1 min de lecture Musique

La Saga de Jerry Lee Lewis


Jerry Lee Lewis est un des derniers survivants de l'épopée des pionniers du rock 'n' roll. Après le succès de "Last man standing", il y a quatre ans, il revient avec "Mean old man", un nouvel album réalisé comme le précédent avec de nombreux invités prestigieux. A cette occasion, Saga raconte la vie extraordinaire de celui que l'on a surnommé le "Killer", au rythme de son piano endiablé et de ses plus grands succès, par exemple "Whole lotta shakin' goin' on", "High school confidential", ou encore l'incontournable "Great balls of fire".

jerry lee lewis
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LA SAGA DE JERRY LEE LEWIS DANS SON INTÉGRALITÉ.


"Je ne me suis jamais considéré comme le plus grand, mais je suis le meilleur." Ces mots sont de Jerry Lee Lewis lui-même. Le Killer, qui a fêté ses soixante-quinze ans le 29 septembre dernier, est de retour.
Quatre ans après son dernier album studio, il revient avec "MEAN OLD MAN". Comme le précédent, c'est essentiellement un album de duos où il a invité les plus grands de la country, du blues et du rock : on y retrouve Willie Nelson, Eric Clapton, Ringo Starr, Keith Richards et Mick Jagger, qui étaient déjà là pour l'épisode précédent, mais aussi John Fogerty, Sheryl Crow ou encore le regretté Solomon Burke. La chanson qui donne son titre à l'album, "Mean old man", est une composition de Kris Kristofferson. Jerry Lee l'a enregistrée avec la complicité de Ron Wood.

Jerry Lee Lewis est né le 29 septembre 1935 à Ferriday, en Louisiane. C'est à l'âge de quatorze ans, sur le piano de son oncle, qu'il fait ses premières gammes. Devant ses progrès étonnants, son père n'hésite pas à hypothéquer la maison familiale pour pouvoir lui en acheter un. Jerry Lee est élevé avec son cousin Jimmy Swaggart, qui deviendra un pasteur évangéliste très célèbre pour ses émissions de télévision. Il a un autre cousin, qui est célèbre lui aussi : le chanteur de country Mickey Gilley.

Avec un instrument bien à lui,  Jerry Lee Lewis peut développer son propre style, proche de celui du pianiste hillbilly "Moon" Mullican. Mais il y rajoute des sonorités blues ou western, le tout accompagné d'un grain de folie bien personnel. Sa première prestation en public a lieu en 1949 chez un concessionnaire Ford. Son père continue d'encourager la jeune carrière de son fils en transportant son piano sur le camion familial.
En 1951, alors qu'il n'a que seize ans, Jerry Lee Lewis épouse la fille d'un pasteur, Dorothy Barton, qu'il abandonne très vite. Il se remarie dès l'année suivante avec Jane Mitcham. En 1953, Jane donne naissance à son premier fils, Jerry Lee Lewis, Jr.

C'est en 1956 que Jerry Lee Lewis se rend à Memphis pour auditionner chez Sun Records. Il a tout juste vingt et un ans. Pour financer le voyage, son père a vendu trente-trois douzaines d'œufs. Sam Phillips n'est pas là, mais son assistant Jack Clement fait enregistrer Jerry Lee et lui dit de repasser un mois plus tard. A son retour, le chanteur apprend que Sam Phillips a aimé ce qu'il a fait et il signe aussitôt avec Sun Records. Son premier single, "Crazy arms", paraît fin 1956. Mais il est rejeté par la plupart des stations de radio qui lui reprochent son côté vulgaire.

Le 4 décembre 1956, Carl Perkins est en train d'enregistrer de nouveaux titres chez Sun. Jerry Lee Lewis l'accompagne au piano. Elvis Presley, qui est venu saluer Sam Phillips, se lance alors dans une jam session avec les deux musiciens. Par la suite, Johnny Cash viendra les rejoindre. Ces sessions impromptues, constituées pour une bonne moitié de reprises de gospels, ont survécu. Elles ont donné l'album connu sous le nom de "MILLION DOLLAR QUARTET". Il reparaîtra en 2006, à l'occasion des cinquante ans de cette session légendaire.

"Crazy arms", le premier single de Jerry Lee Lewis, n'a été qu'un succès local. Tout va changer avec le suivant, "Whole lotta shakin' going on". Dans un premier temps, il se vend à trente mille exemplaires dans le Sud. Mais après un passage dans le show télé de Steve Allen, il explose littéralement au niveau national et se vend à six millions d'exemplaires. C'est le premier disque d'or de Jerry Lee Lewis. Le monde entier va bientôt découvrir son piano et son rock 'n' roll brut et authentique.

Le succès de "Whole lotta shakin' going on" consacre Jerry Lee Lewis comme le grand rival d'Elvis Presley. Il enchaîne sans attendre avec "Great balls of fire", un nouveau single qui se vend à cinq millions d'exemplaires.

Au début de sa carrière, le chanteur se produit sous le nom de Jerry Lee Lewis and his Pumping Piano. Il est un des inventeurs du piano rock, non seulement par le son qu'il tire de l'instrument, mais aussi par sa façon d'en jouer. Il joue souvent debout, il ratisse le clavier d'un bout à l'autre, il le frappe avec ses coudes, parfois même avec ses pieds et il lui arrive de s'asseoir dessus. Cette sauvagerie lui vaudra son surnom de "Killer", le tueur, un mot qu’il utilisait lui-même souvent pour interpeller son entourage.
Cette débauche d'énergie (qui inspirera Elton John et Billy Joel), on peut la constater dans deux films de l'époque, "Disc-Jockey Jamboree" et "High School Confidential", où l'on peut voir Jerry Lee chanter le titre générique installé sur le plateau d'un camion.

Dès le début de sa carrière, le répertoire de Jerry Lee Lewis est très éclectique et il ne cessera de s'élargir avec les années. Jerry Lee interprète aussi bien ses propres compositions que des reprises et dans ce cas, il emprunte souvent aux autres pionniers du rock 'n' roll, comme par exemple Elvis Presley, Little Richard et Chuck Berry.

A cette époque, la vie privée de Jerry Lee Lewis est déjà très turbulente, mais cela ne se sait pas encore. Il a épousé sa deuxième femme, Jane Mitcham, vingt-trois jours avant de divorcer de la première, Dorothy Barton. Dans ce domaine comme dans d'autres, il agit avec la plus totale insouciance. De la même façon, le 11 décembre 1957, il épouse secrètement sa jeune cousine de treize ans, Myra Gale Brown, la fille de son bassiste. Pourtant, il est encore marié à Jane, dont il ne divorcera qu'en avril 1958.
Ce mariage peu orthodoxe provoque une véritable tempête lorsque le chanteur arrive pour une tournée en Angleterre. Aux journalistes qui lui demandent qui est la jeune fille qui l'accompagne, il répond franchement qu'elle est à la fois sa cousine et sa femme, et qu'il a déjà été marié deux fois auparavant. Le scandale qui en résulte l'amène à annuler trente-quatre des trente-sept concerts prévus lors de cette tournée.

De retour aux Etats-Unis, Jerry Lee Lewis s'explique sur son récent divorce et il épouse de nouveau Myra, cette fois-ci lors d'une cérémonie tout à fait légale. Mais le mal est fait et porte un coup terrible à sa carrière. Ses cachets passent de dix mille à deux cent cinquante dollars par soirée et toutes les portes se ferment devant lui. Ses disques sont bannis de nombreuses stations de radio et bien sûr, les ventes s'en ressentent. Le seul qui lui restera fidèle, sera le célèbre disc-jockey Alan Freed, celui que l'on considère comme l'inventeur du terme "rock 'n' roll".

En février 1959, Myra donne naissance au deuxième fils de Jerry Lee Lewis : Steve Allen. Mise à part une apparition dans le film "Young and deadly" en 1960, le chanteur est alors très discret. Pendant de nombreuses années, Jerry Lee Lewis enregistrera des disques qui n'auront pas l'audience qu'ils méritent. Il se concentrera sur les concerts et les tournées, développant de sérieux problèmes de santé à cause de l'abus d'alcool et d'amphétamines. C'est en mai 1961, grâce à sa reprise du classique de Ray Charles, "What'd I say", qu'il retrouvera le Top 40 américain.

Le 24 avril 1962, Steve Allen, le fils cadet de Jerry Lee, se noie dans la piscine de la propriété familiale. Le bambin âgé de trois ans avait échappé à la surveillance de Myra, qui était occupée à préparer le repas de Pâques.
Côté musique, Jerry Lee Lewis puise alors dans le répertoire des autres pionniers du rock. Il reprend "Sweet little sixteen" de Chuck Berry en 1963, puis "Good Golly Miss Molly" de Little Richard. Le 6 septembre 1963, il quitte Sun et il signe chez Smash, un label qui appartient à Mercury. Son premier single pour ce nouveau label paraît en février 64. Il s'appelle "I'm on fire" et pour Jerry Lee, c'est une réponse à la British Invasion.

Aux Etats-Unis, Jerry Lee Lewis tente un retour avec deux albums qui paraissent sur Smash Records en janvier et en juin 1965. Smash est un label largement tourné vers la country, et il ne va pas tarder à retrouver le succès grâce à cette musique. Mais en Europe, il conserve sa notoriété de chanteur de rock 'n' roll, entretenue par des shows où il garde toujours une place pour ses classiques. En 1964, il publie "LIVE AT THE STAR CLUB, HAMBURG". Il y est accompagné par  les Nashville Teens, et de l'avis général, c'est un des meilleurs disques du genre enregistrés en public.

En août 1966, Jerry Lee Lewis se retrouve sur scène à Londres dans "Catch my soul". C'est un opéra-rock de Jack Good, inspiré par le classique de Shakespeare, "Othello". Il y joue un rôle qui lui va comme un gant, celui du bandit, le terrible Iago. En mars 1968, le chanteur se laisse convaincre par le producteur Jerry Kennedy et il enregistre "ANOTHER PLACE, ANOTHER TIME", un album entièrement country qui connaît une belle réussite. Il se retrouve même N°1 des charts country avec le titre "What's made Milwaukee famous (has made a loser out of me)".

Le 13 septembre 1969, à Toronto, au Canada, Jerry Lee Lewis participe au "Rock 'n' Roll Revival Concert" avec Chuck Berry, Gene Vincent, Bo Diddley, Little Richard et John Lennon qui fait ses débuts avec le Plastic Ono Band. Un an plus tard, "There must be more to love than this" est son quatrième N°1 country. Deux mois plus tard, Myra et Jerry Lee divorcent après treize années de vie commune. Le chanteur, qui a déjà la réputation d'un buveur invétéré, va alors s'enfoncer encore plus dans l'alcool et il connaîtra tout au long des années 70 de sérieux problèmes de santé.

En janvier 1972, Jerry Lee Lewis est de nouveau N°1 dans les charts country aux Etats-Unis avec une version de "Me and Bobby McGee", le classique de Kris Kristofferson. Avec ce même titre, il est également N°40 dans les classements pop, son premier succès conséquent dans cette catégorie depuis treize ans.

Petit à petit, Jerry Lee Lewis est parvenu à retrouver le succès qu'il mérite, d'abord dans l'univers de la country, et bientôt dans celui plus général du rock 'n' roll. Il devient le "Boogie woogie country man". Après sa version de "Me and Bobby McGee", qui lui a permis de se rappeler au bon souvenir du grand public, c'est grâce à une autre reprise que Jerry Lee Lewis renoue avec le rock 'n' roll. Sur son album "THE KILLER ROCKS ON", il reprend "Chantilly lace", le classique du Big Bopper.

Le 5 août 1972, le Killer participe au "London Rock 'n' Roll Festival" avec notamment Bill Haley, Chuck Berry, Little Richard et Bo Diddley. En mars 1973, il est de nouveau à Londres, entouré de la fine fleur du rock anglais, pour enregistrer l'album "THE SESSION". Parmi les musiciens qui l'accompagnent, on peut citer Peter Frampton, Rory Gallagher, Albert Lee, Gary Wright, Kenny Jones et Alvin Lee. C'est sur cet album que l'on trouve un titre qui le ramène une fois encore vers les hit-parades : une nouvelle version de "Drinkin' wine spoo-dee o' dee".
Mais dans la vie de Jerry Lee, la tragédie n'est jamais bien loin. Le 13 novembre 1973, il perd son fils aîné qui était aussi le batteur de son groupe en tournée. Jerry Lee Lewis, Jr. trouve la mort dans un accident de voiture. Il était âgé de dix-neuf ans.

Si le sort s'est souvent acharné sur Jerry Lee Lewis, lui-même n'a pas été en reste pour nourrir les pages faits divers des journaux. En septembre 76, au cours de la soirée où il célèbre ses quarante et un ans, il blesse grièvement son bassiste Norman Owens qu'il avait visé avec un revolver, croyant qu'il n'était pas chargé. Deux mois plus tard, il est arrêté pour conduite en état d'ivresse au volant de sa Rolls-Royce qui avait fini dans un fossé. Quelques heures plus tard, il est interpellé devant Graceland, la propriété d'Elvis Presley à Memphis. Jerry Lee avait rendez-vous avec Elvis, mais la sécurité n'était pas au courant. Contrarié qu'on ne le laisse pas entrer, Jerry Lee avait brandi un pistolet en disant qu'il était venu tuer le King, ce qui avait provoqué l'intervention de la police.

En avril 1981, Jerry Lee Lewis retrouve Carl Perkins et Johnny Cash lors d'un concert à Stuttgart, en Allemagne. On en tirera l'album "THE SURVIVORS - LIVE". Le 30 juin, Jerry Lee doit être opéré pour la troisième fois d'un grave ulcère à l'estomac. Les médecins estiment à cinquante pour cent ses chances de guérison. Déjouant tous les pronostics, le chanteur récupère très vite et, moins de quatre mois plus tard, il est déjà reparti en tournée. Mais le malheur n'oublie pas le Killer. Le 8 juin 1982, Jaren, sa quatrième épouse, se noie dans la piscine de leur propriété.

Le 7 juin 1983, Jerry Lee Lewis se marie pour la cinquième fois. Il va avoir quarante-huit ans. Sa nouvelle épouse, Shawn Michelle Stevens, en a vingt-cinq. Le 24 août, elle est retrouvée morte dans leur maison du Mississippi. L'autopsie conclura à une overdose de méthadone. Moins d'un an plus tard, le 24 avril 1984, Jerry Lee se marie une nouvelle fois. La sixième épouse du "Killer" a vingt-deux ans. Elle s'appelle Kerrie McCarver. En 1985, le label Rhino publie "MILESTONES". C'est une compilation qui couvre la carrière de Jerry Lee Lewis de 1956 à 1977.

Le 23 janvier 1986, Jerry Lee Lewis figure parmi les premiers artistes intronisés au Rock 'n' Roll Hall of Fame. Quelque temps plus tard, il retourne à Memphis aux Studios Sun où il retrouve Carl Perkins, Johnny Cash et Roy Orbison pour une sorte de remake du "Million Dollar Quartet", avec Roy Orbison à la place d'Elvis Presley. Le résultat de ces sessions, c'est l'album "CLASS OF '55 – MEMPHIS ROCK & ROLL HOMECOMING". A l'époque, qui aurait pu prévoir que le seul survivant de cette réunion serait aujourd'hui Jerry Lee Lewis ?

Jerry Lee Lewis III naît le 28 janvier 87. C'est le seul fils de Jerry Lee encore vivant. Mai 1988 marque le début du tournage de "Great balls of fire", un film qui retrace les premières années de la carrière du Killer. Il est inspiré du livre écrit par l'ancienne épouse de Jerry Lee, sa cousine Myra Gale Lewis. Pour la bande originale du film, Jerry Lee a réenregistré un certain nombre de ses classiques et il a même donné des leçons de piano à Dennis Quaid, l'acteur qui joue son rôle. Mais dans le film, les mains que l'on voit sur le clavier du piano, ce sont celles de Jerry Lee.

Si le film "Great balls of fire" a permis à Jerry Lee Lewis de retrouver une certaine actualité, c'est un autre film, "Dick Tracy", qui lui permet de renouer avec les hit-parades. Dans la bande originale de ce film, on peut l'entendre chanter "It was the whiskey talkin' (not me)".

En avril 1993, une nouvelle compilation rend hommage à Jerry Lee Lewis. C'est un double CD de quarante-deux titres intitulé "ALL KILLER, NO FILLER".
C'est un résumé de son parcours de 1956 à 1980, qui donne une assez bonne idée de l'étendue, de la diversité de son répertoire. On peut constater que Jerry Lee Lewis est à l'aise dans tous les styles de musiques qu'il aborde : le rock 'n' roll, le boogie, le rockabilly, la country et le blues.

Au début des années 90, pour échapper à des poursuites fiscales, Jerry Lee Lewis réside en Irlande. En effet, il a été déclaré en faillite personnelle en 1988 et on lui réclame deux millions de dollars d'arriérés d'impôts. En juillet 1994, il trouvera un accord avec le fisc américain et tout rentrera dans l'ordre. Jerry Lee retourne alors en studio et il publie "YOUNG BLOOD" en mai 1995. C'est son premier album studio en douze ans.

En 2004, le dessinateur-scénariste Benoît Bonte retrace quelques épisodes de la vie tumultueuse de Jerry Lee Lewis dans une histoire baptisée "The Killer". Elle paraît dans la série intitulée BD Rock, accompagnée de deux CDs, comme c'est la règle dans cette collection. On y trouve quarante titres que Jerry Lee avait enregistrés entre 1956 et 1963. On y remarque une version du classique de Gene Vincent, "Be-bop-a-lula", avec un Scotty Moore plutôt discret à la guitare.

Jerry Lee Lewis n'a jamais cessé de tourner et tous ceux qui l'ont vu un jour sur scène savent que ses concerts sont des moments uniques, intenses et très particuliers, souvent imprévisibles. En février 2005, la Record Academy – qui organise également les Grammy Awards – lui décerne un "Lifetime Achievement Award", c'est-à-dire une récompense pour l'ensemble de sa carrière. Au même moment, son personnage est évoqué dans "Walk the line", le film de James Mangold qui raconte le début de la carrière de Johnny Cash. C’est le comédien-chanteur Waylon Payne qui joue son rôle.

Jerry Lee Lewis a tout connu dans sa vie, le triomphe et la tragédie. Pour lui, la musique est une chose essentielle et il n'y renoncera jamais. Onze ans après "Young Blood", il retourne en studio pour enregistrer "LAST MAN STANDING", pour proclamer qu'il est toujours là, toujours debout. Le projet est apparemment ambitieux, mais il est à la démesure du personnage. C'est un album de duos où Jerry Lee Lewis a invité les plus grands noms de la country, du blues et du rock, par exemple Willie Nelson, Kris Kristofferson, Eric Clapton, Buddy Guy, Jimmy Page, Mick Jagger, Rod Stewart, Neil Young, Ringo Starr, Little Richard et Bruce Springsteen, avec qui il reprend "Pink Cadillac".

En novembre 2007, au moment où est présenté un film qui lui est consacré, "The life and music of Jerry Lee Lewis", le chanteur reçoit une récompense exceptionnelle : un "American Music Masters Award". "Last man standing" a connu un succès inattendu, au point de constituer la plus grosse vente de toute la carrière de Jerry Lee Lewis.
Il a donc décidé de reprendre la formule pour son nouvel album, "MEAN OLD MAN". On y trouve dix-huit titres et plus d'une vingtaine d'invités, parmi lesquels des fidèles comme Mick Jagger, Keith Richards, Eric Clapton, Willie Nelson et John Fogerty, qui avaient déjà participé à l'expérience précédente. D'autres sont venus les rejoindre comme Kid Rock, Sheryl Crow, Slash, Shelby Lynne et le regretté Solomon Burke, avec qui Jerry Lee reprend "Railroad to heaven". Comme il l'explique, c'est une chanson qu'il interprétait à l'église alors qu'il était encore un enfant.

Sur l'album "Mean old man", comme c'était déjà le cas sur "Last man standing", Jerry Lee Lewis mélange le blues, le rock, la country, la soul et le gospel, pour en faire une musique qui n'appartient qu'à lui, une musique qui lui a fait dominer les hit-parades américains il y a plus d'un demi-siècle. Jerry Lee, qui vit aujourd'hui avec sa famille dans un ranch à Nesbit, dans le Mississippi, continue de tourner régulièrement. Il était d'ailleurs en Europe le mois dernier et plusieurs concerts sont prévus aux Etats-Unis dans les semaines qui viennent.
Nous terminerons cette Saga avec le traditionnel "Will the circle be unbroken", que Jerry Lee Lewis interprète avec Mavis Staples, Robbie Robertson et Nils Lofgren.

TITRES DIFFUSÉS (dans l'ordre de leur passage à l'antenne):


-    "Rockin' my life away" (CD "Jerry Lee Lewis")
-    "Mean old man" (CD "Mean old man")
-    "It'll be me" (CD "Jerry Lee Lewis")
-    "Down the line" (CD "All killer, no filler")
-    "Crazy arms" (CD "Jerry Lee Lewis")
-    "Down by the riverside" (CD "Million Dollar Quartet")
-    "Whole lotta shakin' going on" (CD "All killer, no filler")
-    "Great balls of fire" (CD "Jerry Lee Lewis, Vol. 2")
-    "High school confidential" (CD "Jerry Lee Lewis")
-    "Little Queenie" (CD "The solid gold collection")
-    "Breathless" (CD "All killer, no filler")
-    "Break up" (CD "Jerry Lee Lewis, Vol. 2")
-    "What'd I say" (CD "Jerry Lee Lewis, Vol. 2")
-    "I'm on fire" 'CD "All killer, no filler")
-    "Money (that's what I want)" (CD "Live at the Star Club, Hamburg")
-    "What's made Milwaukee famous" (CD "Another place, another time")
-    "There must be more to love than this" (CD "There must be more to love than this")
-    "Me and Bobby McGee" (CD "Great balls of fire")
-    "Good Golly Miss Molly" (CD "The solid gold collection")   
-    "Chantilly lace" (CD "All killer, no filler")
-    "Drinkin' wine spo-dee-o-dee" (CD "The session")
-    "Hound dog" (CD "the solid gold collection")
-    "Meat man" (CD "Southern roots")
-    "Over the rainbow" (CD "Killer country")
-    "Keep my motor running" (CD "Class of '55 – Memphis rock & roll homecoming")
-    "Wild one" (CD "Great balls of fire!")
-    "It was the whiskey talkin' (not me)" (CD "Dick Tracy")
-    "No headstone on my grave" (CD "The session")
-    "Down the road a piece" (CD "Young blood")
-    "Be-bop-a-lula" (CD BD Rock "Jerry Lee Lewis")
-    "You win again" (CD "All killer, no filler")
-    "Pink Cadillac" (CD "Last man standing")
-    "Railroad to heaven" (CD "Mean old man")
-    "Will the circle be unbroken" (CD "Mean old man")


DISCOGRAPHIE SÉLECTIVE

-    "JERRY LEE LEWIS" (album – 1959)
-    "JERRY LEE LEWIS, VOL. 2" (album – 1962)
-    "GOLDEN HITS OF JERRY LEE LEWIS" (compilation – 1964)
-    "THE GREATEST LIVE SHOW ON EARTH" (live album – 1965)
-    "THE RETURN OF ROCK" (album – 1965)
-    "COUNTRY SONGS FOR CITY FOLKS" (album – 1966)
-    "MEMPHIS BEAT" (album – 1966)
-    "BY REQUEST – MORE GREATEST LIVE SHOW ON EARTH" (live album – 1967)
-    "SOUL MY WAY" (album – 1968)
-    "ANOTHER PLACE, ANOTHER TIME" (album – 1969)
-    "SHE STILL COMES AROUND (TO LOVE WHAT'S LEFT OF ME)" (album – 1969)
-    "SINGS THE COUNTRY MUSIC HALL OF FAME HITS, VOL. 1 & VOL. 2" (compilations – 1969)
-    "ORIGINAL GOLDEN HITS, VOL. 1 & VOL. 2" (compilations – 1969)
-    "TOGETHER" (album avec Linda Gail Lewis – 1970)
-    "SHE EVEN WOKE ME UP TO SAY GOODBYE" (album – 1970)
-    "BEST OF" (compilation – 1970)
-    "THERE MUST BE MORE TO LOVE THAN THIS" (album – 1971)
-    "IN LOVING MEMORIES" (album – 1971)
-    "TOUCHING HOME" (album – 1971)
-    "WOULD YOU TAKE ANOTHER CHANCE ON ME" (album – 1971)
-    "THE KILLER ROCKS ON" (album – 1972)
-    "WHO'S GONNA PLAY THIS OLD PIANO ?" (album – 1972)
-    "THE SESSION" (album – 1973)
-    "LIVE AT THE INTERNATIONAL LAS VEGAS" (live album – 1973)
-    "SOMETIMES A MEMORY AIN'T ENOUGH" (album - 1973
-    "SOUTHERN ROOTS" (album – 1974)"
-    "I-40 COUNTRY" (album – 1974)
-    "BOOGIE WOOGIE COUNTRY MAN" (album – 1975)
-    "I'M A ROCKER" (album – 1975)
-    "JERRY LEE LEWIS" (album – 1979)
-    "WHEN TWO WORLDS COLLIDE" (album – 1980)
-    "KILLER COUNTRY" (album – 1981)
-    "MY FINGERS DO THE TALKING" (album – 1983)
-    "I AM WHAT I AM" (album – 1984)
-    "GREAT BALLS OF FIRE" (compilation - 1989)
-    "THE JERRY LEE LEWIS ANTHOLOGY – ALL KILLER NO FILLER" (compilation – 1994)
-    "YOUNG BLOOD" (album – 1995)
-    "JERRY LEE LEWIS" (BD + compilation – 2004)
-    "THE DEFINITIVE COLLECTION" (compilation – 2005)
-    "THE SOLID GOLD COLLECTION" (compilation – 2005)
-    "LAST MAN STANDING" (album – 2006)
-    "A HALF-CENTURY OF HITS" (coffret – 2006)
-    "LIVE FROM AUSTIN, TX" (live DVD + CD – 2007)
-    "LAST MAN STANDING LIVE" (DVD – 2007)
-    "MEAN OLD MAN" (album – 2010)


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Jerry Lee Lewis est un des derniers survivants de l'épopée des pionniers du rock 'n' roll. Après le succès de "Last man standing", il y a quatre ans, il revient avec "Mean old man", un nouvel album réalisé comme le précédent avec de nombreux invités prestigieux. A cette occasion, Saga raconte la vie extraordinaire de celui que l'on a surnommé le "Killer", au rythme de son piano endiablé et de ses plus grands succès, par exemple "Whole lotta shakin' goin' on", "High school confidential", ou encore l'incontournable "Great balls of fire".
https://www.rtl.fr/culture/musique/saga-la-saga-de-jerry-lee-lewis-7771238184
2010-12-10 09:00:00
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