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"On n'est pas couché" : "Angot n'est pas mon adversaire", calme Rousseau

C'est une réaction apaisée que Sandrine Rousseau a eu sur le plateau de "Quotidien", en revenant sur le moment tendu vécu face à Christine Angot dans "On n'est pas couché".

L'ancienne vice-présidente du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, Sandrine Rousseau
L'ancienne vice-présidente du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, Sandrine Rousseau Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

Et si la polémique se terminait sur une note apaisée ? Sandrine Rousseau n'a en tout cas pas jeté de l'huile sur le feu, bien au contraire, en revenant sur l'échange vif et tendu qui l'a opposé à Christine Angot dans On n'est pas couché le 1er octobre sur France 2. Alors qu'elle a terminé en larmes face aux assauts de l'écrivaine, l'ancienne secrétaire nationale d'Europe Écologie - Les Verts n'a à aucun moment accablé la chroniqueuse de Laurent Ruquier.

C'est avec un calme surprenant et beaucoup de lucidité qu'elle s'est confiée à Quotidien. "Cette séquence dit beaucoup de choses sur la manière dont on parle des violences sexuelles", décrypte-t-elle devant Yann Barthès. "On voit bien que c'est difficile d'en parler, ça génère beaucoup de violences", souligne-t-elle avant d'aborder le "clash" en lui-même, après un ramdam médiatique et même politique qui dure depuis une semaine.

"Finalement, Christine Angot et moi on ne dit pas des choses qui sont très différentes", explique Sandrine Rousseau. "Elle dit : 'Les femmes se débrouillent'. Moi je dis : 'Oui, elles se débrouillent, et elles se débrouillent trop toutes seules. Il faut leur tendre la main pour qu'elles aient des lieux de parole, des lieux de recueil de la parole", illustre-t-elle, coupant cours à toute idée d'inimitié qu'elle aurait pu avoir à l'égard de Christine Angot

Christine Angot est venue dans la loge, on s'est parlé.

Sandrine Rousseau
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Une explication sans doute plus calme et une forme de réconciliation ont même eu lieu en coulisses. "Christine Angot est venue dans la loge, on s'est parlé, on s'est fait une bise. On s'est dit que c'était très difficile de parler de ça, et qu'il fallait qu'on arrive à trouver un moyen d'en parler pour que tout le monde puisse entendre", raconte-t-elle. "Christine Angot est une victime, elle est victime d'un crime", rappelle-t-elle en référence à l'inceste subi par l'auteure et qu'elle raconté dans son livre L'Inceste. "C'est pas elle mon adversaire", insiste-t-telle.

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Sandrine Rousseau a insisté sur son inquiétude vis à vis d'un moment de télévision qui a pu faire croire aux victimes de violences qu'il était impossible de parler du sujet, et qu'il fallait se taire et enfouir ses moments dramatiques. Ainsi, seules 10% des femmes victimes de violences déposent plainte.

En revenant sur le l'incident d'On n'est pas couché, elle décrit les moments qui ont suivi le départ du plateau de la chroniqueuse, et qui a été coupé au montage. "C'est un moment de désarroi complet, c'est un moment de violence", décrit-elle. "Le public je pense est très mal à l'aise. Il y a une une espèce de flottement on ne sait comment reprendre l'émission".

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