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"ONPC" : Ruquier, Poutou, Valaud-Belkacem... Burggraf fait le bilan de l'année

Après une saison passée sur le plateau d'"On n'est pas couché", Vanessa Burggraf fait le bilan de sa première année de chroniqueuse dans une interview à "Téléobs".

Vanessa Burggraf, sur le plateau d'On n'est pas couché, le 20 mai 2017.
Vanessa Burggraf, sur le plateau d'On n'est pas couché, le 20 mai 2017. Crédit : Capture d'écran France 2
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

Cette première saison dans la peau de chroniqueuse d'On n'est pas couché n'aura pas été de tout repos pour Vanessa Burggraf. Transfuge de France 24, où elle tenait de son propre aveu "un rôle de médiatrice" en tant qu'animatrice de débat, elle a pris la place de Léa Salamé aux côtés de Yann Moix, l'autre "polémiste" de l'émission présentée par Laurent Ruquier. Dans un long entretien donné à Téléobs, la journaliste revient sur ses premiers pas et sur les polémiques dont elle a fait l'objet ces derniers mois. 

Dernière en date, son accrochage avec l'ancienne ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, dans l'émission diffusée le 20 mai dernier. L'ancienne ministre a en effet accusé la chroniqueuse de relayer une fausse information concernant la réforme de l'orthographe. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes avaient fait part de leur indignation. Quelques jours plus tard, Vanessa Burggraf a tenu à faire une mise au point dans les colonnes du magazine. "Si j'ai commis une erreur, elle relève de l'imprécision. Je n'ai pas souligné que cette réforme de l'orthographe datait de 1990 et je lui en ai fait endosser la paternité. Mea culpa", concède la journaliste qui se défend cependant en affirmant avoir voulu "emmener le débat sur le terrain idéologique de l'éducation". "Elle venait de lâcher son ministère, c'était l'occasion de faire un bilan et de répondre aux attaques dont elle a été victime. Elle a fermé le débat en utilisant le terme de 'fake news'", regrette la chroniqueuse. 

Le clip de campagne de Philippe Poutou ? "D'une misogynie immonde"

Vanessa Burggraf est ensuite revenue sur son fou-rire face à Philippe Poutou pendant la campagne présidentielle, qui lui avait valu bon nombre de critiques, lui reprochant un "mépris de classe" et une forme de condescendance. "Tout part d'une erreur de formulation de ma part", justifie l'intéressée. "On arrivait au bout de trois heures d'émission : tout le monde était rincé. Philippe Poutou est arrivé à froid. C'est comme lorsqu'on débarque à jeun dans un dîner où les gens ont un peu bu", poursuit-elle. "Ce que les spectateurs n'ont pas vu à l'image c'est que Philippe Poutou riait lui aussi. Il aurait suffi d'un plan sur lui", regrette Vanessa Burggraf qui accuse ensuite l'ex-candidat du NPA d'avoir "fait du buzz sur (leur) dos". Après une deuxième visite sur le plateau de l'émission, Philippe Poutou avait en effet parodié son passage à ONPC dans un clip de campagne, que la chroniqueuse confie avoir "trouvé d'une misogynie immonde". "Moi, si j'avais été son conseiller en com, je lui aurais dit : 'Faites plutôt campagne pour essayer de ramener dans votre giron les ouvriers qui, à 36 %, votent Marine Le Pen, au lieu de vous foutre de la gueule d'ONPC et en particulier de la mienne", conclut la journaliste sur cet épisode.

Si Vanessa Burggraf se confie aujourd'hui, c'est seulement sa deuxième interview depuis son arrivée dans le talk-show de Laurent Ruquier. Un silence qu'elle a elle-même choisi, voulant se préserver. "Je me protégeais. Quand Laurent m'a proposé l'émission, j'en ai discuté avec Léa Salamé. Elle m'a dit : 'Vas-y fonce, c'est une proposition qu'on ne peut pas refuser, une expérience prodigieuse mais tu vas prendre des coups. Protège-toi'", lui avait conseillé la journaliste, aujourd'hui à la tête du magazine culturel Stupéfiant ! et de L'émission politique. Des coups, Vanessa Burggraf confirme en avoir pris. "À 45 ans, j'ai commencé un nouveau métier sur d'autres bases que celui que j'exerçais jusqu'alors : journaliste. Je ne suis ni polémiste, ni éditorialiste. Or à ONPC, il faut donner son avis sur tout. Trouver ses marques. De temps en temps, on se lance, on y va tout feu tout flamme et... on se fait ramasser", confie-t-elle. 

Soutien sans faille de Laurent Ruquier

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Celle qui révèle avoir "douté de sa légitimité" au cours de cette année, le reconnaît : "Je n'ai pas excellé dès la première émission. Je ne suis pas arrivée en cassant la baraque". En revanche, elle a toujours pu compter sur le soutien de Laurent Ruquier. "Un jour je l'ai appelé, (...) je n'ai pas vraiment pleurniché mais je me suis plainte 'C'est dur...'. 'Pff', a répondu Laurent, 'continue comme ça, moi je n'ai pas de doutes, allez ciao", raconte la chroniqueuse. Celui qui anime l'émission depuis son lancement en 2006 lui a d'ailleurs témoigné sa confiance il y a cinq semaines, lorsqu'il a annoncé que Vanessa Burggraf serait à ses côtés pour une saison supplémentaire. "Quand Laurent affirme quelque chose, il s'y tient", assure-t-elle. "J'ai une confiance totale en Laurent Ruquier, mon pilier dans cette émission". 

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