
Arièle Bonte
Arièle Bonte
Journaliste

J'ai arrêté les bonnes résolutions. C'est une tradition qui ne me convient pas. Oui, le passage d'une année à l'autre est un moment symbolique. Comme l'arrivée du printemps, mon anniversaire, la reprise du travail après les vacances d'été, je ressens chaque 1er janvier comme un nouveau souffle. L'envie de réaliser un bilan où je regarde en arrière, décrypte mes mauvaises habitudes des derniers mois et corrige le tir si besoin.

Je ne prends pas de bonnes résolutions mais des objectifs ou des envies à réaliser (exemples pour 2017 : skier dans les Alpes, retourner à Londres avant le Brexit). Qu'importe si au mois de décembre prochain, la moitié de ma to do list n'a pas été rayée. Je fais au mieux, en prenant mon temps. 

Cette année, après avoir pris une quinzaine de minutes pour cette tradition, souhaité la bonne année à quelques amis, collègues, proches, je me suis rendue compte que c'était pas si évident d'envoyer des vœux pour 2017. Parce que 2016 a été une année bien pourrie (même s'il reste des trucs à sauver, ne soyons pas si pessimistes). Mais feel good oblige, j'ai essayé de me creuser les méninges pour débuter 2017 les pieds dans une flaque d'espoir. Vous me suivez ?

Vers plus de mixité

Aude de Thuin l'a rappelé dans sa conférence TEDx en novembre dernier à Paris : les quotas dans les conseils d'administration seront mis en place cette année. "Une loi qui ne fait pas que des heureux", explique la fondatrice du Women's Forum for the Economy and Society. Tant pis pour eux. Je partage le point de vue de cette femme d'affaires : oui, les quotas c'est pas le plus cool. Une femme a envie d'être embauchée pour ses compétences, pas pour son genre. Mais non, rien ne changera si on ne passe pas par cette case "obligation", par la législation.

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Cette loi dite "Copé-Zimmermann" fixe "un quota obligatoire de 40% du sexe sous-représenté dans les CA (les femmes donc, ndlr.) au 1er janvier 2017 dans les entreprises cotées et dans les sociétés comptant plus de 500 salariés permanents et un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d'euros." En cas de non-respect de cette loi, des sanctions sont prévues (puisque pour faire avancer les choses dans le monde, il semblerait qu'il faille taper sur les doigts des gens) : "la nullité des nominations" et "la suspension de versement des jetons de présence" (en français : une privation des rémunérations). 

Vous êtes toujours là après ce paragraphe indigeste ? Tant mieux, parce que si 2017 est l'année des quotas, 2018 sera (peut-être) une année où les inégalités entre les hommes et les femmes seront moins importantes qu'aujourd'hui.

"The future is female" à Hollywood

On en parle beaucoup sur RTL Super, mais la sortie de Wonder Woman au cinéma mérite d'être notée aussi ici et surtout, attendue. Je m'explique : je ne suis pas spécialement fan des films de super héros. J'ai regardé (et adoré) les premiers Spider-Man, Batman (les vieux de la vieille), j'étais fan de la série Smallville (et des yeux bleus de Tom Welling) et mon X-Men préféré reste Tornade. Mais, après 254 films (au moins) consacrés à l'homme chauve-souris, à l’extraterrestre en slip ou au gang de bras musclés ces dernières années, j'ai fait une overdose du genre. 

Cependant, je me réjouis de la sortie de ce film parce que Wonder Woman va marquer l'Histoire à Hollywood. Il s'agit du premier blockbuster consacré à une héroïne et réalisé par une femme, à savoir Patty Jenkins. Un gros gros pas en avant pour une industrie aussi peu accessible aux réalisatrices et qui pourrait faire des émules aux États-Unis comme en France. On se fait un gros rassemblement le 7 juin prochain pour aller mater le résultat tous ensemble ?

Un monde plus green

Je ne suis pas la seule à choisir le 1er janvier comme jour de lancement de nouvelles (bonnes) habitudes, notamment environnementales et/ou alimentaires. Attention, je ne parle pas de régime (je viens de m'enfiler une galette des rois gracieusement offerte par mon entreprise et je compte bien en engloutir d'autres tout le week-end) mais de consommation biologique et plus locale

Le gouvernement français a lui aussi fait sa bonne action (de l'année ?) en créant l'Agence française pour la biodiversitéopérationnelle depuis le 1er janvier. Son objectif : préserver les jolis espèces (les oiseaux, les insectes, les plantes) de notre territoire. L'occasion de réduire les pesticides et sauver le tiers des oiseaux en France menacés ?

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