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Les salles parisiennes ont rouvert lundi, à l'image de l'Opéra Bastille

REPLAY - Lundi soir a eu lieu la générale de "La Bayadère" à l'Opéra Bastille. Les 2000 spectateurs ont respecté une minute de silence et applaudi la Marseillaise.

L'Opéra Bastille à Paris. (Illustration)
L'Opéra Bastille à Paris. (Illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Les salles parisiennes ont rouvert lundi, à l'image de l'Opéra Bastille
02:57
Laurent Marsick
Laurent Marsick
Animateur

Parmi les premières salles parisiennes où on a pu réentendre de la musique lundi soir, il y avait la Philharmonie, et l'opéra Bastille, où avait lieu la générale de La Bayadère, ballet en 3 actes de Rudolf Noureev. Dès 17h30 une petite cinquantaine de personnes patientait devant les portes. Les visages ne sont pas souriants et soyons honnête certains s'inquiétaient de devoir attendre dehors, à un peu plus d'un kilomètre du Bataclan et des cafés touchés. Régulièrement des cars de polices toutes sirènes allumées traversaient la place de la Bastille. Drôle d'ambiance. Mais pas question pour autant de rester terré à la maison expliquaient ces spectateurs. Être là était un acte citoyen pour certains.

La Marseillaise retentit

Fouilles de sacs, passage au détecteur de métaux, et vestes ouvertes, mais tout ça s'est fait dans le calme, et le public s'y est soumis sans problème. Sur les cotés, un maître chien, discret, et des barrières devant les entrées. Il est 19h30, alors que l'orchestre Colonne règle une dernière fois ses instruments. Le rideau s'ouvre, toute la troupe et le personnel de l'opéra est là sur scène, l'image est saisissante, un micro est posé à l'avant scène et Stéphane Lissner, le directeur de l'Opéra national de Paris, s'avance, une feuille à la main. "Ces attaques ont visé la culture, le sport, la jeunesse, la fête la vie," lance-t-il avant de conclure : "Il n'y a pas de meilleure réponse que de jouer, jouer, et jouer encore".

Il faut rester debout, ajoute Stéphane Lissner, au micro de Charlotte Latour. "Je peux comprendre l'émotion, l'inquiétude, mais je me dis qu'il faut absolument défendre nos valeurs. Il faut absolument sécuriser, elle n'existe pas à 100% cette sécurité, et il faut absolument jouer", poursuit le directeur. Toute la salle, plus de 2.000 personnes, se lève alors pour une minute de silence, avant que ne retentisse La Marseillaise. Sur scène, certains se prennent par l'épaule, on glisse une main dans celle de son voisin. L'émotion est palpable, puis le public et les artistes, applaudissent, pendant près de deux minutes.

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