1 min de lecture Saga

La Saga des Beatles (1ère partie) - chapitre 1

Depuis leur séparation en 1970, les Beatles n'ont jamais disparu de la scène musicale. Le 9 septembre 2009, marque la sortie de l'intégralité de leur discographie en version stéréo remastérisée.
La collection complète comprend les douze albums anglais des Beatles en stéréo, ainsi que "Magical Mystery Tour", qui fait partie intégrante du catalogue depuis la première parution des albums en CDs en 1987. Il faut y ajouter les deux compilations "Past Masters, Volume 1" et "Past Masters, Volume 2". Ce qui fait un total de seize CDs.
Tous sont disponibles individuellement ou réunis dans un coffret. Les quatre premiers albums, c'est-à-dire "Please please me", "With the Beatles", "A hard day's night" et "Beatles for sale" sont disponibles en stéréo pour la première fois.

Pour les admirateurs des Beatles, toute leur discographie est également disponible en mono, mais dans ce cas, uniquement sous la forme d'un coffret qui s'appelle tout simplement "THE BEATLES IN MONO".
Chaque CD reprend le visuel des disques anglais originaux. Il est accompagné d'un livret avec de nouvelles notes de pochette et des photos rares. Pendant une période limitée, chaque CD sera proposé avec un bref documentaire à propos de l'album. Tous les titres ont été remastérisés par une équipe d'ingénieurs du son des Studios Abbey Road, sur une période de quatre ans. A noter que le 9 septembre 2009 marque également la sortie d'un jeu vidéo très attendu : "The Beatles : Rock band".

L’histoire des Beatles commence à Liverpool à la fin de l’année 1955. John Lennon, qui est alors élève de la Quarry Bank High School, forme les Quarry Men, un skiffle-group influencé par Lonnie Donegan.
John Winston Lennon est né le 9 octobre 1940, au plus fort d’un violent raid aérien sur Liverpool. Il a à peine trois ans lorsque ses parents, Fred et Julia, se séparent. John est élevé par sa tante Mimi et son oncle George Smith au 251, Menlove Avenue, dans le quartier de Woolton.
Voici comment John résumait l'histoire des Beatles, au cours d'une interview accordée au magazine "Rolling Stone", le 8 décembre 1970.

"On était quatre. J'ai rencontré Paul. Je lui ai demandé de rejoindre mon groupe. Et puis Georges est arrivé et enfin Ringo. Nous étions simplement un groupe qui est devenu énorme. C'est tout."

La deuxième date importante pour les Beatles est celle du 15 juin 1956. Ce jour-là, John Lennon joue avec les Quarry Men pour une fête scolaire. Un de ses amis, Ivan Vaughn, lui présente Paul McCartney. Ce dernier, qui est déjà un guitariste plus expérimenté, fait une grande impression à John en lui apprenant les accords et les paroles de “Twenty flight rock”.
James Paul McCartney est né le 18 juin 1942 à Liverpool. Il est le fils de Jim, un négociant en coton, et de Mary Patricia, qu’il aura la douleur de perdre à l’âge de quatorze ans. La musique devient très vite une des ses premières préoccupations.

"Il m'arrivait d'emprunter un magnétophone Grundig, avec une petite lumière verte, que je rapportais à la maison. J'avais essayé d'enregistrer 'Hallelujah, I love her so', car j'avais la version d'Eddie Cochran. Ce sont de vieilles maquettes de très mauvaise qualité. Je crois qu'il en existe des copies."

Effectivement. Voici un extrait de cet enregistrement plutôt artisanal de "Hallelujah, I love her so".

Le 15 juillet 1957, Julia, la mère de John, est renversée par une voiture en traversant Menlove Avenue. Elle succombera à ses blessures.
En août 58, George Harrison rejoint les Quarry Men pour le concert inaugural du Casbah Coffee Club. Ce club appartient à Mona Best, la mère de Pete Best, dont nous reparlerons dans quelques instants. George et Paul habitent dans le même quartier ; ils prennent le même bus pour aller à l'école et ils se sont liés d'amitié, car ils apprécient la même musique.
George Harrison :

"Je devais avoir douze ou treize ans quand j'ai entendu 'I'm in love again' de Fats Domino. C'est la première fois que j'entendais un disque de rock."

George est le seul Beatle issu d’une famille nombreuse et sans histoire. Né le 25 février 1943, il est le cadet des quatre enfants de Louise et Harold Harrison, un conducteur de bus qui est aussi un syndicaliste influent.

Les Quarry Men, qui comptent trois guitaristes, réalisent un premier enregistrement au printemps 1958. C'est un 78-tours qui comprend une reprise de "That'll be the day" de Buddy Holly, et une composition originale de Paul et George, "In spite of all the danger". Pour la circonstance, les trois Quarry Men sont accompagnés par John Lowe au piano et Colin Hanton à la batterie.

Les Quarry Men recherchent toujours un batteur et un bassiste. Le bassiste, ce sera Stuart Sutcliffe, un ami de John rencontré aux Beaux-Arts.
Stuart est un bon peintre qui a réussi à vendre une de ses toiles pour soixante-quinze livres, ce qui correspond à l’époque au prix d’une basse Hofner. Stuart préfèrerait investir dans du matériel de peintre, mais John réussit à le convaincre d'acheter la basse qui manque à son groupe. Et même s’il ne sait pas jouer, c’est Stuart qui sera leur bassiste. Car il vaut mieux, disent-ils, avoir un bassiste qui ne sait pas jouer que pas de bassiste.
Reste à trouver un nom définitif. John Lennon cherche quelque chose dans le genre des Crickets de Buddy Holly, mais avec un double sens. De Crickets, il arrive à Beetles, qui veut dire scarabée en anglais. Mais au lieu de l'écrire B.E.E.T.L.E.S., il a l'idée de le transformer en B.E.A.T.L.E.S. John précisait : "En le disant, on pensait aux insectes, mais en le lisant, on pensait à beat music."
A la demande de leur manager, le temps d'une tournée en Ecosse, ils se présentent sous le nom de Long John & The Silver Beatles.

Le manager des Beatles, Allan Williams, a accepté un contrat dans un club de Hambourg, en Allemagne. Mais ce contrat stipule que le groupe doit compter cinq musiciens.
C'est George qui pense à appeler Pete Best. Avec son groupe, The Black Jacks, ils l'ont déjà rencontré souvent au Casbah Club. Le 12 août 1960, la veille du départ pour l'Allemagne, Pete devient le batteur du groupe qui prend dès lors son nom définitif : The Beatles, tout court.
A dix-huit ans, ils se retrouvent dans la ville la plus débauchée du monde, au milieu des truands, des travestis et des prostituées. Ils jouent sept heures par jour pour un cachet global de cent vingt livres. C'est lors de ce séjour qu’ils rencontrent un étudiant aux Beaux-Arts, Klaus Voorman, et son amie la photographe Astrid Kirchherr.
Ce premier séjour tourne court lorsque la police s'aperçoit que George Harrison n'a que dix-sept ans. Or, les clubs de Hambourg sont interdits au moins de dix-huit ans après vingt-deux heures. Le patron de la Kaiserkeller, où ils jouent alors, leur demande de s'en aller avant le 30 novembre 1960.

Après avoir donné en mars 61 leur premier concert au Cavern Club de Liverpool, les Beatles entament un nouveau séjour à Hambourg. Le groupe a quelques problèmes avec Pete Best et lorsqu'il leur fait faux bond, c'est Ringo Starr qui le remplace. Ringo est alors le batteur de Rory Storm & The Hurricanes, qui jouent dans un club voisin. C'est au cours de ce séjour que les Beatles enregistrent “My Bonnie”, sous la direction de Bert Kaempfert.
Paul McCartney.

"On a d'abord fait un disque avec Tony Sheridan. On jouait alors au Top Ten Club à Hambourg."

Pour ce disque, ils ne sont que les accompagnateurs de Tony Sheridan, mais c’est un premier pas dans la direction qu’ils ont choisie, comme le rappelle George Harrison.

"On ne s’est pas assis là à se dire qu’on allait devenir des stars, qu’on ferait ceci ou cela et qu’on aurait des coupes de cheveux marrantes. Tout ce qu’on voulait, c’était enregistrer un disque."
Comme le précise maintenant Paul McCartney, ce titre a été N°5 en Allemagne, mais il n'a jamais percé en Angleterre.

En juin 1961, les Beatles rentrent à Liverpool, mais sans Stuart Sutcliffe qui a décidé de rester avec Astrid Kirchherr à Hambourg, où il s’est inscrit aux Beaux-Arts. Stuart mourra d’une hémorragie cérébrale le 10 avril 62, à l’âge de vingt et un ans. Astrid restera dans la petite histoire pour avoir conseillé aux Beatles leur coupe de cheveux inspirée de Jules César. John se rappelle cette période.

"On jouait à Liverpool, à Hambourg, dans des salles de bal. Et ce qu'on produisait, c'était fantastique. On jouait du rock pur et on n'était pas nombreux dans ce cas en Angleterre."

A Liverpool, Brian Epstein dirige le magasin NEMS, (North End Music Store). Il signe aussi des critiques de disques dans la revue "Mersey Beat".
Le 28 octobre 1961, un client lui demande le 45-tours “My Bonnie”. Il ne l'a pas en stock, mais il promet de le lui procurer. C’est ainsi que Brian Epstein rencontrera les Beatles à la Cavern et qu’il deviendra leur manager un mois plus tard. Ecoutons John Lennon parler de Brian.

"Brian Epstein était un charmant garçon. C'était un homme de théâtre, très intuitif. Il avait deviné notre potentiel et il s'est bien occupé de nous."

Après une série de concerts au Star Club de Hambourg, au cours desquels Paul s'est mis à la basse, les Beatles auditionnent chez Decca. Brian Epstein se souvient.

"Je leur avais organisé une audition chez Decca, le 1er janvier 62. Ils sont venus à Londres. Ils logeaient au Royal Hôtel où la nuit coûtait vingt-sept shillings, petit-déjeuner compris. Ils étaient pauvres et je n'étais pas riche. On a fêté ça comme un événement avec du rhum, du scotch et du coca. C'était déjà la boisson des Beatles."

Le directeur artistique de Decca, Mike Smith, est enthousiaste, mais un des grands responsables de la firme, Dick Rowe, n'est pas du même avis, affirmant que l'époque des groupes à guitares est révolue. Il en gardera un surnom : "The man who turned down the Beatles", l'homme qui a refusé les Beatles.
Ce jour-là, ils enregistrent quinze titres, dont "Besame mucho" et "Three cool cats", chanté par George Harrison.

Malgré le refus de Decca, Brian Epstein ne désarme pas.

"La bande de l'audition a circulé. Chez Decca, ils ont dit non. Ce qui me préoccupait, c'était comment leur annoncer la nouvelle, car ils avaient placé tous leurs espoirs en moi. Je me suis donné vingt-quatre heures pour essayer de convaincre les autres maisons de disques. J'ai pris une chambre au Green Park Hôtel. Le lendemain matin, j'ai pris un taxi pour aller chez EMI, à Manchester Square, pour rencontrer l'homme qui, en moins de deux ans, allait produire seize N°1 de mes artistes."

Cet homme, c'est George Martin, devant qui les Beatles font un essai pour le label Parlophone. George Martin sait déjà un peu à qui il a affaire.

"J'étais allé à la Cavern et j'ai pu voir ce qu'ils savaient faire. Je leur ai dit : 'On va enregistrer toutes les chansons que vous avez. Venez au studio.' Et on a fait tout ça en un jour".

George Martin est d’accord pour les signer, mais il leur trouve un point faible : leur batteur. S'ils veulent continuer avec lui, ils doivent donc se séparer de Pete Best. Ils lui annoncent la nouvelle le 16 août 1962, mais son éviction ne se fait pas sans mal. En effet, Pete est soutenu par tous ses fans qui viennent protester à l’entrée de la Cavern en hurlant : "Ringo never ! Pete Best forever !", Ringo jamais, Pete Best pour toujours !

Le 28 août 1962, Ringo Starr donne son premier concert avec les Beatles maintenant au complet. De son vrai nom Richard Starkey, il est né le 7 juillet 1940 à Dingle, le quartier pauvre de Liverpool, et il a connu une enfance des plus mouvementées. A six ans, il passe une année complète à l’hôpital à la suite d’une péritonite. A treize ans, une pleurésie compliquée d’une infection pulmonaire lui fait faire un séjour de deux ans dans le même hôpital. Avec tous ces malheurs, on comprend que Richard Starkey n’ait pas pu avoir une scolarité très suivie. A seize ans, tout en faisant de la musique, il est coursier, puis barman, menuisier et enfin apprenti ajusteur.
En 1957, il fonde le Ed Clayton Skiffle Group. En 1960, il laisse tout tomber pour partir à Hambourg avec Rory Storm. C’est là qu’il rencontre les Beatles pour la première fois. D’abord surnommé Rings - parce qu’il porte quatre bagues -, il devient Ringo, puis Ringo Starr, pour que l’on puisse annoncer son solo par “This is Starr time!”.

C’est pour éviter toute réaction des admirateurs – et surtout des admiratrices des Beatles -, que John Lennon épouse Cynthia Powell dans le plus grand secret, le 23 août 1962. Ils s’étaient rencontrés quatre ans plus tôt aux Beaux-Arts de Liverpool. Ce n’est qu’en octobre 63, six mois après la naissance de Julian, que la presse annoncera que John est marié et père de famille.

En septembre 62, les Beatles enregistrent enfin un premier 45-tours, “Love me do”, dans les studios Abbey Road. George Martin ayant déjà engagé le batteur de session Andy White, Ringo ne joue que du tambourin et des maracas sur ce titre. “Love me do” paraît le 5 octobre 1962. Un mois plus tard, il s’en est vendu cent mille exemplaires et le titre est classé N°17 dans le hit-parade du New Musical Express.
John, Paul et Ringo expliquent ce que leur a apporté George Martin.

"Il avait de très grandes connaissances musicales. Il nous a beaucoup appris et je suis sûr qu'on lui a également beaucoup apporté avec notre talent brut.
- Je crois que George aimait notre façon d'être ensemble. Je ne pense pas qu'à l'époque il croyait en nos talents de musiciens.
- Personnellement, j'aime George parce qu'il nous a permis d'enregistrer. Personne d'autre ne voulait de nous sur le label. C'est George Martin qui a dit oui."

Même s'il n'est pas très content d'avoir dû laisser sa place de batteur à Andy White pour la séance d'enregistrement de "Love me do", Ringo Starr voit la sortie de ce disque avec enthousiasme.

"Mon Dieu, ce n'était qu'on morceau de plastique, mais pour nous, c'était comme de l'or. On aurait vendu notre âme pour faire ce disque."

En décembre 62, les Beatles sont au Star Club à Hambourg, où ils effectuent leur septième et dernier séjour. Ils ont calculé qu'en un an et demi, ils ont joué deux cent soixante-dix soirs. On peut retrouver l'ambiance de cette époque sur un double album paru en avril 77 : "THE BEATLES – LIVE! IN THE STAR-CLUB IN HAMBURG, 1962". Malgré la piètre qualité de l'enregistrement, ce disque est un document qui évoque la période qui suit l'arrivée de Ringo et qui précède ce qu'on appellera la "Beatlemania".

Les Beatles ont terminé l'année 1962 par une septième et dernière série de concerts à Hambourg. Ils débutent l'année 1963 par une tournée en Ecosse. Pour l’émission télévisée “Thank you lucky star” du 10 février suivant, ils enregistrent les deux titres “Please please me” et “Ask me why”.
C'est leur deuxième 45-tours et six jours après sa sortie, il est N°1 en Angleterre.

“PLEASE PLEASE ME” est aussi le titre du premier album des Beatles. Il paraît le 22 mars 1963. Il a été enregistré très rapidement, comme le rappellent George Martin, John Lennon et Paul McCartney.

"'Please please me' a été enregistré en une journée. On a commencé à dix heures du matin et à vingt-trois heures, le disque était terminé.
- Le premier album a été enregistré au cours d'une session de douze heures. Le dernier titre qu'on a fait, c'était 'Twist and shout', et ça m'a presque tué.
- John avait dû garder 'Twist and shout' pour la fin, et toute la journée, il a sucé des pastilles pour la gorge. Il l'a faite en dernier, parce qu'il savait qu'il y laisserait sa voix. C'était génial et ça s'entend sur le disque."

Si le premier album des Beatles pu être enregistré aussi rapidement, c'est pour une raison toute simple : les musiciens connaissaient parfaitement les chansons, comme le rappelle George Harrison.

"Chacun disait : pourquoi pas celle-ci, et celle-là … Parce que, en gros, cet album, c'est ce qu'on jouait dans les clubs."
Sur les quatorze titres qui composent l'album "Please please me", six sont des reprises et huit sont des originaux signés Lennon-McCartney. On sait que John et Paul composaient chacun de son côté, mais qu’ils prenaient plaisir à confronter leurs idées, surtout durant cette première partie de leur carrière. Paul se souvient.

"Je me rappelle le plaisir que nous prenions à écrire, John et moi, à nos débuts. On agissait toujours de la même façon : on s’asseyait face à face avec nos guitares acoustiques et c’était parti. C’est plus simple si tu as quelqu’un devant toi. Et à l’évidence, c'est plus objectif. Tu regardes ce que l’autre fait et tu le suis ou vice-versa. Et si tu trouves ça bien, tu lui dis. C’est mieux que d’être seul devant son miroir. J’ai toujours trouvé cette manière de travailler sympa et stimulante. On voit mieux les choses qui clochent. Et qu’un texte soit bon ou nul, on le détecte mieux à deux que tout seul."

Le groupe tourne sans cesse et c’est en juillet 63 que l’on note les premières manifestations de cette folie que l'on a appelée la "Beatlemania".
Pour un concert à Blackpool, quatre mille fans qui n’ont pas pu avoir de ticket empêchent tout accès à la salle, si bien que les Beatles doivent y entrer par le toit.
Le 23 août 1963, quelques jours après leur deux cent quatre-vingt-douzième et dernier concert à la Cavern, les Beatles publient leur quatrième 45-tours, “She loves you”, un disque précommandé à cinq cent mille exemplaires ! N°1 pendant sept semaines consécutives, il est certifié disque d’or un mois plus tard. Suivant l’exemple de Brian Epstein, les quatre garçons de Liverpool décident alors de s'installer à Londres.

Le 4 novembre 1963, les Beatles participent à la "Royal Variety Performance" avec Vera Lynn, Tommy Steele, Marlène Dietrich et Maurice Chevalier. C’est à cette occasion, devant la famille royale, que John prononce cette phrase devenue légendaire.

"For the people in the cheaper seats, clap your hands. And the rest of you, just rattle your jewellery)."

("Que ceux qui sont aux places les moins chères tapent dans leurs mains, les autres n’auront qu’à secouer leurs bijoux").


Un deuxième album, “WITH THE BEATLES”, paraît le 22 novembre 1963. Chacun des quatre musiciens chante et on y trouve la première composition de George Harrison : “Don’t bother me”. L'album est immédiatement certifié disque d’argent, puisque les précommandes se montent à deux cent cinquante mille exemplaires. C’est encore plus délirant pour leur cinquième 45-tours, “I want to hold your hand”, qui totalise plus d’un million de précommandes !

Il ne faut pas confondre "I want to hold your hand", qui est un single isolé, et "I wanna be your man", qui est un extrait de l'album "With The Beatles". "I wanna be your man" sera enregistré à la fois par les Beatles et par ceux que l'on présente comme leurs plus grands rivaux, les Rolling Stones. Et le 45-tours des Rolling Stones sortira avant celui des Beatles : le 1er novembre pour les Stones, le 22 pour les Beatles. La version des Beatles, que l'on écoute maintenant, est chantée par Ringo.

A cette époque, les disques des Beatles proposent des compositions originales, mais aussi de nombreuses reprises. Le producteur George Martin, puis Ringo, John et George évoquent leur deuxième album, "With the Beatles".

"On ne pensait pas à un album comme à une entité propre. C'était une collection de leurs chansons et de quelques reprises.
- Ce qui était intéressant, quand j'ai rejoint les Beatles, on ne se connaissait pas bien, mais on avait à peu près les mêmes disques.
- Ce disque montre bien ce que nous étions avant de devenir les 'talentueux' Beatles.
- Il y avait quelques reprises comme 'Please Mr. Postman'".


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