1 min de lecture Musique

La Saga de Bon Jovi


Une semaine après sa sortie, "What about now", le douzième album studio de Bon Jovi, est entré dans le hit-parade américain directement à la première place. Il confirme que le groupe – qui célèbre cette année son trentième anniversaire – n'a rien perdu de sa force et de son envie de jouer ce rock puissant et mélodique qui a fait son succès. Au micro de Saga, le chanteur Jon Bon Jovi et le guitariste Richie Sambora reviennent sur les grandes étapes de la carrière de ce groupe avec lequel ils viennent d'entamer une nouvelle tournée mondiale baptisée "Because We Can : The Tour".

bon jovi
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LA SAGA DE BON JOVI

"I believe" (CD "Keep the faith")

Le nouveau Bon Jovi, "WHAT ABOUT NOW", est sorti officiellement le 11 mars dernier. C'est leur douzième album studio, le quatrième qui a été réalisé par John Shanks, un producteur qui a également travaillé avec Chris Isaak, Sheryl Crow, Fleetwood Mac, Stevie Nicks et Alanis Morissette.
"What About Now" renoue avec le rock direct et spontané de Bon Jovi, ce style de musique sur lequel ils ont bâti leur légende. Aux Etats-Unis, il s'est vendu à cent un mille exemplaires en une semaine et il est entré directement à la première place du Top 200 du Billboard, devançant d'une courte tête le nouvel album de David Bowie, "The Next Day".

"Because we can" (CD "What about now")

John Francis Bongiovi est né le 2 mars 1962 à Perth Amboy, dans le New Jersey. Très vite, pour des raisons de commodité, il choisit de simplifier l'orthographe de son nom qui devient Bon Jovi. Jon n'est pas très porté sur les études. Il préfère la musique. Il chante dans de nombreux groupes comme The Rest, The Wild Ones, Johnny & The Lechers, The Raze et Atlantic City Expressway. En même temps, il travaille comme homme à tout faire à New York, pour les fameux studios "Power Station", dont le propriétaire n'est autre que son cousin, Tony Bongiovi.
C'est là, au cours de l'été 1982, qu'il enregistre une de ses compositions, "Runaway". Ce titre est remarqué par une radio locale et il paraît sur une compilation qui réunit plusieurs artistes new-yorkais qui n'ont pas encore de maison de disques. "Runaway" suscite un engouement inattendu et devient un succès sur plusieurs radios étudiantes de Detroit, Denver, Tampa, New York et Minneapolis. C'est à ce moment que Jon décide de monter un groupe. Il le baptise de son nom : Bon Jovi.

"Runaway" (CD "Bon Jovi")

Pour monter son groupe, Jon Bon Jovi fait d'abord appel à un de ses amis qui est encore étudiant, le clavier David Bryan. Puis il embauche Tico Torres, le batteur de Francke & The Knockouts, avant de compléter la formation avec deux musiciens du groupe Message, le guitariste Richie Sambora et le bassiste Alec John Such. Ils tournent intensément pendant plusieurs mois avant de signer un premier contrat avec Polygram en juillet 1983.
Leur premier album est coproduit par Tony Bongiovi et par Lance Quinn, le producteur d'Aerosmith, d'Ozzy Osbourne et des Talking Heads. Intitulé tout simplement "BON JOVI", il parait en janvier 84 et ne tarde pas à être certifié disque d'or. Les cinq musiciens se produisent alors en première partie de Scorpions et de Whitesnake, avec qui ils participent au "Super Rock Tour". Au cours de l'hiver, ils sont en Europe avec  Kiss. Pour le magazine "Kerrang", la bible anglaise du hard-rock, Bon Jovi est le "Groupe de l'année" 1984.

"She don't know me" (CD "Bon Jovi")

En mai 1985, c'est Lance Quinn (seul cette fois-ci) qui produit le deuxième album de Bon Jovi : "7800 DEGREES FAHRENHEIT". Les trois singles qui en sont extraits, "Only lonely",  "In and out of love" et "Hardest part is the night", entrent tous dans le Top 100. Parfaitement complémentaires, Jon Bon Jovi et Richie Sambora constituent la force créatrice du groupe. Ecoutons Jon Bon Jovi.

"Le plus souvent, Richie et moi nous prenons nos guitares, nous nous asseyons et nous discutons à bâtons rompus : de ce que nous avons lu dans les journaux,  vu aux actualités à la télé, entendu comme disque ou de n'importe quelle idée. Et je commence à gratouiller quelques notes que Richie va reprendre et qui vont devenir un thème. A la fin de l'après-midi, on fait une petite pause, on mange un morceau, et après ça, on a une chanson. C'est une véritable collaboration. On fait tout ensemble, aussi bien la musique que les paroles. Sans avoir besoin d'avoir recours à quoi que ce soit d'autre. Simplement deux guitares, deux gars et un magnétophone".

Pour s'imposer, Bon Jovi privilégie la scène. Pendant un peu plus de deux ans, ils vont parcourir la planète et donner près de quatre cent cinquante concerts. Fin 1985, ils s'arrêtent pour préparer leur troisième album sous la direction de Bruce Fairbairn, le producteur du groupe canadien Loverboy.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

"In and out of love" (CD "7800° Fahrenheit")

A cette époque, Jon Bon Jovi déclare au magazine "Hit-Parader" : "Il faut que notre succès égale celui de 'Pyromania' ou de 'Born to run'. Sinon, nous abandonnerons." En août 1986, "SLIPPERY WHEN WET" bat les records cumulés des deux albums de Def Leppard et de Bruce Springsteen auxquels Jon vient de faire référence. "Slippery when wet" est classé N°1 aux Etats-Unis pendant huit semaines consécutives. Deux singles qui en sont extraits vont se succéder à la première place des hit-parades : d'abord "You give love a bad name" puis "Livin' on a prayer" qui sera déclaré "Chanson de l'année" et "Chanson la plus écoutée de l'année" par la Juke-Box Association of America.

"Livin' on a prayer" (CD "Slippery when wet")

Le raz-de-marée provoqué par "Slippery when wet" est dû au talent de Bon Jovi, mais aussi à l'habileté d'un redoutable "songwriter" à qui le groupe a fait appel pour ce disque, Desmond Child. Ensemble, ils ont réussi le tour de force de convertir au heavy-metal ceux qui, jusqu'alors, étaient plutôt réfractaires à ce style de musique. Le charisme de Jon Bon Jovi, véritable sex-symbol qui rallie à sa cause plusieurs générations, a été un autre élément déterminant dans cette explosion. "Wanted dead or alive", le  troisième single extrait de "Slippery when wet",  atteint lui aussi le Top Ten et s'impose comme un des clips favoris des téléspectateurs de MTV.

"Wanted dead or alive" (CD "Slippery when wet")

Jon Bon Jovi écrit aussi pour d'autres artistes. Avec Richie Sambora et Desmond Child, il compose et produit "We all sleep alone", une chanson qui relance la carrière de Cher. Début 1987, Jon et Richie signent plusieurs titres pour Loverboy, pour Ted Nugent et pour le groupe Witness.
Pendant ce temps, la carrière de Bon Jovi ne faiblit pas. En cinq mois, "Slippery when wet" s'est vendu à cinq millions d'exemplaires. En avril 87, leurs deux premiers albums sont certifiés disques de platine. Ils sont alors sur la route pour le "Tour Without End", la "Tournée sans fin" qui porte bien son nom. Au cours de l'année 1987, ils donnent cent trente-cinq concerts. Pour Jon Bon Jovi, cette attitude correspond à la véritable identité du groupe.

"Bon Jovi est réellement un groupe complet au sens premier du terme. Quand on a commencé, il y avait beaucoup de groupes américains qu'on adorait. Mais ils ne sortaient jamais des Etats-Unis. J'ai été très étonné, lorsque j'ai appris que de nombreux groupes américains des années 70 et 80, qui passaient sans arrêt à la radio et qui remplissaient des stades aux Etats-Unis, ne se produisaient pas à l'étranger, tout simplement parce qu'ils n'y allaient pas. Ce qui traduit un esprit assez étroit, je trouve, parce que nous, nous avons toujours été les premiers à sauter sur l'occasion pour partir à l'étranger. On a eu notre premier disque d'or au Japon, pas en Amérique. On est allés en Afrique, en Asie, en Australie, en Amérique Centrale, en Amérique du Sud ; on est allés partout où on nous a permis d'aller, parfois même où on nous l'avait interdit."

"You give love a bad name" (CD "Slippery when wet")

Le bilan de l'album "Slippery when wet" est éloquent : il s'est vendu à neuf millions d'exemplaires rien qu'aux Etats-Unis, et il est certifié huit fois disque de platine. En août 1987, en Angleterre, Bon Jovi est programmé en tête d'affiche du festival "Monsters of Rock" où ils jouent devant soixante-huit mille personnes. C'est le point culminant d'une année qui les voit s'imposer comme le groupe de heavy-metal N°1 dans le monde.
Le 18 août 1988, au cours d'une conférence de presse retransmise par satellite dans tous les Etats-Unis, les musiciens de Bon Jovi présentent leur quatrième album. Ils l'ont baptisé "NEW JERSEY" pour bien montrer leur attachement à leurs origines. Le disque sort un mois plus tard dans le monde entier, y compris en Union Soviétique. C'est d'ailleurs le premier album de rock américain sorti officiellement dans ce pays. "New Jersey" est un compromis réussi entre l'ouverture commerciale et la performance technique.

"Bad medicine" (CD "New Jersey")

Dans chacune de leurs compositions, même les plus dures, les musiciens de Bon Jovi ont toujours essayé de construire une véritable ligne mélodique. Prince les avait salués comme "le seul groupe blanc à avoir du groove". En quatre années de carrière, ils ont atteint des sommets. Mais du haut de leur piédestal, ils n'ont jamais oublié les autres : ils ont par exemple aidé les groupes Cinderella et Skid Row à signer leurs premiers contrats d'enregistrement.
Après quatre années de travail presque ininterrompu, le groupe fait une pause. Le 29 avril 1989, Jon Bon Jovi épouse son amie d'enfance, Dorothea Hurley. Quatre enfants naitront de cette union. Jon compose  alors la musique du film "Young Guns II" qui sert de base à son album solo "BLAZE OF GLORY". Coproduit par Danny Kortchmar, "Blaze of glory" paraît en août 1990. On y remarque des invités prestigieux comme Elton John, Little Richard, Waddy Wachtel, Aldo Nova, Benmont Tench et Jeff Beck qui assure le solo de guitare sur le titre générique qui se classe N°1 aux Etats-Unis.

"Blaze of glory" (CD Jon Bon Jovi : "Blaze of glory")

Après avoir publié "Blaze of glory", Jon Bon Jovi monte son propre label, Jamb Co Records. En 1991, il coproduit les albums "Blood on the bricks" d'Aldo Nova et "Pretty blue world" de Billy Falcon. Il continue aussi d'écrire pour les autres. Il co-signe par exemple "Sometimes it's a bitch" pour Stevie Nicks et "So close" pour Daryl Hall et John Oates.
Jon profite également de cette période pour faire le ménage dans l'entourage du groupe. Il renvoie son manager, Doc McGhee, qui vient d'être impliqué dans un trafic de drogue et condamné par la justice américaine. Il remercie également ses avocats, il reprend le contrôle total des opérations et entame un processus de reconstruction. Il veut, dit-il, "revenir à la situation de cinq types qui jouent dans une cave".

"I'll be there for you" (CD "New Jersey")

DEUXIÈME PARTIE

"I'll sleep when I'm dead" (CD "Keep the faith")
                                             
Après avoir enregistré les quatre albums qui les ont définitivement imposés, les musiciens de Bon Jovi décident de se consacrer à des projets plus personnels.
Le chanteur Jon Bon Jovi vient de publier son premier album solo, "Blaze of glory". Le batteur, Tico Torres, se consacre à ses autres passions : la peinture et la sculpture. Le bassiste, Alec John Such, se remet d'un accident de moto qui l'a immobilisé pendant une longue période et le clavier David Bryan compose la musique d'un film de science-fiction, "The Netherworld". Quant au guitariste, Richie Sambora, il propose un premier album solo très remarqué, "STRANGER IN THIS TOWN", qui paraît en septembre 1991.
C'est finalement en novembre 1992 que Bon Jovi effectue son grand retour avec "KEEP THE FAITH". C'est un album marqué par l'apparition de nouveaux rythmes et par une certaine prise de conscience sociale. Ecoutons Jon Bon Jovi.

"Je suis conscient de cette évolution. Si on réécoute 'Runaway', c'était l'époque où j'avais tout juste vingt ans ; 'You give love a bad name', j'avais vingt-cinq ans, je m'amusais et j'étais insouciant. Sur 'Keep the faith', on remarque une réelle prise de conscience sociale ; je pense qu'on a également mûri en tant qu'auteurs. On a tenté d'imposer un certain optimisme face à l'adversité et face à un monde pessimiste. Je crois que c'est plutôt pas mal".
                                              
A son tour, Richie Sambora évoque l'évolution du groupe et il se montre tout à fait en phase avec Jon.

"Je crois que cette évolution est naturelle, comme vient de le dire Jon. A vingt ans, nous avions évidemment une expérience de la vie beaucoup plus limitée. Maintenant, nous avons mûri, nous avons des enfants et grâce à tout ce que nous avons vécu, grâce également à notre longévité dans le monde de la musique, il y a d'autres sujets que nous pouvons aborder, et de façon différente. Le succès peut être enrichissant si on garde les yeux ouverts. Heureusement, je crois que nous avons bien appris notre métier. Mais il a évolué, c'est sûr".

"Keep the faith", que l'on peut qualifier d'album expérimental ou de transition, a du mal à trouver son public. On y trouve tout de même un tube, "Bed of roses", qui connait un succès international.

"Bed of roses" (CD "Keep the faith")

En octobre 1994,  la compilation "CROSS ROAD – THE BEST OF BON JOVI" est un succès mondial. On y trouve deux inédits : "Always" et "Someday, I'll be Saturday night". C'est à ce moment que le bassiste, Alec John Such, décide de s'en aller. Pour l'instant, c'est le seul changement de personnel intervenu dans le groupe depuis ses débuts. Le 17 décembre 1994, à Paris, Richie Sambora épouse l'actrice Heather Locklear. Ils auront une petite fille, Ava Elizabeth, née le 4 octobre 1997. Ils divorceront en avril 2007.

"Always" (CD "Cross Road : The Best of Bon Jovi")

En juin 1995, Bon Jovi revient avec un nouvel album original, "THESE DAYS". Il a été enregistré avec un nouveau bassiste, Hugh McDonald, un musicien de sessions très demandé qui jouait déjà sur "Runaway", le premier titre enregistré par Jon Bon Jovi. Hugh McDonald ne fait pas officiellement partie de Bon Jovi. Il n'apparaît pas sur les photos, mais il collabore régulièrement avec eux, aussi bien sur disque que sur scène.
La tournée internationale qui accompagne "These days" est imposante. Elle culmine à Londres en juin 1995 avec trois concerts à guichets fermés au stade de Wembley. Début juillet, Bon Jovi est à Paris en première partie des deux concerts de la tournée "Voodoo Lounge" des Rolling Stones. De retour chez eux, dans le New Jersey, ils décident très sagement de s'octroyer une nouvelle période de repos. Le 7 septembre 1996, Tico Torres, le batteur, épouse la top-model Eva Herzigova. Leur mariage ne durera que deux ans.

"This ain't a love song" (CD "These days")

En 1996, Jon Bon Jovi fait une apparition dans le film "Moonlight and Valentino", avant d'enchainer avec les tournages de "Little city", "Homegrown", "Long time, nothing new" et "The leading man". Il fait aussi son entrée officielle dans l'univers de la mode en posant pour le couturier Versace. En juin 1997, Jon Bon Jovi publie un second album solo, "DESTINATION ANYWHERE". Comme il nous l'explique, c'est un travail assez différent de ce qu'il fait habituellement avec le groupe.

"Lorsque j'ai enregistré mon album solo 'Destination anywhere', je vivais à Londres où j'étais en train de tourner un film. J'y ai donc subi d'autres influences. Tout était différent : les radios que j'écoutais, les livres et les magazines que je lisais, les pièces de théâtre que j'ai vues dans le West End, sans parler des gens que j'ai rencontrés. Ça n'aurait pas convenu aux autres ; ils n'avaient aucun lien avec tout ça. Lorsque je leur ai parlé de 'Midnight in Chelsea', ils ont cru que c'était un quartier de Manhattan. De plus, ce n'était pas les mêmes techniques de production : j'ai travaillé avec Dave Stewart et avec Steve Lironi, deux Anglais qui appartiennent à une école tout à fait différente. Mais ça fait partie d'une culture et de la liberté artistique d'essayer de nouvelles choses."

Pour accompagner la promotion de "Destination anywhere", un moyen métrage est tourné avec des acteurs aussi prestigieux que Demi Moore, Kevin Bacon et Whoopi Goldberg. Les quatre clips de l'album ont été extraits de ce film. Dave Stewart (de Eurythmics) a produit trois titres, dont le single "Midnight in Chelsea".

"Midnight in Chelsea" (CD Jon Bon Jovi : "Midnight in Chelsea")

Après Jon Bon Jovi, c'est au tour de Richie Sambora de publier un deuxième album solo, "UNDISCOVERED SOUL". Début 1999, le groupe se retrouve pour enregistrer le titre "Real life", un extrait de la bande originale du film de Ron Howard, "ED TV". Sorti officiellement le 30 mai 2000, "CRUSH" est le premier album de Bon Jovi en cinq ans. Il a été entièrement réalisé dans les studios Sanctuary, chez eux, dans le New Jersey.
Jon Bon Jovi présente "Crush", comme un disque qui reste fidèle à l'image du groupe, mais avec un son résolument vingt et unième siècle. Le premier single qui en est extrait, "It's my life", s'impose très vite comme un des plus gros succès radio de Bon Jovi, ce qui réjouit Jon. "Pour un groupe qui a notre histoire", déclare-t-il alors, "avoir encore des hits-singles est une bénédiction".

"It's my life" (CD "Crush")

Le 20 août 2000, Bon Jovi donnent un concert exceptionnel à Londres au Stade de Wembley. C'est un événement, car c'est le dernier concert avant la démolition du célèbre stade qui doit laisser la place à un édifice plus imposant.
Ils s'y étaient déjà produits en 1995 et à l'époque, ils avaient accueilli Bob Geldof pour une reprise du classique des Boomtown Rats : "I don't like Mondays". On peut retrouver ce titre en mai 2001 sur leur premier album public : "ONE WILD NIGHT – LIVE 1985-2001". Jon Bon Jovi explique pourquoi le groupe a tenu à publier ce disque.

"Heureusement, il nous reste encore assez d'inspiration pour continuer à écrire de nouvelles chansons. "One wild night" nous a paru nécessaire pour notre public le plus jeune, celui qui nous a découverts avec 'Crush'. On a été très surpris quand certains nous ont demandé si c'était notre premier album et on a voulu leur expliquer d'où on vient. Plutôt que de faire un album public qui serait un 'Greatest Hits Live', on a voulu leur montrer différentes étapes de notre parcours. C'est pour ça qu'on y trouve 'I don't like Mondays'. En règle générale, on ne reprend pas les chansons des autres, mais là, être à Wembley et avoir sur scène Bob Geldof à une semaine à peine du dixième anniversaire du 'Live Aid', c'était pour nous quelque chose de magique. On y a également mis des titres enregistrés dans les bars à nos débuts, en 85, 86. Ce sont des moments qui rappellent des ambiances particulières et qui expliquent pourquoi notre public nous est resté fidèle si longtemps. C'est aussi une façon de dire aux jeunes que nous avons un passé, une longue histoire."

"I don't like mondays" (CD "One wild night")

Le huitième album studio de Bon Jovi, "BOUNCE", paraît en septembre 2002. Jon nous le présente brièvement.

"Pour moi, un album doit être un concentré d'une période de la vie. En ce qui me concerne, une année s'est écoulée depuis la fin de la dernière tournée. Que s'est-il passé pendant ce temps ? Eh bien, pas mal de choses, et notamment les événements du 11 septembre. Alors, dans le disque, il y a de gentilles chansons romantiques, des titres rock plus marrants et d'autres plus classiques, plus épiques, où l'on raconte une histoire. Voilà ce qui constitue 'Bounce'. C'est un album avec un début, un milieu et une fin. Je tenais à ce que ce soit comme un film ou un livre, comme si j'embarquais quelqu'un pour un voyage, le voyage de ce qui s'est passé dans ma vie l'année écoulée. Il y a donc eu le 11 septembre, qui est un chapitre important, pour ne pas dire terrifiant, mais il n'y a pas que ça. Or, je ne voulais pas que l'album soit trop sentimental, trop patriotique, mais je voulais tout de même témoigner de ce que moi, le groupe et le pays, avons vécu".

En anglais, "Bounce" signifie le rebond. Pour Bon Jovi, ce titre a une double signification. Il évoque d'abord la capacité pour la ville de New York et pour le monde de rebondir après les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Et c'est aussi une allusion à la longévité du groupe. Mais comme tient à le souligner Jon Bon Jovi, "Bounce" se veut avant tout un album optimiste.

"Sur ce disque, il y a trois chansons qui ont été inspirées par le 11 septembre. Le titre générique, 'Bounce' ; 'Undivided', évidemment, et le single, 'Everyday'. Nous avons décidé de donner une perspective optimiste à notre travail, parce que l'album sort également en Europe et dans le reste du monde. De toute façon, Bon Jovi a toujours construit ses chansons d'un point de vue optimiste, depuis 'Livin' on a prayer', 'Keep the faith', 'It's my life', jusqu'à 'Everyday' et les autres titres de ce nouvel album".

"Everyday" (CD "Bounce")

Après la tournée qui accompagne "Bounce", Bon Jovi a l'idée de réaliser un album qui regrouperait plusieurs titres enregistrés en public et en acoustique.
Finalement, le projet évolue et les musiciens ré-écrivent et réenregistrent douze de leurs plus grands succès dans des versions semi-acoustiques. Le résultat, "THIS LEFT FEELS RIGHT", paraît en novembre 2003.
L'année suivante, le groupe publie un coffret de quatre CDs intitulé : "100, 000, 000 BON JOVI FANS CAN'T BE WRONG". On y trouve trente-huit inédits, treize titres rares et un DVD. Le bilan de Bon Jovi est exceptionnel : vingt ans après leurs débuts, ils dépassent le cap des 100 millions d'albums vendus. Finalement, c'est en septembre 2005 que le groupe revient avec un nouvel album de matériel original. Il s'appelle "HAVE A NICE DAY".

"Have a nice day" (CD "Have a nice day")
          
La tournée "Have a nice day" est un énorme succès. En termes de recettes, Bon Jovi se place juste derrière les Rolling Stones et Madonna. Aux Etats-Unis, ils proposent une version country de "Who says you can't go home". C'est un extrait de l'album "Have a nice day" qu'ils ont réenregistré avec Jennifer Nettles, la chanteuse du groupe Sugarland. Cette version obtiendra le Grammy Award de la "Meilleure collaboration vocale country".
Ce succès va les inspirer pour la réalisation de leur album suivant, "LOST HIGHWAY", qui paraît en juin 2007. Ce disque, largement influencé par Nashville, contient deux duos avec des artistes de la scène country : "We got it goin' on" avec Big & Rich et "Till we ain't strangers anymore" avec LeAnn Rimes.

"Till we ain't strangers anymore" (CD "Lost highway")                        

En avril 2009, "When we were beautiful" est le titre d'un film documentaire qui revient sur les hauts et les bas de la carrière de Bon Jovi et qui propose des extraits de la tournée "Lost Highway". "When we were beautiful" est également le titre d'un livre, la première biographie officielle du groupe.
Leur onzième album studio, "THE CIRCLE", paraît en novembre 2009. Après la parenthèse Nashville, il constitue un retour au rock qui les a rendus célèbres. Il entre directement à la première place des classements du Billboard. La tournée exceptionnelle qui accompagne l'album fait étape à Paris-Bercy le 16 juin 2010. Pour la deuxième fois en trois ans, Bon Jovi décrochera le titre de "Top Touring Act of the Year", meilleure tournée de l'année.

"We weren't born to follow" (CD "The circle")

Paru en octobre 2010, le "GREATEST HITS" de Bon Jovi est un double CD qui propose vingt-huit titres, dont quatre inédits. En septembre 2012, c'est Richie Sambora qui publie son troisième album solo : "AFTERMATH OF THE LOWDOWN". Deux mois plus tard, Bon Jovi propose "INSIDE OUT". C'est un album live et un DVD qui ont été enregistrés lors des deux tournées précédentes, en 2008 et en 2010. Le 12 décembre 2012, on les retrouve à New York, au Madison Square Garden, où ils interprètent deux titres lors du Concert pour les victimes de l'Ouragan Sandy. En février 2013, Jon Bon Jovi écrit et enregistre deux titres pour la bande originale du film "Stand up guys" avec Al Pacino.
Puis c'est le groupe Bon Jovi qui frappe un grand coup avec "WHAT ABOUT NOW", son douzième album studio qui entre directement à la première place des classements du Hot 200 du Billboard, coiffant David Bowie sur le poteau. Bon Jovi, qui vient d'entamer une nouvelle tournée mondiale baptisée "Because We Can : The Tour", sera en Europe du 14 mai au 5 juillet. Pour l'instant, aucune date n'est prévue France.

"What about now" (CD "What about now")


DISCOGRAPHIE :

BON JOVI

-    "BON JOVI" (album – 1984)
-    "7800° FAHRENHEAIT" (album – 1985)
-    "SLIPPERY WHEN WET" (album – 1986)
-    "NEW JERSEY" (album – 1988)
-    "ACCESS ALL AREAS : A ROCK & ROLL ODYSSEY" (VHS – 1990)
-    "KEEP THE FAITH" (album – 1992)
-    "KEEP THE FAITH : AN EVENING WITH BON JOVI" (VHS – 1993)
-    "CROSS ROAD – THE BEST OF BON JOVI" (compilation – 1994)
-    "THESE DAYS" (album – 1995)
-    "LIVE FROM LONDON" (DVD – 1995)
-    "CRUSH" (album –2000)
-    "THE CRUSH TOUR" (DVD – 2000)
-    "ONE WILD NIGHT – LIVE 1985-2001" (live album – 2001)
-    "BOUNCE" (album – 2002)
-    "THIS LEFT FEELS RIGHT" (compilation – 2003)
-    "THIS LEFT FEELS RIGHT LIVE" (live album – 2004)
-    "100,000,000 BON JOVI FANS CAN'T BE WRONG" (coffret – 2004)
-    "HAVE A NICE DAY" (album – 2005)
-    "LOST HIGHWAY" (album – 2007)
-    "LOST HIGHWAY : THE CONCERT" (live album + DVD – 2008)
-    "LIVE AT MADISON SQUARE GARDEN" (live album + DVD – 2009)
-    "THE CIRCLE" (album – 2009)
-    "WHEN WE WERE BEAUTIFUL" (DVD – 2009)
-    "GREATEST HITS" (compilation – 2010)
-    "INSIDE OUT" (download live album – 2012)
-    "WHAT ABOUT NOW" (album – 2013)

QUELQUES PARTICIPATIONS

-    "STAIRWAY TO HEAVEN – HIGHWAY TO HELL" (compilation – 1989)
-    "ED TV" (BO – 1999)
-    "121212 – THE CONCERT FOR SANDY RELIEF" (live album – 2013)

JON BON JOVI

-    "BLAZE OF GLORY" (album – 1991)
-    "DESTINATION ANYWHERE" (album – 1997)

PARTICIPATIONS

-    "TWO ROOMS : CELEBRATING THE SONGS OF ELTON JOHN & BERNIE TAUPIN" (compilation – 1992)
-    Eddie MURPHY : "LOVE'S ALRIGHT" (album – 1992)
-    "A VERY SPECIAL CHRISTMAS 2" (compilation – 1994)
-    Chris LeDOUX : "ONE MORE ROAD" (album – 1998)
-    "THE POWER STATION YEARS : THE UNRELEASED RECORDINGS" (compilation – 2001)
-    "STANSD UP GUYS" (BO – 2013)

RICHIE SAMBORA

-    "STRANGER IN THIS TOWN" (album – 1991)
-    "UNDISCOVERED SOUL" (album – 1998)
-    "AFTERMATH OF THE LOWDOWN" (album – 2012)

AVEC MESSAGE

-    "MESSAGE" (album – 1980)
-    "MESSAGE" (album – 1995)
-    "LESSONS" (album – 2000)
-    "MESSAGE LIVE" (live album – 2006)

PARTICIPATIONS

-    "THE ADVENTURES OF FORD FAIRLANE" (BO – 1991)
-    DESMOND CHILD : "DISCIPLINE" (album – 1991)
-    "TRIBUTE TO MUDDY WATERS" (compilation – 1993)
-    "FIRE DOWN BELOW" (BO – 1997)
-    "MERRY AXEMAN – A GUITAR CHRISTMAS" (compilation – 1997)
-    "WILD WILD WEST" (BO – 1999)
-    "ON THE LINE" (BO – 2001)
-    "THE BANGER SISTERS" (BO – 2002)
-    "LES PAUL & FRIENDS : A TRIBUTE TO A LEGEND" (album – 2008)
-    SUPERBUS : "SUNSET" (album – 2012)

DAVID BRYAN

-    "NETHERWORLD" (BO – 1992)
-    "ON A FULL MOON" (album – 1994)
-    "LUNAR ECLIPSE" (album – 2000)


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Une semaine après sa sortie, "What about now", le douzième album studio de Bon Jovi, est entré dans le hit-parade américain directement à la première place. Il confirme que le groupe – qui célèbre cette année son trentième anniversaire – n'a rien perdu de sa force et de son envie de jouer ce rock puissant et mélodique qui a fait son succès. Au micro de Saga, le chanteur Jon Bon Jovi et le guitariste Richie Sambora reviennent sur les grandes étapes de la carrière de ce groupe avec lequel ils viennent d'entamer une nouvelle tournée mondiale baptisée "Because We Can : The Tour".
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2013-03-29 08:01:00
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