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"PES 2017" : que vaut la nouvelle édition de Pro Evolution Soccer ?

NOUS L'AVONS TESTÉ - Le nouveau jeu de Konami, en constante progression face à la domination de "FIFA", est disponible sur PC, PS4 et Xbox One depuis jeudi 15 septembre 2016.

Andrés Iniesta devant Mesut Ozil dans "PES 2017"
Andrés Iniesta devant Mesut Ozil dans "PES 2017" Crédit : PES 2017 / Konami
JulienAbsalon1
Julien Absalon
Journaliste RTL

À chaque rentrée, la même question revient chez les aficionados du ballon rond et amateurs de jeux vidéo : Pro Evolution Soccer va-t-il enfin retrouver sa place de numéro 1 devant son éternel concurrent FIFA ? Après s'être égarée pendant plusieurs années, la franchise de Konami ne cesse de rattraper son retard depuis quelque temps et notamment la sortie des consoles nouvelle génération.

Les fans vont pouvoir se réjouir la tendance se confirme une nouvelle fois avec l'édition 2017 de PES. Disponible depuis jeudi 15 septembre sur PC et toutes les consoles (PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360 et Xbox One), soit deux semaines avant la sortie de FIFA 17, prévue le 29 septembre, Pro Evolution Soccer rend une copie qui devrait plaire aux puristes du football. Mais pour que leur plaisir soit comblé, ces derniers doivent penser à fermer les yeux sur certains aspects importants. Voici notre test, réalisé sur une version PS4.

Cristiano Ronaldo sous le maillot du Real Madrid renommé "MD White"
Cristiano Ronaldo sous le maillot du Real Madrid renommé "MD White" Crédit : Capture d'écran PES 2017 / RTL.fr

Parole à la défense

Les joueurs qui avaient aimé le précédent cru, faisant la part belle à un football basé sur une construction lente, vont pouvoir s'en donner à cœur joie. Pour cette édition 2017, les développeurs ont plus que jamais décidé de faire de la défense une priorité. Dribbler toute une équipe avec un seul joueur apparaît très difficile, à moins de contrôler un très bon technicien (et c'est tant mieux). Sauf accident, la bonne intelligence artificielle (IA) du jeu est toujours en mesure de barrer la route avec un adversaire bien placé, si ce n'est deux. Si les défenseurs sont particulièrement efficaces, cela s'observe tout particulièrement avec les milieux récupérateurs qui ratissent comme jamais. Ainsi, passer derrière un Sergio Busquets ou un Nemanja Matic relève parfois de l'exploit.

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Le but d'un jeu de football n'étant pas de faire finir tous les matches sur des 0-0, les attaquants peuvent évidemment trouver la faille. Mais il faut savoir être patient, être capable de poser le jeu et de redoubler de passes pour créer les décalages, car toute velléité offensive un peu trop précipitée s'avère bien souvent rapidement sanctionnée par une interception. Au moment d'accélérer le jeu pour semer la pagaille, l'aptitude à réussir les contrôles orientés est aussi cruciale que le bon timing des derniers gestes. Mais attention, se présenter face au gardien ne garantit pas le but comme c'était un peu trop le cas sur le 2016 où les portiers se montraient bien trop impuissants. Cette fois, ils sont enfin à un niveau digne de ce nom et capables de prendre le dessus sur les attaquants lors d'un face-à-face.

Un France-Portugal dans "PES 2017"
Un France-Portugal dans "PES 2017" Crédit : Capture d'écran PES 2017 / RTL.fr

Certains défauts persistent tout de même, notamment la puissance des frappes qui partent à pleine puissance un peu trop simplement. Les centres sont également bien trop téléguidés, ce qui procure aux attaquants une domination exagérée dans le domaine aérien. Enfin, l'arbitrage est la grande énigme de ce jeu avec des décisions parfois trop laxistes, parfois trop sévères et des avantages parfois complètement oubliés.

Supporters du Bayern, passez votre chemin

Mais la plus grande faiblesse du jeu réside dans son contenu. Outre le fait que les effectifs ne sont pas à jour sans connexion Internet (Ibrahimovic toujours au PSG, Umtiti encore à Lyon), Pro Evolution Soccer manque encore et toujours cruellement de licences. Si tous les maillots et noms de clubs de la Ligue 1 et de la Ligue 2 sont au rendez-vous, c'est le désert pour le reste. En Angleterre et en Espagne, seuls Arsenal, Liverpool, l'Atlético et le Barça disposent de leurs vraies tuniques. Pour les autres, il faut encore se contenter de faux noms tels que "MD White" pour le Real Madrid ou "London FC" pour Chelsea. Pire : le Bayern Munich n'est même pas présent dans le jeu. Côté sélections, si de grandes nations comme la France et l'Allemagne sont licenciées, des équipes comme le Mexique et l'Ukraine n'offrent même pas les vrais noms de joueurs.

Au lancement du jeu, les effectifs ne sont pas à jour
Au lancement du jeu, les effectifs ne sont pas à jour Crédit : Capture d'écran PES 2017 / RTL.fr

Pour se rattraper, PES mise sur les licences des championnats brésiliens, argentins et chiliens, et une nouvelle fois sur celles des compétitions internationales comme la Ligue des champions, la Ligue Europa et la Coupe d'Asie. Comme sur le 2016, on peut donc entendre résonner l'hymne mythique de la C1 avant un PSG-Arsenal. Enfin, sur la trentaine de stades disponibles, seuls 14 sont réels mais aucun n'est français. Pour ce qui est des modes de jeu, l'incontournable Ligue des Masters est toujours au rendez-vous avec quelques améliorations permettant de dynamiser le marché des transferts. Le mode MyClub perdure également et permet aux joueurs de s'affronter avec des équipes personnalisées.

Immersion totale au Camp Nou

D'un point de vue esthétique, le moteur de jeu Fox Engine confirme sa montée en puissance. Les effets de lumières sont particulièrement réussis, ce qui offre un réel plaisir pour les yeux lors des cinématiques et les ralentis. Un grand effort a également été réalisé sur les visages, très expressifs et bien détaillés. On regrettera cependant que cet investissement ne se soit porté que sur les joueurs les plus connus.

L'ensemble de ces améliorations graphiques permet une formidable immersion lors des matches au Camp Nou avec le FC Barcelone, club avec qui Konami a noué un partenariat. Avec un stade et ses environs modélisés à la perfection, un public passionné qui chante à plein poumons l'hymne du club et affiche un superbe tifo dans les tribunes, le joueur en prend plein la vue.

Dans ces efforts de réalisme, un bémol subsiste : les commentaires. À nouveau, le duo formé par Grégoire Margotton et Darren Tulett ne fonctionne pas vraiment. La faute bien souvent à des problèmes de timing et des phrases qui ne correspondent pas à l'action décrite.

Les joueurs du Barça dans un Camp Nou joliment modélisé
Les joueurs du Barça dans un Camp Nou joliment modélisé Crédit : Capture d'écran PES 2017 / RTL.fr

Les plus

Un bon équilibre attaque-défense
Des gardiens au niveau
Les contacts physiques bien reproduits
De grandes possibilités tactiques
Les graphismes améliorés

Les moins

Les centres téléguidés
Un arbitrage hasardeux
De nombreuses licences manquantes
Des effectifs pas mis à jour
Des commentaires à côté de la plaque

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2016-09-15 17:49:00
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