3 min de lecture Année 2017

2017, l'année où la parole des femmes s'est libérée

RÉCIT - Après l'investiture de Donald Trump et avec le scandale de l'affaire Weinstein, les langues se sont déliées et pas seulement aux États-Unis, avec une impact sur la totalité du monde occidental.

L'affaire Weinstein a libéré la parole des femmes dans le monde et en France où des rassemblements ont eu lieu pour dénoncer le harcèlement subi par les femmes
L'affaire Weinstein a libéré la parole des femmes dans le monde et en France où des rassemblements ont eu lieu pour dénoncer le harcèlement subi par les femmes Crédit : CHAMUSSY/SIPA
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Cécile De Sèze
Journaliste RTL

2017, l'année où la parole des femmes a enfin été entendue. Elle a commencé par des soulèvements dès janvier aux États-Unis. Des manifestations qui ont réuni de nombreuses voix engagées contre la politique annoncée par Donald Trump. La Marche des femmes (ou Women's March en anglais) a rassemblé des centaines de milliers de personnes à Washington le 21 janvier dernier, selon le New York Times, et dans d'autres villes américaines telles que Los Angeles, Boston ou Chicago.

L'objectif de ce rassemblement ? Défendre les libertés des femmes et les droits humains que les participantes et participants de cette manifestation à grande échelle estimaient en danger depuis l'élection de leur nouveau président : Donald TrumpLa Women's March se répétera 6 mois plus tard, telle une piqûre de rappel comme pour montrer au gouvernement Trump que le combat est loin d'être fini.

Les voix des femmes ne se sont pas élevées qu'aux États-Unis. Le monde entier a fait entendre ses inquiétudes, notamment à Paris et dans d'autres villes françaises où les femmes se sont elles aussi données les moyens de se faire entendre et faire bouger les lignes de la société. Le tout ayant été déclenché par la publication de deux enquêtes dans les colonnes du New York Times et du New Yorker, le 12 octobre 2017. 

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Une traînée de poudre

"La honte, peu à peu, change de camp", a affirmé la sociologue Irène Théry dans une tribune du Monde. La honte, c'est celle de Harvey Weinstein, accusé par une douzaine de femmes de harcèlement, agression sexuelle ou de viols. Puis, après la publication des articles, par une centaine d'autres, dont Léa SeydouxSalma Hayek ou Asia Argento

Depuis ce 12 octobre, chaque jour est marqué par sa nouvelle accusation d'actes condamnables, prescrits ou non. Comme une traînée de poudre, partout dans le monde les révélations se répandent. Avec, en première ligne de mire, de nombreuses vedettes du cinéma américain : Dustin HoffmanKevin SpaceySylvester Stallone... Ou encore Quentin Tarantino qui a regretté s'être tu alors qu'il "savait" pour le producteur Harvey Weinstein. L'affaire Baupin, en 2016, n'avait pas fait émerger autant d'autres affaires de harcèlement et agressions sexuelles, en France.

Le monde du cinéma n'est pas le seul à tomber : les femmes dans la musique, les médias, et la politique "balancent" leurs bourreaux. Parmi eux, Donald Trump, le président des États-Unis et celles et ceux qui savaient, mais qui n'ont rien dit.

Une prise de parole sur les réseaux sociaux

En France, sur les réseaux sociaux, #Balancetonporc a soulevé de nombreuses polémiques, mais a permis de rendre compte de l'ampleur du problème dans le monde du travail, notamment. 

L'autre mot dièse, moins controversé, c'est #MeToo que les femmes utilisent pour dire "moi aussi, ça m'est arrivé", et ainsi faire comprendre que c'est l'affaire de toutes et tous. Des témoignages de faits plus ou moins graves, mais toujours humiliants, ont alors surgi partout sur les réseaux sociaux.

Là, ce n'étaient plus que des actrices ou des mannequins qui témoignaient. Mais des femmes, nos sœurs, amies, collègues de travail ou connaissances qui racontent le jour où leur patron leur a fait des avances sexuelles en échange d'une promotion, où leur agression lors d'une soirée qui se voulait on ne peut plus amicale.

Dans le monde du cinéma français, peu - ou pas - de personnes ont pris la parole sur le problème - hormis les actrices qui ont accusé le Harvey Weinstein de harcèlement ou d'agression comme Léa Seydoux.

Quelques noms d'autres milieux (médias, politique, intellectuel) ont été livrés à la presse comme celui d'Éric Monier de LCI, mais aussi celui de Jean Lassalle, du président du mouvement des jeunes socialistes (MJS) Thierry Marchal-Beck, ou enfin celui de Tariq Ramadan. 2018 sera-t-elle l'année des sanctions ?

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