1 min de lecture Société

Près de 20.000 tsiganes attendus à Nevoy pour un rassemblement évangélique

Jusqu'à 6.000 caravanes sont attendues à Nevoy, commune rurale de... 1.200 habitants. La communauté des gens du voyage a choisi cette année cette petite bourgade dans le Loiret pour son rassemblement évangélique annuel. Ce qui n'est pas sans provoquer quelques étincelles.

micro générique
La rédaction de RTL Journalistes RTL

"La population de Nevoy va être multipliée par dix, je comprends l'inquiétude du maire", lâche le pasteur Joseph Charpentier, en montrant les milliers de caravanes tziganes déjà garées jeudi à l'orée de ce bourg du Loiret, trois jours avant un rassemblement évangélique controversé.

 Cette rencontre annuelle, initialement prévue en Alsace, a été relocalisée in extremis sur le terrain de 130 hectares que possède l'association évangélique Vie et Lumière à Nevoy, commune rurale de 1.200 habitants.

 L'événement commence dimanche, mais quelque 3.000 caravanes, soit 15.000 personnes selon le pasteur, formaient déjà jeudi un campement à perte de vue, avec la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly en toile de fond.

Des enfants jouent sous le grand chapiteau bleu et jaune qui servira de "cathédrale de toile" aux pélerins pendant une semaine, du 21 au 28 août. Jusqu'à 6.000 caravanes sont attendues. "Jusqu'à fin juillet, il était prévu que le rassemblement ait lieu sur une base aérienne près de Colmar", explique le pasteur de Vie et Lumière, coordinnateur de l'événement. Mais le gouvernement a changé d'avis, officiellement pour des raisons de sécurité.

Les habitants de Nevoy sont pourtant familiers des grand-messes tziganes de Vie et Lumière. Ils en accueillent une chaque printemps, de moindre importance (2.000 à 3.000 caravanes), depuis près de 25 ans. "Normalement, la deuxième a lieu ailleurs. Cette année, on a été mis devant le fait accompli", regrette l'élu. Quelque 300 gendarmes -dont des patrouilles à cheval- et policiers ont été mobilisés.
 
L'afflux attendu de 25.000 à 35.000 personnes ne fait pas que des malheureux. Certains commerçants se frottent les mains. "On vend trois fois plus de baguettes, le patron en porte tous les jours au camp", se réjouit Laurent, l'unique boulanger de Nevoy. Les supermarchés du coin, et l'économie locale, devraient également bénéficier de cette "manne", selon le pasteur. Pourtant, à Gien, à quelques kilomètres, de nombreux bars et restaurants ont préféré fermer pendant le rassemblement. "Par peur", regrette André Thomas, patron du restaurant La Loire. "Ca va être ville morte pendant une semaine. C'est grave", estime-t-il.

Lire la suite
Société Musique France
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants