4 min de lecture Rock en Seine

System of a Down conclut Rock en Seine en fanfare

Le groupe de métal américain a fait grimper très haut les décibels en cette ultime journée. Pour cette édition 2013 le festival francilien a accueilli au total 118.000 spectateurs. Un record.

Serj Tankian  chanteur du groupe System of a Down.
Serj Tankian chanteur du groupe System of a Down. Crédit : Damien Rigondeaud
Assma Maad et Cécile De Sèze

Un cru 2013 exceptionnel. Pour sa 11ème édition, Rock en Seine a réussi à attirer 118.000 mélomanes en 3 jours. Une affluence qui permet d'assurer la pérennité du festival après quelques incertitudes économiques. Pour son ultime journée, le domaine de Saint-Cloud affichait complet ce dimanche, malgré un temps des plus maussades. "En même temps Rock en Seine n'est pas Rock en Seine s'il ne pleut pas !" Cet adage sorti tout droit de la bouche d'un festivalier visiblement éméché, en a amusé plus d'un autour de lui.
Et ils étaient nombreux à se presser devant la grande scène pour acclamer System of a Down, dernière tête d'affiche du week-end. Malgré un décor minimaliste, et un jeu de lumière simpliste, le groupe de métal américain a mené un show spectaculaire. Pendant plus d'une heure et demie, le quatuor a transformé la pelouse en vaste usine à pogos au son de ces titres récents tels que "B.Y.O.B" ou plus anciens comme le célèbre "Chop Suey". Sans aucun répit, les titres se succèdent à vive allure, les guitares surchauffent en lançant des riffs lourds et transperçant qui conduisent la foule au délire. Aux détracteurs qui raillaient sa présence en clôture de Rock en Seine, System of a Down leur a donné une belle leçon.

Serj Tankian  chanteur du groupe System of a Down.
Serj Tankian chanteur du groupe System of a Down. Crédit : Damien Rigondeaud

Séduisante cascade

Plus tôt, un autre groupe américain, Surfer Blood, avait déjà réussi à réchauffer les corps. Sous une pluie incessante, le groupe de rock a apporté dans ses guitares la chaleur de sa Floride natale. Rien de très nouveau sous le soleil, mais les titres ont été délivrés avec une belle énergie aux oreilles des quelques festivaliers présents devant la scène Cascade. Tout au long de la journée, c'est sur cette scène qu'a défilé une programmation séduisante et éclectique.
Du haut de ses 20 ans, le rappeur américain Mac Miller a impressionné. Dialogue continu avec le public, flow rapide et efficace, il a mis tout son talent à l'œuvre pour combler un public rapidement séduit. Les français de Skip The Use ont alors pris le relais. L'un des groupes français les plus populaires du moment, a effectué dimanche son ultime concert avant d'entrer en studio pour enregistrer un nouvel album. "Après Rock en Seine on a un gros mois de boulot qui nous attend, on a déjà la tête dedans", explique le groupe à RTL.fr.  Pendant près d'une heure, Skip the Use a fourni un set rock survitaminé grâce aux courses folles de son leader Matt Bastard.

Skip The Use
Skip The Use Crédit : Damien Rigondeaud

Infatigable, le chanteur achevait tout juste son spectacle pour rejoindre The Bloody Beetroots sur la Grande Scène, le temps d'une chanson. Affublé de demies-cagoules, le collectif électro italien n'a pas attendu Bastard pour enflammer le public. Entre rave party et concert punk, leur prestation théâtralisée, en a laissé plus d'un bouche bée.

Bloody Beetroots.
Bloody Beetroots. Crédit : Damien Rigondeaud

L'apparition surprise de Stromae

Derrière Major Lazer, se cache le DJ et célèbre producteur Diplo à qui l'on doit le succès de la chanteuse, M.I.A notamment. Pour assurer un show impressionnant, le groupe a usé de confettis, de fumée et de personnages animés. Diplo ira même jusqu'à s'enfermer dans une grande bulle pour ensuite effectuer un slam dans la foule. Aux sonorités électriques et reggae, Major Lazer a déjà mis le public dans sa poche lorsque le rejoint sur scène, le chanteur belge Stromae pour entonner son nouveau titre "Papaoutai". Le public hallucine, euphorise et reprend en chœur le titre, certes récent, mais déjà présent sur toutes les lèvres.

Magiques Eels et La Havas

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Avant System of a Down, c'est Eels qui a marqué les esprits sur la Grande Scène. Teinté de blues, le rock du groupe Eels a parfois laissé place à quelques ballades comme la célèbre "That look you give that guy" parenthèses sublimées par la voix du leader Mark Oliver Everett au grain de voix chaudement rauque. Mais la prestation a surtout donné lieu à de beaux moments de comédies, dont on se demande parfois si elles ne prennent pas le pas sur l'essentiel, la musique. "En festival nous avons moins de contrôle sur le show que nous jouons, on est en totale improvisation", explique Everett. "On ne répète pas avant de monter sur scène, c'est ça qui rend l'exercice amusant et excitant. On fonce sur scène, on fait nos trucs, parfois ça marche, parfois non", ajoute le musicien. Câlins entre membres du groupes (tous parés de joggings), jeux de mots,...Everett est fidèle son personnage, un peu timbré mais au talent unanime. Pourtant la magie opère et c'est bien la seule chose qui importe.

Mark Oliver Everett leader du groupe Eels.
Mark Oliver Everett leader du groupe Eels. Crédit : Damien Rigondeaud

Présente en début de soirée sur la scène Industrie, la chanteuse britannique Lianne La Havas fait figure de joyau de la musique britannique. Le concert est intime. Il est surtout porté par la voix de velours de la jeune femme, qui accompagne avec délice ses compositions soul et folk issues de son premier album "Is your love big enough ?". Visiblement émue par le "bon anniversaire" improvisé à par l'audience (elle a fêté ses 24 ans le 23 août), Lianne La havas a instauré un joyeux moment de plénitude, une bouffée d'air frais, de la part d'une jeune artiste à qui l'avenir confiera certainement une grande carrière.

Lianne La Havas.
Lianne La Havas. Crédit : Damien Rigondeaud
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