1 min de lecture États-Unis

223 femmes contre les abus sexuels dans les services de sécurité américains

"Il est temps que cela cesse", écrivent-elles dans une lettre ouverte publiée par le magazine "Time".

223 femmes travaillant au sein de la sécurité américaine ont signé une lettre ouverte dénonçant le harcèlement sexuel.
Crédit Image : CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

#Metoonatsec pour "Me too national security". C'est le titre de la lettre ouverte dans laquelle 223 femmes travaillant au sein des services de sécurité nationaux américains dénoncent le harcèlement sexuel dont elles sont victimes ou témoins. Se qualifiant de "survivantes", elles appellent à "agir pour réduire le harcèlement et les abus sexuels sur (leur) lieu de travail", et à "résoudre les problèmes d'inégalités au sein des postes de direction".

Cette lettre ouverte publiée par le magazine Time s'inscrit dans la lignée des milliers de témoignages rassemblés sous le hashtag #Metoo et à la suite des accusations de harcèlement sexuel à l'encontre de Harvey Weinstein. "Ce n'est pas seulement un problème présent à Hollywood, dans la Silicon Vallet ou au Parlement", soulignent les auteures de la lettres.

Un environnement propice aux abus sexuels

Dénonçant un environnement de travail à forte majorité masculine, ces femmes diplomates, fonctionnaires ou militaires, insistent sur la nécessité de promouvoir l'égalité femmes-hommes au sein des services de sécurité nationale américains. 

"Beaucoup de femmes sont empêchées ou poussées vers la sortie par des hommes qui, d'un côté du spectre, utilisent leur pouvoir pour les agresser et de l'autre, entretiennent parfois inconsciemment un environnement qui muselle, dénigre, humilie et néglige les femmes", écrivent-elles. 

Face à cela, les auteures de la lettre préconisent plusieurs mesures pour protéger et féminiser leurs professions. Parmi elles : des "formations régulières et obligatoires pour le personnel" et l'élaboration de procédures permettant de "signaler les abus sans peur des représailles".

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