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VIDÉO - Taylor Swift accusée de rendre le colonialisme glamour avec son clip "Wildest Dreams"

VIDÉO - L'auteur du clip se défend en soulignant qu'il se passe sur le tournage d'un film hollywoodien et ne se veut pas réaliste.

Charlie Vandekerkhove
Charlie Vandekerkhove

Taylor Swift est au cœur d'une polémique. Dans son dernier clip, Wildest Dreams, la chanteuse pop raconte l'histoire d'amour maudite entre deux acteurs jouant dans un film qui a lieu dans l'Afrique coloniale. Les protagonistes sont habillés en blanc, avec bottes et pantalon en toile, comme à l'époque. Les classiques images de savane, de tente dans le désert et d'animaux sauvages sont au rendez-vous. Mais le clip, centré sur Taylor Swift et son amant imaginaire, interprété par Scott Eastwood (le fils de Clint), ne montre aucun personnage noir. Plusieurs médias américains ont donc accusé la chanteuse de rendre l'Afrique coloniale glamour et d'avoir effacé les noirs de cette vision hollywoodienne.

Sur l'un des blogs de la radio publique NPRJames Kassaga Arinaitwe et Viviane Rutabingwa accusent ainsi la chanteuse de rêver "d'une Afrique très blanche". "Pour ceux dont les parents ou les grand-parents ont vécu sous le colonialisme, cette nostalgie des blancs privilégiés à l'égard de l'Afrique coloniale est au mieux vraiment déconcertante, au pire offensante, écrivent les deux auteurs. Elle place cette vidéo à une époque où les gens représentés par Swift et ses co-stars tuaient, déshumanisaient et traumatisaient des millions d'Africains".

L'auteur de la vidéo se défend

Le créateur de la vidéo, Joseph Kahn, a tenté de se défendre dans une déclaration publiée sur Entertainment Weekly. Il souligne notamment que plusieurs personnes noires ont joué dans le clip mais n'apparaissent pas au montage car la vidéo est axée sur les deux personnages principaux. "Non seulement il y avait des gens de couleur dans la vidéo, mais des personnes clés ayant travaillé à la création de cette vidéo sont des gens de couleur", explique-t-il.

"Je suis Américain d'origine asiatique, la productrice, Jil Hardin, est une femme afro-américaine, et l'éditeur, Chancler Haynes, est un homme afro-américain, écrit Joseph Khan. Nous avons collectivement décidé qu'il aurait été historiquement incorrect d'intégrer plus de personnes noires dans le casting, que la vidéo aurait été accusée de réécrire l’histoire", explique-t-il, avant de conclure que l'intrigue de la vidéo se situe dans le passé, et que l'équipe qui l'a réalisée est ancrée dans le présent, et "fière" de son travail. 

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